‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 270 sur 374 · V. Krads, Hist. de VEgl., éd. iranç., t. II, p · texte numérisé non relu

V. Krads, Hist. de VEgl., éd. iranç., t. II, p

et 440. 11 y a aussi de l'énigme dans ce renseignement par lequel Gennade conclut sa notice, que Sulpice Sévère, étant vieux, se laissa gagner au pélagianisme, mais qu'ensuite, par repentir, il s'imposa un absolu silence (i).

La plus importante production littéraire de Sulpice Sévère est une Chronique, terminée l'an 403, C hronicorum libri duo. Elle raconte l'histoire de l'Ancien Testament, passe sur le récit des Evangiles et des Actes (2), pour donner aussitôt un précis de l'histoire de l'Eglise jusqu'à l'an 400, précis composé d'après les meilleures sources. Sulpice Sévère témoigne on général d'un sens de l'histoire vraiment scientifique ; il a surtout appris des modèles classiques, de Salluste et de Tacite, avec un éclatant succès, l'art de l'expression. Cette chronique ne semble cependant pas avoir été du goût ni des contemporains ni de la postérité ; la littérature latine des siècles suivants la mentionne bien rarement et un seul manuscrit nous l'a conservée.

Lies écrits où Sulpice Sévère glorifie saint Martin, grâce à la popularité du thaumaturge, eurent une bien autre vogue. Us trouvèrent aussitôt la plus vaste diffusion et furent la source principale dénombre d'écrits analogues sur la vie de l'homme de Dieu et sur ses « beaux miracles (3)». Gomme valeur historique, le cycle martinien reste bien au-dessous de la Chronique, déparé qu'il est par l'excessive crédulité de l'auteur et son besoin de merveilleux, fruit de son enthousiasme sans mesure pour le héros. La Vita S. Martini fut écrite du vivant même du saint, mais ne fut livrée au grand public qu'après sa mort (397). Trois lettres Ad Eusebium, Ad Aurelium diaconum, Ad Bassulam paren-

i. De viris ill.t 19: Migiib, lviu, 1072-1073.

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