‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 269 sur 374 · P. L., ui · texte numérisé non relu

P. L., ui

356 DEUXIÈME rÉRIODE. — AUTEURS LATINS

La plus récente et la meilleure édition est celle de R. Ellis, dans les Poetœ chrùtiani minores. Pare. I, Vienne, 1888, p. 191-261.

Le soi-disant poète Amœnus « s'évanouit et se perd en l'air ». Les poésies qu'on lui attribuait, P. L., lxï, 1075-1882, sont toutes, visiblement, l'œuvre d'autrui. V. pour plus de détails, Teuflei-Schwabe, HisL de la Ut. rem., 5* éd., p. 1218.

§ 70. — Sulpice Sévère et Ru fin.

I. Sulpice Sévère. — Un des prosateurs les plus cultivés et les plus élégants de l'époque, ce fut un ami de saint Paulin de Noie, plus jeune que lui, Sulpice Sévère d'Aquitaine. Issu, peu après Tan 360, semble-t-il, d'une famille distinguée, il reçut une excellente formation littéraire et se destina à la carrière du barreau. 11 acquit bientôt la réputation d'un avocat hors ligne (1), et épousa l'héritière d'une riche famille consulaire ; puis, tout à coup, il donna à sa vie une tout autre direction, touché de la mort prématuré de sa jeune femme, de l'exemple de son ami Paulin et surtout de l'avertissement entendu de la bouche même de saint Martin de Tours, qui l'invitait à laisser les séductions du monde et les fardeaux du siècle, pour suivre, libre et dégagé, le seigneur Jésus (2). Il mena dès lors la vie solitaire (3) à Primuliacum (4), occupé surtout de travaux littéraires utiles à l'Eglise. On ne sait pas s'il reçut le sacerdoce. Les données manquent sur la date exacte de sa mort, qu'on peut placer entre les années 430

1. « Facundi nominis palmam tenens ». Paul. Nol. Ep. y, 5 : Migri, lxi, 170.

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