‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 285 sur 374 · MlGKB, ZXIX · texte numérisé non relu

MlGKB, ZXIX

3 MlGIfB. XXVIII-XXIX.

4, De vivis, 2, cf. 3.

une exacte fidélité, mais non servilement, le texte original» en respectant, autant que possible, les expressions devenues comme traditionnelles del'Itala, en tenant aussi un juste compte des exigences du bon goût. On considère comme la partie la mieux réussie de sa version, les livres protocanoniques historiques. Au plus bas degré de l'échelle se trouvent le livre de Tobie et le livre d'Esther ; le traducteur nous apprend dans les préfaces respectives qu'au premier il n'a pu consacrer qu'un seul jour et au second qu'une nuit. La version des livres de Salomon, œuvre de trois jours, tridui opus, au dire de la préface, doit cependant être tenue pour un bon travail. Sans doute de la Genèse à Malachie, il n'est pas un livre où Ton ne puisse relever des inexactitudes et des erreurs dans la traduction de Jérôme ; il n'en est pas moins vrai que, de toutes les anciennes versions bibliques en notre possession, aucune ne peut être comparée, même de très loin, à celle du solitaire de Bethléem. Plus que personne Jérôme a conscience du devoir d'un traducteur et il s'efforce de le remplir parfaitement. Sa version ne parvint cependant que très lentement et peu à peu à prendre la place de l'Itala ; elle n'est en usage dans toute l'Eglise latine que depuis le vir siècle, et au xna seulement elle prit le nom de Vulgâte, hérité de l'ancienne version. Le nouveau Psautier n'entra jamais dans la Liturgie, le Psalterium Gallicanum, comme on Ta dit plus haut, étant déjà dans toutes les mémoires. Les livres deutéro-canoniques non traduits par saint Jérôme furent conservés dans le texte italique.

V. Autres travaux exégétiques. — Les autres travaux exégétiques du saint sont en partie des traductions d'oùvrages grecs, traductions prenant tantôt plus, tantôt moins le caractère d'un travail original, en partie des études personnelles.

1° A la première catégorie appartiennent les traductions de toute une série d'homélies d'Origène, savoir : quatorze

sur Jérémie et autant sur Ezéchiel, traduites à Gonstantinople vers 380 (1), deux sur le Cantique des Cantiques traduites à Rome vers 383 (2), trente-neuf sur saint Luc (3), travail qui doit dater de Bethléem et des environs de Tan 389. L'authenticité de la version des neuf homélies sur Isaïe (4) est fort douteuse. Jérôme composa vers 390 le Liber interpretationis hebraicorttm nominum (5), essai d'interprétation étymologique des noms propres de tous les livres de l'Ecriture. D'après la préface ce travail serait un abrégé de l'écrit de Philon (?) sur les noms propres de l'Ancien Testament et des suppléments d'Origène sur ceux du Nouveau. De la même époque doit être un ouvrage d'une tout autre valeur scientifique sur la géographie sacrée, De situ et nominibus locorum hebraicorttm liber (6). C'est l'écrit d'Eusèbe de Gésarée Sur les noms de lieu de FEcriture, avec beaucoup de ratures, mais avec un certain nombre d'additions et de corrections, d'autant plus précieuses qu'elles ont été faites sur les lieux mêmes.

2* Saint Jérôme, dans son De viris illustribus (7), qui est de l'an 392, a dressé lui-même, en suivant sans doute en général l'ordre chronologique, la liste de ses travaux personnels d'exégèse.

« J'ai écrit, dit-il :

Sur les Séraphins — dissertation rapide sur Isaïe, vi, qu'on imprime d'ordinaire avec les lettres (8) — ,

Sur TOsanna (9),

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