‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 284 sur 374 · MiGKI, XXIX · texte numérisé non relu

MiGKI, XXIX

viaire. Jérôme fit un travail analogue sur presque tous les livres de l'Ancien Testament Mais il nous apprend dans une lettre à saint Augustin (1), que la majeure partie de ces textes revisés lui fut dérobée avant d'être livrée au public, et il ne nous en est resté que le livre de Job (2), mis sur le métier aussitôt après les Psaumes.

3° Cette revision n'était pas terminée quand Jérôme résolut de pousser son travail plus à fond : il entreprit de traduire à nouveau sur l'original, selon « la vérité hébraïque », comme il disait, tout l'Ancien Testament, du moins tous les livres dont on possédait alors le texte hébreu ou araméen. Il commença, semble-t-il, vers Tan 390, par les quatre livres des Rois, s'attaqua ensuite au livre de Job, puis à la fois aux Prophètes et aux Psaumes. Une assez longue maladie interrompit ce labeur, qu'il reprit vers la fin de 393 par la traduction des trois livres de Salorr.on. Les livres d'Esdras et de Néhémie, les Paralipomènes et la Genèse l'occupèrent de 394 à 396, et ensuite, jusqu'en 405, les quatre autres livres du Pentateuque, ainsi que les livres de Josué, des Juges, Ruth, Eslher, Tobie et Judith. Il traduisit ces deux derniers livres de l'araméen, et les parties deutérocanoniques des livres de Daniel et d'Esther du grec (3). Saint Jérôme ne traduisit point dans l'Ancien Testament Baruch, le Tr *' le IIe livre des Macchabées, l'Ecclésiastique, la Sagesse, sans doute, parce qu'il doutait de la canonicité de ces livres. 11 ne fit pas non plus de version nouvelle du Nouveau Testament. La double traduction grecque et latine de l'Evangile dit selon les Hébreux, qui vit le jour vers Tan 391 (4), est perdue.

Saint Jérôme s'était donné pour tâche de rendre avec

Page 1