‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 317 sur 374 · xui, miMi · texte numérisé non relu

xui, miMi

?. Contra Crcsconium, ni, 3 : xliu, 497. 8. Cf. K/i. t)3.

savoir que le parti de Donat représentait la véritable Eglise du Christ, laquelle ne peut avoir pour membres que des justes parfaits, purs de tout péché. L'Eglise de Jésus- Christ, répondait saint Augustin, ne peut être que l'Eglise attestée par le Saint-Esprit, Eglise qui, depuis les jours du Sauveur, est allée se répandant toujours plus loin et qui, aujourd'hui, catholique de fait, embrasse tous les peuples de la terre. L'Eglise, dans son développement temporel, est une société mêlée, en ce sens que sur la terre elle comprend des bons et des méchants. C'est un filet où il y a de bons poissons et de mauvais, un troupeau où les boucs se trouvent à côté des brebis, une maison avec des vases d'honneur et des vases d'ignominie, un champ où l'ivraie croît parmi le froment (1).

Enfin la controverse donatiste portait encore sur les rapports de l'Eglise et de l'Etat ou, plus exactement, sur la liberté de conscience et de croyance devant le bras séculier. Comme on l'a indiqué déjà (2), les moyens pacifiques n'ayant point abouti, on recourut à la force pour réprimer le schisme. Augustin justifie cette conduite surtout par la parabole du festin évangélique. « Allez dans les chemins et le long des haies, dit le père de famille, et forcez les gens d'entrer (3) » ; or, par les chemins et les haies, l'évêque entend les hérésies et les schismes (4).

Le premier écrit d'Augustin contre les Donatisles, ce fut une poésie rythmique, de la fin de l'année 393, Psalmus contra partem Donati (5), appelé aussi Psaume alphabétique, parce que ses vingt strophes commencent par les vingt premières lettres de l'alphabet. Cet écrit devait éclairer la masse du peuple sur l'histoire et sur la nature du dona-

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