Supra, § 67, m
ÏH DEUXIÈME PÙUODE — AUTEURS LATINS
attira aussi l'attention de saint Augustin dans sa dissertation de 415 (1)f Ad Orosium contra PriscilUanistas et Origenistas (2). Les deux livres Contra adcersariitm legis et prophetarum (3), vers les premiers mois de 420, réfutent à fond la thèse de l'origine diabolique de l'Ancien Testament (4). Les Bénédictins ont eu raison de tenir pour apocryphe le Commonitorium sur la manière de traiter les Manichéens qui se convertissent (5). Quant à l'écrit De fide contra Manichœos (6), tout porte à l'attribuer à un ami de saint Augustin, Evodius, depuis 396 ou 397 évèque d'Uzalis dans l'Afrique proconsulaire (+ 16 octobre 424). VI. Ecrits dogmatiques polémiques i suite). — Ecrits
contre les Donatistes. — Tout l'objet de la controverse donatiste a été résumé par saint Augustin lui-même, disant aux sectaires : « Nous vous reprochons deux torts, l'un d'errer dans la question du baptême, l'autre de vous séparer de ceux qui, dans cette question, professent la vraie doctrine (1), » Selon les Donatistes, la validité, la vertu et l'efficacité du baptême étaient choses essentiellement subjectives, dépendant des dispositions, non seulement du sujet, mais encore du ministre. D'après saint Augustin, le baptême est un moyen de grâce objectivement efficace. Il n'y a pas un baptême de Donat, un baptême de Rogat ou de qui sais-je, mais il est un seul baptême du Christ, et ce baptême donne la grûce par lui-même, par la vertu divine qui y est attachée, indépendamment du mérite ou du démérite de l'homme (8).
Tout aussi peu fondée est la seconde thèse des sectaires,
1 Hetr., il, 44.