‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 323 sur 374 · xiv · texte numérisé non relu

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gine (1); en 410 ou peu après (2), quatre autres livres Contra duas epist. Pelagianorum ad Bonifacium Romande ecclesiœ episc. (3), un an plus tard (4) six livres Contra Julianum hœresis Pelagianse defensorem (5). Julien d'Eclane avait publié en 419 ou 420 quatre livres Ad Turbantium episc. adversus Augustini libr. prim. de nuptiis et concupiscentia ; le Contra Julianum de saint Augustin est une réplique aussi solide que vive (6).

Vers 424, à propos d'une lettre que saint Augustin avait écrite en 418 au prêtre romain Sixtus, des débats s'élevèrent dans un couvent d'Adrumète sur les rapports de la grâce divine et de la liberté humaine. Pour rassurer les moines et les instruire, Augustin leur adressa en 426 ou 427 deux écrits, un livre De gratia et libero arbitrio, ad Valentinum et cum illo monachos (7), et un autre De correptione et gratia, ad eumdem Valent, et cum illo monachos Badrumeticos (8).

Mais les discussions d'Adrumète n'étaient que le prélude de ce qu'on appelle le mouvement semi-pélagien, qui agita surtout le sud de la Gaule et qui trouva parmi les moines des îles de Lérins et des environs de Marseille nombre de ses plus décidés champions. Aux communications qu'il reçut à ce sujet des deux gaulois Prosper et Hilaire, saint Augustin répondit par deux écrits, qui ne forment pour ainsi dire qu'un seul ouvrage et qui nous donnent une exposition complète et raisonnée de la doctrine augustinienne de la grâce. Ce sont le De prédestina-

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