P. G., xlv
défendre la théologie de la Trinité; l'un, qu'on ne saurait croire à la possibilité du trithéisme (1), est adressé à un certain Àblabius ; l'autre, sur le même sujet, en appelle Contre les païens aux idées du sens commun, npoc 'EXXrjvac ix twv xotvûv Éwotwv (2);] un autre Sur la foi (3), dédié au tribun Simplicius, soutient la divinité du Fils de Dieu et du Saint-Esprit (4) ; le quatrième est dédié à Eustathe de Sébaste ; mais quelques critiques en dénient la paternité à Grégoire, pour y reconnaître la main de saint Basile. Citons enfin ici deux discours retrouvés naguère par le cardinal Mai, l'un contre Arius et Sabellius (5), l'autre, malheureusement incomplet, contre les Macédoniens (6). Le Dialogue de Grégoire avec sa sœur Macrine touchant Tâme et la résurrection, offre un particulier intérêt. Macrine avait fondé un couvent de femmes dans une propriété de sa famille, sur les bords de l'Iris, et y vivait pieusement à la tête de sa communauté. Encore accablé de douleur par la perte cruelle de saint Basile, Grégoire, à son retour du Concile d'Antioche, vers la fin de l'an 379, alla voir cette sœur, que Basile et lui, dès leur plus tendre jeunesse, avaient entourée de leur vénération. Macrine était aux portes de la mort ; le frère et la sœur se donnèrent rendez-vous au ciel. Ce fut peu après que Grégoire écrivit son Dialogue. Tableau fidèle de ses propres idées sur Tâme, sur la mort, sur la résurrection et le renouvellement de toutes choses. L'auteur y laisse la parole à Macrine ; de là un des titres de l'ouvrage,
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L'opuscule contre le destin, K*xà Êl^apiiivr^ (7), est une
i. Ibid., xlt, 116-136.