‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 81 sur 374 · Ibid , xlv · texte numérisé non relu

Ibid , xlv

sion de la grâce rédemptrice dans le baptême et dans la sainte eucharistie.

Le traité contre Eunomius (1), que les uns divisent en douze, les autres en treize livres, joint au mérite d'être l'ouvrage le plus considérable qui nous soit resté de saint Grégoire, celui d'être l'un des plus importants qu'aient suscités les querelles de Tarisnisme. Vigoureuse et brillante riposte à la seconde apologie qu'Eunomius, après avoir attendu prudemment la mort de son adversaire, venait de lancer contre saint Basile (2). C'est à la prière de son frère Pierre (3) que Grégoire s'y décida. Il eut à cœur de venger la mémoire de Basile des calomnies et des outrages d'Eunomius, et de disculper pleinement la doctrine du grand archevêque sur la divinité du Fils et du Saint-Esprit ; on n'a pas encore établi, malheureusement, d'une façon précise Tordre et l'enchaînement des diverses parties, des divers livres de l'ouvrage. Sous le texte des éditions actuelles on ne peut assez apercevoir la suite et la marche des idées.

Après Eunomius, Apollinaire. Des deux livres où Grégoire prend à partie l'évêque de Laodicée, le premier, antérieur à Tan 383, 'AvTtfpïjxtxô; rcpôç x« 'AittoXivapfo'j (4), s'attaque au traité de l'Incarnation d'Apollinaire (5) ; il renverse notamment ces deux thèses, que la chair de Jésus-Christ est descendue du ciel, et qu'en Jésus-Christ le Verbe a tenu la place et joué le rôle de l'entendement. Un opuscule dédié au patriarche Théophile d'Alexandrie (6), vint compléter ce premier écrit.

Quatre autres opuscules sont consacrés à exposer et à

i. Opo; Euvojjuov àvTippTjTixoi Xo^ot : P. G., xlv, 237-1121.

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