a. Infra
5. Cf. indépendamment des passages cités, le De h&m. opif.f ch. xxi : P. <?., xut, 201.
352, De cita Moy>is, en partie. La critique textuelle y lient une large place. — Du travail d'OEhler, le tome Ier a seul paru, Halle, 1865, in-8* : p. 1-454, Libri XII contra Eunomium ; p. 455*595, Confutatio alterius libri Eunomii (?) ; p. 597-673, Adnotatio. 11 y a dans la critique textuelle beaucoup à reprendre.
La principale édition des temps passés est celle du Jésuite Fronton du Duc, Paris, 1615, 2 vol. in -fol.. J. Gretser, S. J., l'enrichit d'un substantiel appendice, Paris, 1618, in-fol. L'édition de Fronton du Duc (f 25 septembre 1624) fut réimprimée, avec Y Appendice de Gretser, a Paris, 4638, 3 vol. in-fol. — Sur les anciennes collections latines des œuvres de Grégoire et sur les éditions grecques de certains écrits, v. Hoffmann, Lexique bibliographique (26 éd.), n, 184-190.
Plusieurs textes inédits de saint Grégoire ont été publiés, notamment par Zacagni, Collectanea monum. veter. ecclesix graccx oc latinar, t. I,
Rome, 1698, in-4° ; par Garracciolo, S. P. JV. Gregorii episc. Nyssae épistolee $eptem, Florence, 1731, in-f* ; par Maï, Script, vet. nova. Coll., t. VIII, Pars. 2% Rome, 1833, et Nova Patr. Bibl., t. IV, P. 1* , Rome, 1847. — Krabinger a réédité, en mettant à profit les manuscrits, quelques ouvrages déjà connus : le dialogue De l'dme et de la résurrection, Leipzig, 1837,in-8« ;YOratio catech.f avec l'éloge funèbre de Melèce, évéque d'Autioche (P. G., xlvi, 852864), Munich, 1838, in-8° ; les cinq homélies Sur L'oraison dominicale, Landshut, 1840, in-8°. — L'édition la plus complète de saint Grégoire, celle que Migne a donnée, P. G., xlivxlvi, Paris, 1858, est totalement dénuée de critique. — Landwehr a fait paraître des extraits de la Vie de Moïse, d'après des manuscrits récemment découverts: Manuscrits grecs de Fayoum, dans le Philologue, 1885, t. XLIV, p. 1-19; cf. p. 19-21.
X. Traductions. — Denys le Petit traduisit en latin l'ouvrage de saint Grégoire : Sur la création de l'homme : Migne, P. L., livii, 345- 408. — L'Explication du début de l'Oraison dominicale a paru dans une version syriaque : Monum. tyriaca ex romanis codicibus collecta, t. I. Praefatus est Zingerle, Inspruck, 1869, p. 111-116.
XI. Ecrits apocryphes ; Astérius d'Amasée, Némésius d'Emèse. — Les deux sermons apocryphes Sur les paroles de l'Ecriture : Faisons Vhommeà noire image et à notre ressemblance (P. G., xliv, 257-298), figurent, avec un autre litre, dans les éditions de saint Basile le Grand (cf. Supra, § 49, xi). — Le traité ou le fragment De eo quid sit ad imaginem Dei et ad similitudinem (xliv, 1328-1345) semble également apocryphe. Cf. Kumpfmueller, De Anastasio Sinaita, Wurzbourg, 1865, p. 150-151. — Les Dix Syllogismes contre les manichéens (xlvi, 541) sont empruntés mot pour mot, ainsi que l'a constaté Fessier, Instit.
PatroL, 1850-1851, i, 595, au traité de Didyme l'Aveugle contre le manichéisme (cf. Infra, § 53, n). — Sur la lettre 26 au moine Evagre (xlvi, 1101-1108), une œuvre très probablement de saint Grégoire de Nazianze, v. Supra, § 31, u, m ; g 50, v, xi.
Deux homélies, que Ton insérait autrefois dans les éditions de l'évêque de Nysse (xlvi, 539), YAdlwrlatio ad pœnitentiam et YHomil. in principiumjejuniorum, sont l'œuvre de saint Astérius, métropolitain d'Amasée dans le Pont, vers la Gn du iv6 siècle. Migne, P. G., xl, 164-477, a recueilli, sous le nom de saint Astérius, 21 homélies, qui sont pour la plupart ou des commentaires de l'Ecriture (on remarque entre autres l'Hom. 6 sur Daniel et Suzanne), ou des panégyriques de saints. Sur les premières éditions de ces homélies, v. Fessler-Jungmann, Instit. Patrot. î, 624.
Cf. L. Koch, Aslériu*, évêque d'Amasée, dans la Revue de théoL historique, 1871, t. XLr, p. 77-107. — Le P. V. de Buck a publié sur Astérius une Sylloge historica, dans les Acta SS. Oct.9 1. XIII, Paris, 1883, p. 330- 334. — V. en outre Chevalier, Répert. des sources hist., 179-480.
Le traité de l'âme, qui a pris place dans les éditions de saint Grégoire (xlv, 188-221), n'est qu'un fragment (chap. n et m) de l'ouvrage de Némésius Sur la nature de V homme, P. G., xl, 504-817. On fait, généralement, de Némésius, un évoque d'Emèse en Phénicie, au commencement do v* siècle. L'ouvrage qu'il nous a laissé, ressortit bien moins à l'histoire de la théologie qu'à celle de la philosophie ; c'est avant tout une œuvre de psychologie et d'anthropologie; l'auteur, qui témoigne d'une science étendue, se montre fortement imbu des idées de l'éoole néoplatonicienne ; nombre d'écrivains ecclésiastiques de langue grecque ont utilisé, aprèb lui, quelques chapitres de son travail.
8ur la tradition manuscrite du livre, v. Burkhard, dans les Etudes Viennoises, 1888, t. X, p. 93-135. — Migne a reproduit, Op. cit., la dernière édition, celle de Matthœi, Halle, 1802, in-8°. — Un jurisconsulte Piean, Jean Burgundio, qui tenait le traité de Némésius pour l'œuvre de Grégoire de Ny68e, Ta traduit en latin (1159). On doit à Burkhard des spécimens de cette version, Vienne, 1881, in-8° (Progr.). — G. Hoizinger, Leipzig et Prague, 1887, in -8°, a publié une autre version latine, datant 4 peu près de la même époque. — M. Evangélidèa, Deux chapitres o?une monographie sur Némésius et sur ses sources, Berlin, 1882, in-8°. — V. en outre Chevalier, Répert. des sources hist., 1614.
XII. Ouvrages sur Grégoire de Nysse. — J. Rupp, Grégoire évêque de Nysse, sa vie et ses opinions, Leipzig, 1834, in -8°. — Heyns, bupulatio kistorico'theologica de Gregorio Nysseno, Leyde, 1835, in-4°. — Bœbringer, L'Eglise du Christ et ses premiers témoins, ou l'histoire ec-
clcsiastique en biographies, 2« éd., t. VIII, Stuttgart, 1876. — Mœller, Gregorii Nysseni doctrinam de hominis natura et illustravil et cum Ori— geniana comparavit... Balle, 1854, in -8°. — Sligler, La psychologie de saint Grégoire de Nysse : synthèse, Ratisbonne, 1857, in-8^ — Kleinheidt, 5. Gregorii episc. Nysseni doctrina de angelis, Fribourg, 1860, in-8°. — Vîncenzi, 5. Gregorii Nysseni et Origenis de aeternitale pœnarnm in vita futura cum dogmate catholieo concordia, Rome, 1864, cf. Supra, § 29, xv. — H. Weiss, L exégèse des grands Cappadociens, Basile, Grégoire de Nazianze et Grégoire de Nxjsse, Braunsberg, 1872, in- 8°. — Herrmann,
Gregorii Nysseni sente mise de salute adipiscenda, Halle, 1875, in-8°.
Bergadès, De universo et de anima hominis doctrina Gregorii Nysseni (grec), Thessalonique, 1876, in-8°. — 'AxJXaç, 'H irept àDavacrtas «tr.c «ï>u^; oo;a xoû IlXatTcuvo; ev ffirpcp^0*1 itpoç t^v TfprflopiQU xoû Nuajr ç Athènes, 1888, in-8°. — A. Kratnpf, Vélat primitif de V homme, dans tu doctrine de saint Grégoire de Nysse, Wurlzbourg, 1889, in-8». — Hili, Synthèse de la doctrine de saint Grégoire de Nysse sur r homme, Cologne, 4890, in-8*. — J. Bauer, Les discours de consolation de saint Grégoire de Nysse et la rhétorique de V antiquité, Murbourg, 1892, in -8°. — Meyer, Grégoire de Nysse et sa doctrine sur Dieu, Leipzig, 1891, in-8*. — Diekamp, La théologie de saint Grégoire de Nysse, Ire p., 1896. — Reicbe, Grégoire de Nysse et les éléments artistiques de sa théorie du monde et de la vie, Iéna et Leipzig, 1897, in-80. — H. Koch, La vision mystique dans saint Grégoire de Nysse, Rev. trim. de tliéol., 1898, t. LXXX, p. 397-420. Littérature plus complète, V. Chevalier. Répertoire, 921. 2621.
§ 52. — Denys dit FAréopagite.
I. Écrits du prétendu Aréop agite. — Tout un groupe d'écrits théologiques où la constance des mêmes grandes vues sur la philosophie et la théologie, aussijbien que le caractère inimitable du style et du ton, fait reconnaître aussitôt, du moins dans l'ensemble, l'œuvre d'un seul et même auteur, esi attribué par l'unanimité des manuscrits à « Denys TAréopagite ».
§ 52. — DENYS DIT l'àRÉOPAGITE 127
La série aréopagitique comprend quatre traités assez étendus et dix épîtres, la plupart très courtes.
De ces épîtres, les quatre premières sont adressées « au thérapeute Gaïus », la cinquième « au liturge Dorothée », la sixième « au prêtre Sosipater », la septième « à l'hiérarque Polycarpe », la huitième « au thérapeute Démophile », la neuvième « à l'hiérarque Titus »,la dixième enfin « à Jean le théologien ». La plupart de ces lettres répondent à des questions dogmatiques; d'autres sont des instructions et des exhortations pratiques sur la manière de se conduire envers les infidèles (1), sur la douceur et 1* humilité (2), etc.
L'auteur a dédié les quatre traités « à son collègue dans le sacerdoce, Timothëe ». L'écrit en treize chapitres Sur les noms divins, étudie les noms que l'Écriture Sainte donne à Dieu et, chemin faisant, l'être et les attributs divins. Le traité De la hiérarchie céleste décrit, en quinze chapitres, l'ordre des esprits angéliques, divisés en trois hiérarchies. La première hiérarchie comprend les Séraphins, les Chérubins et les Trônes ; la deuxième, les Dominations, les Puissances et les Vertus ; la troisième, les Principautés, les Archanges et les Anges. Les sept chapitres De la hiérarchie ecclésiastique représentent l'Eglise de la terre comme l'image de la hiérarchie céleste. L'auteur trouve les trois triades voulues dans les saints mystères, dans ceux qui les donnent et dans ceux qui les reçoivent. Les mystères sont le baptême, la communion et l'onction, otoxiafia, «Svagtc, jxupov, donnés par Y hiérarque ou évêque, le prêtre et le liturge ou diacre, aux catéchumènes, aux fidèles et aux thérapeutes ou moines. L'écrit en cinq chapitres Sur la théologie mystique traite de l'incompréhensibiliié et de l'inelfabilité de l'être divin.