‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 92 sur 374 · Or. catech., ch. xl : Ibid., xlv · texte numérisé non relu

Or. catech., ch. xl : Ibid., xlv

tinguibilité du feu, sur l'immortalité du ver rongeur, sur lé terni té de la récompense ; dans son sermon Contre Fttsvre (1), il menace l'usurier d'une éternelle douleur, des châtiments éternels; il nous apporte (2) l'écho d'un gémissement continuel et inconsolable durant l'éternité. Mais qu'entend-il par cette « éternité »? il nous l'apprend lui-même ailleurs, c'est d'une longue suite de siècles qu'il s'agit (3).

Le patriarche de Constantinople, saint Germain (4), jaloux de disculper Grégoire de Nysse, avait déjà crié à l'altération des écrits de ce Père. Mais son apologie n'est ni fondée, ni satisfaisante. Force est donc d'en convenir : Grégoire n'a pu comprendre que la créature spirituelle fût entièrement séparée de Dieu et restât ensevelie à jamais dans le mal ; Dieu, dans la pensée du saint évêque, ne peut pas s'éloigner pour toujours de la créature ; cette créature même, enfin, se sent invinciblement poussée à rebrousser chemin et» loin du mal, à se rapprocher de la Bouté suprême, de ce Dieu qui fut originairement son Père (5).

IX. Editions de saint Grégoire de Nysse. — Oa eat vraiment surpris de voir combien les œuvres de saint Grégoire onl été jusqu'ici négligées. Nous n'en avons pas encore d'édition complote qui satisfasse aux plus modestes exigences. Forbes et QEhler, de nos jours» ont entrepris de combler cette lacune. Mais Forbes n'a pas dépassé le second fascicule de son premier volume, Burntisland, 1855, 1861, in-8° : p. 1- 95, Apotogia in Hexaemeron ; p. 96-319, De conditione hominis ; p. 320-

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