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I. Répertoires de la littérature sur les Pères. — Il

n'y a pas encore de répertoire qui embrasse tous les travaux sur les saints Pères. Mais il a paru, sur tels et tels groupes de Pères, sur les Pères anténicéens par exemple, sar les Pères syriens, etc., des répertoires littéraires d'un très haut prix, et Ton consultera souvent avec fruit, même pour les Pères de l'Eglise, des bibliographies d'un caractère général, comme celles d'Hoffmann, d'Engelmann- Preuss, de M. l'abbé Ulysse Chevalier.

La Bibliothecu Patristica de Walcb, léna, 1770; nouv. édit. par Danz, lé ri a, 1834, ne pouvait déjà pas satisfaire aux exigences du xvm« siècle. — Richardson a publié, en appendice à l'édition américaine de la traduction des Pères anténicéens (Cf. infra, in), une remarquable bibliographie sur ces mômes Pères, Bibliographical Synopsis, Buffalo, 1837, p. 1- 136. — Sur les travaux de Bibliographie Syriaque de Bickell et de Nestlé, v. infra, § 96. — Hoffmann dans son Dictionnaire bibliogr. de toute la littérature grecque, 3 vol. in-8°, 2» éd. Leipzig, 1838-1845, rend aujourd'hui

1 . L'ouvrage comprendra trois parties ; la 2* aura pour titre : La chronologie de V ancienne littérature chrétienne jusqu'à Eusèbe, et la 3 e , à un point de vue la plus importante: Caractéristique et histoire du développement interne de la littérature chrétienne. Le t. I de la 2° partie vient de paraître.

(N. des T.)

encore à l'étude des écrivains ecclésiastiques grecs d'utiles services. — La huitième édition, revue par Preuss, de la Bibliolheea scriptorum classicorum d'Engelmann contient la littérature de 1700 a 1878, 2 vol. in-8°, Leipzig, 1880-1882 ; les auteurs ecclésiastiques y sont étudiés, au moins dans la seoonde partie, Scriptores Latini, avec bien plus de soin et de pénétration que dans les éditions précédentes. — Mentionnons enfin M. l'abbé Ul. Chevalier, Répertoire des sources historiques du moyen âge. Bio-Bibliographie. 2370 col. Paris, 1877-1886 ; Supplément col. 2373- 284Ô, Paris, 1888. M. Chevalier y cite les travaux sur la vie de toutes les personnes, qui, depuis la Fondation de l'Eglise jusqu'à Tan 1500, ont joui de quelque célébrité (1).

II. Collections des Pères de l'Eglise. — Le premier éditeur d'un vaste recueil d'œuvres patristiques fut un français, Marguerin de la Bigne, docteur de Sorbonne et chanoine de Bayeux, mort en 1589. Sa Bibliothèque des saints Pères renferme, en 9 volumes in-folio, les ouvrages de plus de 200 théologiens, soit de l'antiquité, soit du moyen âge ; mais des ouvrages grecs, elle ne donne que la version latine. Ce recueil, qui servit dé point de mire aux traits des centuriateurs de Magdebourg, contenait surtout des ouvrages, qui n'avaient pas encore été imprimés à part ou qui étaient d'un difficile accès. 11 fut accueilli avec grande faveur, eut plusieurs éditions augmentées, s'élargit enfin jusqu'à former, en 27 volumes infolio, la Maxima Bibliolheea veterum Patrum et antiquorum scriptorum ecclesiasticorum de Lyon.

Au xvm e siècle, le P. André Galland, de l'Oratoire (f 1779), publia en 14 volumes sa Bibliotheca veterum Patrum, etc., qui s'étend jusqu'à l'an 1200 et renferme 380 auteurs de moindre étendue. Les ouvrages grecs y figurent dans le texte original et dans une traduction latine. 11 n'est pas rare d'y trouver des pièces inédites; ce ne sont pourtant, d'ordinaire, que réimpressions d'édi-

i. M. G la publie un Répertoire de la littérature théologique catholique en Allemagne, depuis 1780 jusqu'à nos jours. Le l« r vol. a seul paru, Paderborn, 1895. (N. des T.)

tions antérieures, mais presque toujours, avec de nouvelles introductions, avec des remarques, avec des corrections de textes.

De toutes les collections d'oeuvres patristiques, la plus considérable est assurément la Patrologie de l'abbé Migne, qui dépasse dé beaucoup, il est vrai, l'âge des Pères ; car la série latine, en 221 volumes, va jusqu'au Pape Innocent III (f 1216), et la série grecque, avec ses 162 volumes, ne s'arrête qu'au concile de Florence (1438-1439) (1). Dans les volumes qui correspondent à l'âge des Pères, ne cherchez pas d'inédit; sauf de rares exceptions, vous n'en trouveriez point; mais une main prudente et vigilante a dirigé le choix des vieilles éditions que l'abbé Migne a reproduites. Un collaborateur éminent, Dom Pitra, lui avait tracé le plan de son entreprise, et, sur de nombreux points de détail, il en surveilla lui-même l'exécution. Les volumes sont d'un format assez commode ; l'impression et la correction du texte laissent trop souvent à désirer.

Tout autre est le caractère du Corpus scriptorum ecclesiasticorum latinorum, entrepris par l'Académie impériale de Vienne, en 1864. Selon le plan de cette gigantesque entreprise, on éditera à nouveau tous les auteurs ecclésiastiques latins jusqu'à la fin du vn e siècle, avec la rigoureuse précision de la méthode philologique , en prenant pour base les manuscrits les plus anciens et les plus authentiques que Ton pourra trouver. Dans les volumes parus, c'est surtout d'histoire ou de poésie qu'il s'agit. Sur toutes les éditions antérieures, impossible de contester un immense progrès ; mais impossible aussi de méconnaître que, pour la critique de textes théologiques, la philologie seule ne suffit pas. A côté du Corpus se place un autre recueil de la même famille, resserré, il est vrai, dans des limites bien plus étroites, mais également marqué au coin de la philologie,

1. La Patrologie de Migne a essuyé force critiques, non pas toutes sans fondement ; mais en Allemagne même, on en reconnaît de plus en plus les mérites. Elle a rendu un Inappréciable service en mettant à la portée de tous l'ensemble des sources patristiques. (N. des T.).

la section des Auctores antiquissimi, dans les Monumenta Germanix hiatorica. Cette section, dont les fascicules se succèdent rapidement depuis 1877, réunira tous les ouvrages qu'a vus naître la période de transition entre la domination romaine et l'Empire germanique.

La collection de MM. Gaillau et Guillon en France et celle du P. Hurter, S. J., en Allemagne, se recommandent principalement par la commodité de leur format ; elles ne donnent Tune et l'autre des écrivains grecs qu'une traduction latine. Les éditions de Hurter sont l'antipode du Corpus de Vienne; ici, nul souci du côté philologique ; mais, en de courtes notes, quelques éclaircissements de la pensée même de l'auteur.

Chez les protestants, il paraît depuis 1891, à Fribourgen-Brisgau, sous la direction de G. Kriiger, un recueil de pièces originales touchant l'histoire de l'Eglise et celle du dogme, pour servir de base à l'enseignement des séminaires.

Dans les ouvrages bibliographiques, on joint ordinairement aux Bibliothèques patrisliques les Caienœ Patrum, recueils exégétiques où les gloses d'un plus ou moins grand nombre d'interprètes de l'âge des Pères, se rattachent les unes aux autres, a ta façon des anneaux d'une chaîne. Sur ces Bibliothèques et sur ces Chaînes on peut consulter Th. Ittig, De Bibliothecis et Catenis Patrum, etc., tractatus, Leipzig, 1707, in-8° ; — Fabricius, Biblioth. Grœca, t. VIII, éd. Harles, Hambourg, 1802, p. 637-700. T. XIII, Hamb., 1726, p. 457-849. (L'édition de Harles en 12 vol. (1790-1809) ne va que jusqu'au t. XI, p. 544, de la première édition (1705-1728) 14 vol. in-4°) ; — J. Fr. S. Augustin, De Catenis Patrum Grœcorum in ISovum Testamentum observationes, Halle, J762, in-4° ; — Walch-Danz, Biblioth. Patrislica, Iéna, 1834, p. 196255; — J. G. Dowling, Notitia scriptorum ss. Patrum, etc., qu<c in collectionibus anecdotorum post ann. ChrUti, 1700 in lucem edilis continentur, Oxford, 1839, in-8°.

Nous allons maintenant citer, selon Tordre chronologique, les collections patristiques les plus importantes.

Marguerin delà Bigne, Bibliotheca ss. Patrum, etc., 8 vol. in-fol. Paris, 1575. Appendice, Ibid. 1579 ; 2° éd. Ibid. 1589 ; pour ces deux premières éditions, Th. Ittig donne une table détaillée des ouvrages, /. c, p. 30-49, p. 49-81. La 3« édition, 9 vol. in fol., Paris, 1609, s'accrut d'un supplé-

ment en 2 vol., Paris, 1610. Fronton Le Duc, en 1624, enrichit la 4 e d'un supplément gréco-latin, en 2 vol. et G. Morel, en 1639, d'un supplément latin, en 2 vol. V. sur ces deux appendices, Ittig, /. c, p. 92-98, p. 98-100. Une 5 e et une 6 e éditions, parurent aussi à Paris en 16 i4 et 1654, en 17 vol. in-fol. Sur la 6 e édit. V. Ittig, /. r., p. 106-145.

Magna Bibliotheca vcterum Patrum, etc., in XIV tomos distribuia, Cologne, 1618, — c'est la Bibliothèque de Marguerin de la Bigne, d'après la 3 e édition, et enrichie de plus de cent auteurs — avec un Appendice. Ibiil. 1622, et Paris, 1651, 17 vol. in-fol. V. Ittig, /. c, p. 420-477.

Fr. Combe fi s, Grxco-Latinae Patrum Bibliotheca novum auctarium, 2 vol. in-fol. Paris, 16 i8. — Id. Biblioth. Grxcorum Patrum auctarium novissimum, 2 vol. in-fol. lbid., 1672. On trouve une analyse des deux recueils dans Ittig, /. c, p. 145-152, 152-154.

Luc d'Achery, Vclerum aliquot scriptorum, etc., Spicilegium, 13 vol., in- 4°, Paris, 1655-1677 ; nouv. édit. parJ.de la Barre,3 vol. in-fol., /bûf.,1723. V. sur la !'• édit. Ittig, p. 165-250, sur la 2 e , Dowling, /. c, p. 39-80. Il est aujourd'hui avéré que d'Achery, sans méfiance, avait ouvert son recueil à nombre de documents fabriqués par un faussaire de profession le P. Jérôme Vignier de l'Oratoire (f 1661) ; les pièces considérées pendant plus de deux cents ans comme les plus précieux joyaux du Spicilège, ont justement contre elles les preuves les plus accablantes. V. notamment J. Havet, Les découvertes de Jérôme Vignier. Bibl. de l'Ecole da Chartes, t. XLVI, p. 205-271, Paris, 1885. Cf. Bulletin critique, 188Ô, p. 408.

Maxima Bibliotheca veterum Patrum et antiquorum Scriptorum ecclesiaslicorum, etc., 27 vol. in-fol. Lyon, 1677 — c'est la Magna Bibliotheca de Cologne, augmentée encore de plus de cent auteurs ou opuscules. — V. Ittig, /. c, p. 483-557.

J. B. Cotelier, Eccl. Gracœ monumenta, 3 vol. in 4°, Paris, 1677-1686. V. Ittig, /. c, p. 402-412. Sous le titre de Tome IV du recueil de Cotelier, quelques exemplaires contiennent les Analecta Grœca de B. de Montfaucon, Paris, 1688. V. Ittig. /. c, p. 412-413 ; Fabrioius, l. c, xm, 835-836.

Baluze, Miscellaneorum libri t 7 vol. in 8°, Paris, 1678-1715; nouv. édit. par Mansj, 4 vol. in-fol. Lucques, 1761-1764. V. sur les t. I-V de la !'• éd. Ittig, /. t\, p. 310-335, sur la 2« éd., Dowling, t. c, p. 158-189.

Jacques Siruiond, S. J., Opéra omnia, 5 vol. in-fol. Paris, 1696 ; oouv. édit. par S. de la Baune, 5 vol. in-fol., Venise, 1728. V. sur la l re éd. Ittig, /. c, p. 253-266 ; sur les 2 édit. A. de Backer, Biblioth. des écrivains de la Compagnie de Jésus, nouv. éd. 1869-1876, au mot Sirmond, Jacques.

Muratori, Anecdota, Milan, 1697-1698, et Padoue, 1713, 4 vol. in-4°. V. sur les t. I-II (1697-1698), Ittig. /. c. % p. 662-664, sur les t. IIMV (1713), Dowling, /. c. p. 3. — Idem, Anecdota Grœca, avec version latine in- 4°, Padoue, 1709. V. Fabricius, /. c, xm, 781-782. Dowling, /. <?., p. 2.

Grabe, Spicilegium SS. Patrum ut et Hœreticorum secuti p. Chr. n. I, II et Uly 2 vol. in-8°, Oxford, 1698-1699. V. Ittig, L c, p. 698-707.

B. de Mont faucon, Collectio nova Patrum et Scriptorum Gr décorum, 2 vol. ïn-fol., Paria, 1706. V. Fabricius, /. c. f xm, 836-837, Dowling, L c. % p. *-2.

A. Galland, Bibliotheea veterum Patrum antiquorum que Scriptorum Ecctesiasticorum, etc., 14 vol. in-fol. Venise, 1765-1781 et 1788. V. Dowling, /. r. f p. 191-209. On a publié un Index Alpkabeticus de la Bibliothèque de Galland, Bologne, 1863, in -8°, 34 pages.

Fr. Oberthûr, SS. Patrum opéra pôle mica de veritate religionis christianos contra Gentiles et Judœos... Opéra Patrum Gmcorum, graece et latine, 21 vol. in-8°, Wurzbourg, 1777-1794. V. Dowling, /. c, p. 215-217. — Idem, Opéra omnia SS. Patrum latinorum, 13 vol. in- 8°, Wurzbourg, 1780-1791. V. Dowling, /. c, p. 217-218.

Roui h, Reliquiœ sacras, secundi tertiique saeculi fragmenta, 4 vol. in -8°, Oxford ; 1814-1818 ; 2 e éd., 5 vol., 1846-1848. V. sur la 1" édit., Dowling, /. c, p. 225-227. — Idem, Scriptorum Ecclesiaslicorum opéra prxcipua quœdam, 2 vol. in-8°, Oxford, 1832; 3» éd., Ibid., 4858.

A Mai, Scriptorum veterum nova Collectio e Vaticanis codicibus édita, 10 vol. in-4°, Rome, 1825-1838. V. Dowling, /. c, p. 227-238. On trouve aussi, pour plusieurs volumes, une table des matières dans Engelrnann- Preuss, Bibl. sciipt. ciass. 8 e éd., î, 42-44; n, 4. — Idem, Clasbici auctores e Vaticanis codicibus edili, 10 vol. in-8°, Rome, 1828-1838. Dowling, /. <*., p. 239-241, inventorie les diverses pièces de ce recueil. Au reste, cf. Eogelmann-Preuss, Op. cit., i, 44 (sur le t. IV), n, 4. — Idem, Spicilegium Romanum, 10 vol. in-8°, Rome, 1839-1844. Sur les t. II, IV, V, VI, cf. Engelmann-Preuss, 0p. cit. i, 44. — Idem, Nova Patrum Bihliotheca, 7 vol. in-4°, Rome, 1852-1854. T. VIII a J. Cozza, monaobo Basiliano absolutus, ibid., 1871. T. IX editus a J. Gozza-Luzi, ib., 1888. — Appendix ad opéra édita ab A. Maio, Rome, 1871, in-4° ; Appendix altéra, Ibid. 1871.

Caiilau et Gufllon, Collectio selecta SS. Ecclesix Patrum, 133 vol. in-8°, Paris, 1829-1842.

J. P. Migne, Patrologix cursus completus. Les Latins commencent à Tertullien et finissent au pape Innocent III, 217 vol. in- 4°, Paris, 1844- 1855. Les t. CCXVIII-CCXXI, Indices, Paris, 1862-64, contiennent les tables générales et les tables spéciales.

La série grecque, qui remplit 162 volumes in-4°, s'ouvre avec les Pères apostoliques et se clôt avec le concile de Florence, Paris, 1862-1866. Nombre de volumes ont eu, dans la série latine comme dans la série grecque, une seconde édition. Par malheur, l'édition nouvelle n'a pas toujours la môme pagination que la première. La série grecque manque de tables. Dorotbeos Scbolarios a publié en grec, in-4°, Athènes, 1879, une liste des ouvrages qui figurent dans la Patrologie grecque de Migne (ainsi que dans le Corpus scriptorum historiœ Byzantinœ, 48 vol. in-8%

Bonn, 1828-55). Il en a donné aussi une table de matières, in-4°, Athènes 1883. V Index alphabeticus d'Alb. Kreissberg, St-Pétersb., 1881, in-V, 8 pages, esl très incomplet.

J.-B. Pitra, Spicilegium Solesmense, 4 vol. in-4°, Paris, 1852-1858. — Jurii ecclesiastici Grœcorum historia et monumenta, t.I, i-vi e siècle, in-4°, Rome, 1864. T. H, vi-ix* siècle, lbid. y 1868. — Analecta sacra Spicilegio Solesmensi parafa, in-8°, t. I, Paris, 1876 ; t. VIII : Nova S. Hildegardis opéra, /oui., 1882 ; t. II III : Patres Antenicxni, Ibid., 1884, 1883 ; t. IV : Paires antenicœni orientales, lbid., 1883. — Analecta sacra et clussica, Paris, 1888, in 4\

Les Analecta novissima du cardinal Pitra, 2 vol. in-4°, Paris, 4885-1888, ne contiennent, sauf quelques lettres pontificales, t. I , que des documents du moyen âge.

Corpus Scriptorum ecclenasticorum latinorum, editum consilio et impensis Academix Litterarum Cœsarex Vindobonensis, Vienne, 1886 el suîv. in-8° (1).

H. Hurter, S. J. SS. Patrum opuscula seleca, 48 vol., in-16°, Inspruck, 1868-1885. La plupart de ces in- 16 ont eu plusieurs éditions. — Séries altéra, lbid. t 1884 et suiv. Cette seconde série contient des ouvrages de plus longue haleine.

Monumenla Germanise hùtorica, etc., Auctores antiquissimi, Berlin, 1877, et suiv., in-4°.

G. Krûger, Choix de pièces originales sur V histoire de V Église et sur l'histoire du dogme, Fribourg en Brisgau, 1891 et suiv., in-8° (2).

III. Traductions. — La traduction allemande des Pères de l'Eglise, commencée à Kempten en 1830 et parvenue en 1854 au 39 e volume in-8°, comprend, avec nombre d'opuscules et maints auteurs de peu d'étendue, les œuvres de

1. L'Académie royale de Berlin, se piquant d'émulation, avait résolu, en 1891, de donner une édition critique des écrivains chrétiens grecs des trois premiers siècles. La publication de ce Corpus grec, qui comprendra environ 50 volumes, vient enfin de commencer parle premier vol. des œuvres de saint Hippolyte, Leipzig, 1897, in-8«. (N. dis T.). — 2. On trouve un certain nombre d'écrits des Pères dans la Bibliotkeca Scriptorum Grœcorum et Roman, Teuberiana, en cours de publication à Leipzig, in-8°. — A la Patrologie grécolatine de Aligne, M. l'abbé Graffin veut joindre un recueil embrassant toute la littérature ecclésiastique syriaque. Tache considérable, énorme, mais d'une indiscutable utilité. Il a déjà publié, avec le concours de Dom Parisot, Bénédictin de la congrégation de France, le t. I de la Patrologia Syriaca, contenant les homélies de saint Aphraatc, Paris, 1894. (N. des T.).

saint Irénée, de saint Cyprien,de saint Hilaire, de saint Athanase, de saint Basile, de saint Ephrem, et de saint Grégoire de Nysse. On ne saurait trop chaudement recommander la Bibliothèque des Pères de V Eglise f qui a paru aussi à Kempten de 1869 à 1888, d'abord sous la direction de P. X. Reithmayr (f 1872), puis sous celle de V. Thalhofer, et qui comprend 80 volumes in-12°.

En Angleterre, quelques amis du D r Pusey (f 1882) traduisirent sous sa direction nombre de Pères antérieurs au schisme entre l'Orient et l'Occident, 45 vol. in-8°, Oxford, 1832 etsuiv.

La bibliothèque chrétienne antènicéenne , 24 vol. in-8°, Edimb. 1866-1872, a été réimprimée en Amérique, 8 vol. in-8°, Buffalo, 1884-86, enrichie delà remarquable Bibliographie de Richardson, et d'un Index général par B. Pick, Buffalo, 1887. En même temps, Ph. Schaff entreprit luimême une traduction des Pères nicéens et post-nicéens, accompagnée souvent de solides commentaires, in-8°, l re série, Buffalo, 1886 et s., 2° série, New-York, 1890 et s. Richardson a donné à la 2 e série uneexcellente traduction d'Eusèbe.

La Norvège a vu paraître, en langue danoise, un choix des Pères, de saint Justin, de Tertullien, de saintCyprien, de saint Augustin, etc., Christiania, 1880 et suiv. in-8° (1).

1. On n'a pas songé, en France, à grouper dans de vastes collections les traductions de tous les Pères de la même école ou de la môme époque. Mais, sans parler ici des choix d'extraits et des traductions d'ouvrages isolés, les Prescriptions de Tertullien, le traité de saint Cyprien sur Y Unité de V Eglise, les Confessions de saint Augustin, qui ont tenté si souvent les traducteurs, etc., on a réussi à traduire d'un bout a l'autre plusieurs Pères d'une particulière importance. Ainsi, l'on doit a MM. Bareille et Péronne la traduction en 14 volumes, des œuvres complètes de saint Jérôme, Paris, 1S80 et s., à M. Jeannin la traduction en 11 volumes, des œuvres de saint Jean Chrysostôme, Barle-Duc, etc. (N. dis T.)

PREMIÈRE PÉRIODE

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