‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 114 sur 228 · ACTES DES MARTYRS · texte numérisé non relu

ACTES DES MARTYRS

ompté le monde. En maintes Eglises les Passiones avaient >té admises dans la liturgie sacrée ; lecture solennelle en >tait faite aux anniversaires du triomphe des martyrs, levant rassemblée sainte.

Aussi peut-on remarquer (1) dès les premiers temps, surtout en Afrique, un grand zèle pour la rédaction de ces Passions ; les chefs de l'Eglise durent regarder comme un devoir de leur charge d'y donner leurs soins. Au rapport du Liber Pontificalis (2), le pape saint Clément I ê? aurait divisé la ville de Rome en sept régions et institué autant de notaires fidèles, chargés, chacun dans sa région, de s'enquérir de toutes les circonstances de la mort des martyrs (3) ; il est vrai que ce récit est contredit par d'autres témoignages et se heurte à des faits avérés. Les rédacteurs des Passions devaient trouver la source la plus sûre et la plus abondante dans les Actu, conservés aux Archives proconsulaires, et nous possédons encore aujourd'hui plusieurs Passions qui sont tout bonnement, le seul texte le prouve, la copie de ces Actes. Beaucoup d'autres, malheureusement, ont été dans la suite amplifiés et ornés, ou remaniés d'après des traditions assez douteuses.

II. Les Actes les plus anciens- — Les Actes de saint Ignace d'Antioche, appelés Martyrium Colbertinum ou Actes d'Antioche, rédigés soi-disant par des témoins oculaires, sont interpolés (4). La plus ancienne relation de martyre qui nous reste est la circulaire de la communauté de Smyrne sur la fin glorieuse de son évêque Polycarpe, del'an 155 ou 156 (5). D'autres actes encore du II e siècle

i. Vita Cypr. t 1.

Page 1