QUELQUES ÉCRIVAINS DU 111° SIÈCLE
particulier pour avoir nié la résurrection de la chair, "lu du royaume des cieux les enfants morts avant l'Age
raison et vu dans Melchisédech une manifestation du A rit- Esprit.
LTévêque Philéas de Thmuis obtint à Alexandrie, dans . persécution deMaximin, vers 311, la couronne du marre. Du fond de sa prison, il écrivit aux habitants de limuis une lettre dont Eusèbe a inséré une grande partie ans son Histoire ecclésiastique (1), et que saint Jérôme ppelle « un livre exquis à la gloire des martyrs (2). » Une ersion latine nous a conservé une autre lettre, écrite égaement des prisons par Philéas et trois de ses collègues lans répiscopat, Hésychius, Pacôme et Théodore (3). Elle est adressée à Mélèce, évêque de Lycopolis, qui avait entrepris, sans nécessité, de faire des ordinations hors de son diocèse.
La seule source au sujet d'Hiéracas, c'est la notice que lui consacra
saint Epipbane vers 375. Cf. Walcb, Esquisse d'une hi$t. complète des hé-
résies, 1. 1, Leîpz., 176?, p. 815-823 ; — Néander, Hist. univ. de la relig.
et de r Eglise chrét., 4* éd. t. H, Gotba, 1864, p. 488-492. Au 1res écrits
dans Chevalier, Répertoire, 1058.
Les deux lettres de S. Pbiléas dans Routb, Reliq. sacr. (2* éd.) iv, 83-111 ; Migne, P. G., x, 1559-1568. Travaux sur Pbiléas, v. Chevalier, Bépert. 1772.
m. Malchion et Dorothée d'Antioohe. — Le prêtre Malchkm, qui avait dirigé à Àntioche une école de Rhéto-