‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 182 sur 228 · Cf. supra, § 25, vi · texte numérisé non relu

Cf. supra, § 25, vi

2. De pudic, ch. i. — V. Kraus, Histoire de l'Eglise, éd. frac/' '■ p. 194 et s.

3. M. E. Rolffs a tenté, avec le De Pudicitia, la restitution du déorei tifical, qui formait, scmble-t-il, un volume de grosseur raisonna Textes et recherches de MM. v. Gbbiiabdt et Habsack, xi, 3. (N. dis T. •

4. C'était, apparemment, une réponse à quelque livre, paru dans R- '*' sorti de la main d'un partisan de Calliste, peut-être de la main de ^ lui-môme. V. E. Rolffs, dans les Textes et recheches... de MM. Y«*f fr"'" et Hjouiack, xiii, 4. (N. des T.).

La question du mariage chrétien, celle en particulier s secondes noces, a beaucoup occupé Tertullien, et lui inspiré plusieurs de ses travaux. Le premier en date et

plus attrayant de tous est le curieux ouvrage en deux trres, de 8 chapitres chacun, que l'auteur intitule A ma nmie, « Ad uxorem». Il y conseille à sa femme, s'il vient li-même à mourir, de rester veuve, ou de n'épouser du \oins qu'un chrétien. Sans approuver les secondes noces ne les proscrivait pas. Mais dans la suite son fanatisme nontaniste l'entraîna plus loin, et dans son livre De f exportation à la chasteté (13 chap.) comme dans celui De la no no g amie, chef-d'œuvre de polémique (1), en 16 chapitres, il va, perdant toute mesure, jusqu'à ravaler les secondes noces au rang de l'adultère (2). Deux autres ouvrages présentent un vif intérêt historique. Les deux livres Sur la toilette des femmes, « De cultu feminarum », en 9 et 13 chapitres, s'élèvent contre le luxe et la coquetterie du temps. Tertullien, dans son livre Sur le voile des vierges (17 chap.), prend parti pour la coutume grecque et interdit à toutes les jeunes filles, fussent-elles consacrées à Dieu, de paraître sans voile dans l'Eglise.

L'étrange opuscule Du manteau (6 chap.), vers la fin du règne de Septime Sévère, nous offre un plaidoyer tout personnel, où revivent, à défaut du génie, l'impitoyable franchise et la verve satirique de l'ancien avocat. Tertullien, qui jouissait du droit de cité romaine, comme tous les habitants de la colonie de Garthage, et portait la toge, l'avait un beau jour échangée, on ne sait trop pourquoi, contre le manteau des philosophes, le pallium, et du coup

1. C'est encore ici une réplique, très probablement & quelque ouvrage antimontaniste d'IIippolyte ou de Rhodon ; niais sur le nom de l'auteur les critiques ne s'accordent pas. V. E. Rolffs, Ibid. y p. 50-109. (N. des T.).

2. « Non aliud dteendum erit secundum matrimonium quam speciea stupri. ». Deexhort. cast., ch. xvni. « Unura matrimonium novimus sicut unum Deum » De. monog., ch. i.

il était devenu la risée de ses concitoyens. Aux plaisanteries et aux menaces notre opuscule répond par un déluge de sarcasmes amers.

IX. Ouvragessuspectset apocryphes. Ouvrages perdus. — Selon quelques savants, le juriconsulte Tertullien (1) à qui les Pandectes ont emprunté plus d'un texte et le prêtre de Carthage ne feraient qu'un. On tient pour apocryphes, un opuscule que nous avons déjà mentionné (2), le Libelius advenus omnes hœreses> un fragment, De execrandis gentium diiSj et diverses poésies, entre autres une pièce, qui date probablement du iv* siècle, sur l'apostasie d'un sénateur chrétien, avec un long poème didactique, de 1302 hexamètres en 5 livres, Contre Marcion ou Contre les Mar* cionites, lequel date, semble- t-il, des années 360-370.

Nombre d'ouvrages de Tertullien sont perdus. Quelquesuns de ceux que nous possédons en latin, le traité D?> spectacles (3), par exemple, celui Du baptême (4), celui Du voile des Vierges (5), avaient aussi paru dans une édition grecque ; l'auteur lui-même le dit positivement. De tous ces textes grecs il ne nous reste rien. Il ne nous est malheureusement pas resté davantage d'un nombre bien plus considérable encore d'oeuvres latines. Tertullien luimême, ici et là, renvoie ses lecteurs à des livres qu'il avait déjà publiés, au De spe fidelium (6), au De censu animœ advenus Hermogenem (7), au De fato(8) 9 au De Pa-

Page 1