Supra, § 18, m
4. Ch. h et suiv. Cf. De pudicitia, xxi, l'expression digne de remarque : c Trini tas unius divinitatis (= deitaiis) Pater et Filius et Spiritus Sanctus. »
ici que nous trouvons pour la première fois le m* c Tri ailé » dans son sens traditionnel, désignant les î. personnes divines. Pas plus que la psychologie, la t dicée de Tertullien n'est exempte d'erreurs et Dieu,co: l'âme, nous apparaît, avec je ne sais quoi de matérk
VIII. Tertullien moraliste. — Dans la belle exhor!.. Aux martyrs (6 chap.), de même date que YApoktfi Tertullien s'adresse aux fidèles qui languissaient dar.> cachots, probablement de Garthage, et y attendaien dernier supplice ; à ces martyrs désignés, Tertullien; digue, pour les affermir, encouragement et consolât:.: leur prêche patience et persévérance.
C'était dans l'Eglise du 11 e siècle une question graT très débattue que celle de savoir si le chrétien doit ?e nir loin des plaisirs, des honneurs, des affaires, de t" qui semblait aux Romains de ce temps mériter lapei:; vivre. Et d'abord, un chrétien peut-il assister aux jeu* cirque et du théâtre ? Tertullien dans son livre Des>; tacles (30 chap.) étudia la question sous toutes ses fartla trancha net par la négative. Il ne crut pas tou! avoir épuisé son sujet, et il exprima plus complète sa pensée dans le traité en 24 chapitres, Contre Cidolû qui fait suite au livre Des spectacles, et où le moraliste traitable, discutant l'un après l'autre les cas de conscie: qui tourmentaient les âmes, somme les fidèles de rom; ' tout rapport avec l'idolâtrie. Naturellement il proscriM fabrication et la vente des idoles, la construction ou i réparation des temples, la vente de l'encens, des vicfc * et des fleurs, etc. Seulement il va plus loin : défense *> chrétien, sous peine d'apostasie, de se faire maître d'ér ou professeur de belles-lettres ; défense au chrétien, pa*' 1 ' mêmes raisons, de s'enrôler et de servir.
Mais devant la persécution quelle attitude S arû "
1. Cli. vin : « Quis enim negabit Deum corpus esse, etsi Deus spirit"- "• spiritus enim corpus sui geueris in sua effigie. »
faire ? C'est pour tracer aux fidèles une ligne de conte dans ces heures d'angoisses que Terlullien, passé au iitanisme, composa, selon toute apparence dans les \ées 211 et 212, trois de ses écrits. Le premier, son patoxal et fâcheux opuscule De la couronne du soldat, en chapitres, met en relief le trait suivant : Un soldat chrén appelé à recevoir le donativum après une victoire, aignit en se couronnant le front de faire acte d'idolâe (1), et se présenta la couronne de lauriers à la main, >n sur la tête suivant l'usage. Comme on lui en deman- At \a cause : « Je suis chrétien », répondit-il. Et aussitôt té en prison, il s'y préparait au martyre. Ses frères dans foi blâmèrent son [écart de zèle ; Tertullien, avec sa empe d'esprit, exalte l'héroïsme du soldat. Ailleurs enore son intransigeance éclate ; l'écrit De la fuite (14chap.) ompt en visière avec l'opinion des docteurs catholiques t ne permet au chrétien pendant la persécution pas plus le fuir que de se racheter. A côté de ce livre déclamatoire ît faux, nous en trouvons un excellent, le Scorpiaque ou le 'cmède contre la piqûre du scorpion (15 chap.). Tertullien y bat en brèche les lâches théories des gnostiques, Basilidiens ou Valentîniens, ces « nouveaux scorpions », et célèbre les mérites et la gloire du martyre.
Le petit traité De la prière (22 chap.), en un style simple et grave, donne d'abord une explication du Pater, cet c abrégé de tout l'Evangile », puis, diverses instructions sur la prière en général.
Le livre De la patience (16 chap.) nous fait lire dans Tâme et le cœur de Tertullien. Le fougueux Africain ose vanter la beauté de la patience, ses charmes et ses mérites. C'était, sinon impudence, du moins témérité pure ; Fauteur en convient de bonne grâce : « satis te mère, si non etiam impudenter », mais il ressent de la consolation à parler de ce qu'il ne possède plus ; quoi d'étonnant qu'un
i. CI. Clem. Al. Paed. n, S : Migne, P. G. yih, 48 i.
malade ne se puisse taire des bienfaits de la ?
Dans les 12 chapitres du traité De la pénitence A lien, catholique, nous signale, au sein de l' Eglise. . sortes de pénitences : Tune frappe le catéchum : : expiation des péchés antérieurs au baptême ; IV.: pénitence canonique, est imposée au chrétien q: rendu coupable d'une faute mortelle, idolâtrie, eh: adultère, et nul, avant de l'avoir accomplie, ne peut :-: dans la communion de l'Eglise. Mais plus tard le pr* Carthage, au fort de sa fièvre montaniste, s'inflige même un éclatant démenti. Le pape saint Zt : ; venait de décider que les impudiques n'avaient à : pérer ni du baptême ni de l'absolution (1) ; la sa::descendance du pape indigne et irrite Ter'u « J'apprends, s'écrie-t-il, qu'un décret est porté, u: cret péremptoire. Le souverain pontife, c'est-i- Tévêque des évêques, décrète : Moi je pardonne aux pudiques et aux adultères, leur pénitence accompli - Il y riposte par son traité De la pudicitê en 22 chapitre? et refuse ouvertement à l'Eglise le pouvoir de pardo: : les péchés mortels, notamment les péchés d'impure
A peu près en même temps, il lançait contre lesca! liques, dédaigneusement appelés du nom de psychiq- * son livre Du jeûne, en 17 chapitres. PamphJef tf criante injustice et d'une violence outrageuse, pour la -■ fense et l'honneur des jeûnes montanistes (4).