‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 205 sur 228 · SAINT VICTORIN DE PETTAU · texte numérisé non relu

SAINT VICTORIN DE PETTAU

£en, dans les Mélanges Renier, Paris, 1886, in-8*. — Le même, La fin h. Paganisme, 1. II, p. 34-50, Paris, 1891. — H. Schneider, Les cal, les emps et les modes che% Commodieti, Nuremberg, 1889, in*8*. — E. Frep- :>el, Commodieti, Ârttobe, Lactance... f Paris, 1893, in-8°. — Remy de Ijourmont, le premier, a traduit en français plusieurs passages deCommodien ; v. Le latin mystique, p. 23-31, Paris, 1892.

§ 39. — Saint Victorin de Pettan.

Le premier en date des exégètes latins est saint Victorin, évêque de Pettau, en Styrie. Saint Victorin mourut martyr vers Tan 303 ; c'est tout ce que nous savons de lui. H était probablement grec de naissance ; ou du moins, au dire de saint Jérôme (1), le latin ne lui était pas aussi familier que le grec. Il n'a pourtant, ce semble, jamais écrit qu'en latin. Saint Jérôme lui attribue en termes exprès des Commentaires sur la Genèse, sur l'Exode, sur le Lévitique, sur Isaïe, sur Ezéchiel, surHabacuc, surl'Ecclésiaste, sur le Cantique des Cantiques, sur l'Apocalypse de saint Jean, et un livre contre toutes les hérésies (2). Ailleurs (3), il parle d'un Commentaire sur saint Mathieu.

De tous ces ouvrages, il ne nous reste rien, hormis le Commentaire de l'Apocalypse, qui nous est parvenu en deux recensions. La recension brève est le canevas et l'ébauche de la longue; n'y cherchons pas toutefois l'œuvre originale de saint Victorin ; elle n'en est qu'une

i. De vir. ill., ch. lxxit.

3. Translatio homil. xxin, Qrig. in Evang. Lucœ, proL Migxi, P. £,, dti,

refonte de la main de saint Jérôme, mais le travail de révision ne va guère au-delà des trois premiers chapitres. Le solitaire de Bethléem, visiblement, fait grand cas: son devancier. Il ne lui épargne pourtant pas les cr tiques: Victorin s'exprime difficilement et Fexpressk: chez lui, trahit la grandeur des pensées (1) ; son éruption, malgré qu'il en ait, manque d'étendue (2). Sa;: Victorin, dans ses travaux d'exégèse, s'appuyait sur Orgène (3). Mais l'évêque de Pettau ne laissait pas d'y garder, aussi bien que saint Hilaire de Poitiers, son caractère personnel avec l'indépendance de ses jug-ements [\

On trouve un fragment De fabrica mundi, sous le nom de saint Vrtorin, dans Routh, Reliquiœ sacrœ (2 e éd.), t. III, p. 455*461 ; cf p. 464-483. — Migne a emprunté ce fragment de Routh (l r# édit.),poo: l'insérer dans sa Pair. Lot., v, en y joignant, d'après Lumper» les Prolfgomena de S. Victorino, et, d'après Galland, les S. Victor ini scholia * Apocalypsim. On trouve également, P. Lat., v, col. 317-344, la recensiez longue du commentaire de l'Apocalypse ; la recension brève a psra dans la Max. Bibî. vet. Patrum, Lyon, 1677, m, 414-421. — V. au surplus, J. Haussleiter, Les commentaires de saint Victorin, de Tithonius et de saint Jérôme, sur l'Apocalypse, étude d'hist. littéraire, dans U Rev. des se. et de la vie ecclésiast. f 1889, t. VII, p. 239-257. — Cf. Barnack, Hist. de Vanc. litt. chrét., i, p. 731-735.

§ 40. — Arnobe.

I. Vie d* Arnobe. — Après les Minucius Félix, les Tertullien, les Cyprien, c'est encore à l'Afrique qu'appas

1. De vir. ill. t ch. lxxiv; Ep. 58, ad Paulinum, ch. x : Micse, P. L., »»•

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