Div. lnstit. ,iu, 13, 12, éd. Brandt
ouper autour de sa chaire un nombre considérable auditeurs, et se voua dès lors à l'art d'écrire, qu'il avait ultivé, ce semble, de bonne heure et avec grand succès. le fut à Nicomédie même, avant la persécution de Diolétien (303), que Lactance, peu satisfait de la philosoitiie païenne, embrassa le christianisme. Il s'en fit aussitôt le champion, et c'est à la défense des dogmes chrétiens, de la vraie philosophie, qu'il consacra désormais sa plume. Bientôt après, au début apparemment de la persécution, il descendit de sachairede professeur, mais sans quitter Nicomédie, et peut-être faut-il entendre de cette période le mot de saint Jérôme (1), que « Lactance vécut pauvre ici-bas, jusqu'à manquer ordinairement du nécessaire ».
Dans un âge très avancé, Lactance partit pour la Gaule, et y devint le précepteur d'un fils de Constantin, de ce Crispus que son père fit égorger en 326 (2). On croit qu'il mourut à Trêves, aux environs de l'an 340.
II. Prose. — Saint Jérôme (3) cite, sous le nom de Lactance, plusieurs ouvrages, qui ne nous sont pas parvenus : c Nous avons de lui, écrit-il, le Banquet (Symposion) qu'il avait composé fort jeune, un Itinéraire d Afrique à Nicomédie en vers hexamètres, un autre livre quia pour titre le Grammairien y ... deux livres A Asclépiade, quatre livres de lettres A Probus, deux livres de lettres A Sèvère> deux livres de lettres A son disciple Démétrien. Nul doute qu'en écrivant la plupart de ces ouvrages, l'auteur ne fût encore païen. Les lettres à Démétrien ne laissent pourtant pas ici et là d'aborder au terrain réservé delà doctrine chrétienne. Le pape saint Damase (b) écrivait à saint Jérôme, sans
1. Ad. a. Abr., 2333 = 217 ; Eus , Chron. y éd. Schœne, u, 91.