Ap. Micxi, P. L. } xxii
préciser davantage, qu'il goûtait peu les lettres de L*: tance, parce qu'il y était beaucoup plus question , sciences profanes, métrique, géographie, philosopi que des vérités de la foi.
Tout ce qui nous est resté du brillant rhéteur appartin probablement à la phase chrétienne de sa vie. L'ouvre qu'il paraît avoir composé le premier, vers Tan 304, un petit traité Sur l'œuvre de Dieu, De opificio Dei, adrvfr à son ancien disciple Démétrien. C'est une anthropok-' populaire, qui ouvre la voie à saint Grégoire de Nysfe. . Théodoret, à Némésius, etc. Le but de Fauteur est d prouver la Providence par l'étude de l'âme et par le merveilleux artifice du corps humain.
A la fin de son opuscule (1), Lactance nous promette un autre travail, moins spécial et plus vaste ; il a ter.'. parole, en publiant à Trêves, Tan 308, son œuvre ma.*tresse, les sept livres des Institutions divines. On y distingue deux parties, l'une polémique, l'autre dogmatique. L'ouvrage est avant tout une apologie, mais, au lieu de s- 1 borner à des négations, il expose « la substance de tout* 5 la doctrine chrétienne (2) ». Et voilà pourquoi il emprunte aux manuels de droit civil (3) ce titre général d'Institutions.
Les deux premiers livres, Sur la fausse religion et Sur r origine de l'erreur, sont dirigés en grande partie contre les fables du polythéisme. Lactance y dénonce les esprits impurs comme les pères de l'idolâtrie.
Dans le troisième livre, Sur la fausse sagesse, il combat la philosophie païenne. Le néant de la philosophie ressort assez de l'histoire des contradictions qui divisent les écoles des philosophes. Que nous reste-t-il donc, sinon de recourir à Dieu, le dispensateur de la ^véritable sagesse?