Ep. 58, ad Paulinum, ch. x : Mjgkb, P % L. % xxii
guidait la plume de Sidoine Apollinaire, quand, à propos cl* un ouvrage de Glaudien Mamert : « Il instruit comme Jérôme, écrivait Sidoine, détruit comme Lac tance, consruit comme Augustin (1) ». Ce qu'il y a de sûr, c'est que Laotance, comme Arnobe son maître, a bien plus fait pour réfuter le polythéisme que pour établir la foi chrétienne.
Pour venir aux détails, saint Jérôme (3) accuse Lactance d'avoir méconnu dans la Trinité la distinction personnelle du Saint-Esprit et de n'en avoir ainsi conservé que le nom.
Les thèses dualistes, qui, dans les œuvres du rhéteur de Nicomédie (4), vont à faire de Dieu l'auteur responsable du mal, ne sauraient lui être imputées. Dans ces thèses, comme dans les harangues impériales que nous offrent les mêmes manuscrits (5), il faut voir, selon toute probabilité, non pas des additions de la main de Lactance, mais des interpolations inspirées par l'esprit sectaire à quelque rhéteur inconnu du iv* siècle.
Le tableau de la fin du monde (6), emprunté pour une part aux chants sibyllins, fourmille de traits bizarres, où semble parfois se jouer l'imagination des Saint-Simoniens et des Fouriéristes. Le monde, qui doit durer six mille ans, touche à sa fin, et le genre humain n'a guère plus de deux cents ans à vivre (7). Alors s'ouvre le mille* naire du règne visible de Jésus-Christ, correspondant au jour du repos que Dieu prit après la création. Le fils de Dieu enchaîne l'Antéchrist vaincu et règne au centre de