DEUX CERTIFICATS ORIGINAUX DE LIBELLATIQUES
Berlin sont d'une si mauvaise écriture qu'on n'y lit avec certitude qu'un seul mot, le participe 6W:a, sacrifiant. Mais ce mot, ainsi que le contexte, ne laisse pas de doute sur le sens du passage. C'était évidemment le visa demandé plus haut, probablement payé, de la commission. Elle certifiait, sans doute par la main de son secrétaire, qu'elle avait vu Aurélius « sacrifiant »•
Les libelli se composaient donc de deux parties, d'une pétition présentée par le chrétien et du visa de la commission. La vue de ces pièces a fixé le sens de deux expressions jusque-là fort controversées, libellum tradere, libellum accipere. Le chrétien commençait par remettre au comité sa demande d'un certificat d'idolâtrie, libellum tradebat. Le visa apposé au pied de cette demande, le libellatique emportait son certificat, libellum accipiebal.