LÉONCE DE BYZANCE ET L'EMPEREUR JUSTINIEN
540, Tévêque Jean de Scythopolis en Galilée, dont les écrits sont malheureusement perdus (1).
Nous avons un court traité contre les opinions origénistes de la préexistence des âmes et de la restauration finale ou apocatastase, sous le titre de Doctrines de S. Barsanuphe sur les opinions cTOrtgène, dEvagre et de DU dyme (2). Cet écrit doit être sorti vers le milieu du vi* siècle des cercles monastiques de la Palestine (3).
Nous possédons également une condamnation très vive des erreurs d'Origène, qu'adressa, vers 553, à l'empereur Justinien et aux patriarches de Gonstantinople, d'Alexandrie, d'Antioche et de Jérusalem, Tévêque de Scythopolis Théodore (4).
Un recueil de lois, N6[xoi twv 'Ofxrjptxwv (5), et une discussion avec le Juif Herban, AtaXejt; fiexà 'iouSafou f Ep6av ToSvojia (6), portent le nom de saint Gregentius, qui doit avoir occupé, au temps de Justinien, le siège de Taphar au pays des Homérites ou Himiarites dans l'Arabie méridionale. Les deux écrits, qui font suite l'un à l'autre et forment comme un même ouvrage, sont généralement tenus pour supposés; mais la question n'a pas encore été l'objet d'un examen approfondi.
Sur la situation politique et religieuse de l'Arabie méridionale au début du vi* sièele, Cf. G. Fell, Les persécutions contre les Chrétiens dans l'Arabie du sud et les guerres des Homérites et des Ethiopiens d'après la tradition abyssine, dans la Revue de la soc. allem. de l'Orient, t. XXXV
i. V. Loors, Léonce de Byzance, liv. I (1887), p. 269-272.