LÉONCE M BYZÀNCE ET L'EMPEREUR JUSTINIEN
dans un édit aujourd'hui perdu, se serait prononcé pour la doctrine des Aphthartodocètes. 11 n'y a pas lieu de douter de l'exactitude de cette donnée ; mais il faut reconnaître que cette fantaisie du vieillard démentait les pensées de toute sa vie.
Dans la série latine du cours de Migne, on trouve un assez grand nombre de lettres latines de Justinien avec la correspondance des papes Hormisdas, lxiii, 367-534, Jean 11, lxvi, 11-32, Agapet I, lxvi, 35-80, et Vigile, lxix, 15-178, ainsi que la plupart des écrits de Justinien, texte grec et latin, lxix, 477-328, avec un choix de ses lois et constitutions qu'on a crues intéressantes pour l'histoire de l'Eglise. Novellm ad rcUgionem pertinente*, leges selectse : lxxii, 921-1 1 10. Sur un» nouvelle édition de la correspondance du pape Hormisdas et sur les lettres de Justinien y contenues, v. ln[ra r § 90, i. Sur les recueils de lois ordonnés par Justinien, Corpus juris (Digesta $eu Pandectss et Codex Justinianeus), Inslitutiones, Novellx, v. Teufel-Schwabe, Bîst. de la litt. romaine, p. 1265 et suiv. La plupart des écrits mentionnés ci-dessus, ht, sont insérés dans les collections des Conciles, Mansi, t. VI II- IX. Le Tradatus contre monophysiias fut édité pour la première fois par Mal, Script, vet. nova Coll., t. VII, Rome, 183a, Pars I, p. 292-313, comme la Balle d'or à l'abbé du Mont-Sinai par Tischendorf, Ânecdota sacra et profana, Leipz. 1855-1864, in-4°, p. 56-57. Selon des témoins anciens, généralement dignes de foi, Justinien serait l'auteur du Troparion (chant d'église du genre de l'antiphone) ô povoY&vf^ uloç xa: Xôyoc xoù fcoû, publié par W. Christ et M. Paranikas, Anthologia grvtca carmi- *um christianorwaiy Leipz. 1871, in-8°,p. 52 ; cf. p. XXXII. Sur les écrits théologiques de Justinien, v. Héfélé, Hist. des Conc., éd. franc., t. III, p. 378, 392, 409, 418 et suiv., 445, 477, etc. CL Loofs, Léonce de Byzancc, liv. I, 1887, p. 303-317 : Léonce et Justinien.
IV. Théologiens contemporains. — Le précepteur de Justinien, Agapet, diacre de Sainte-Sophie de Constantinople, dédiait à l'empereur, sans doute à l'occasion de
son avènement au trône, en 527, un court écrit sur les devoirs d'un prince chrétien, Exee^c Ks<potXatav itapaiveTixwv (1). Ce petit livre du prince a joui dans la suite d'une grande estime ; on l'a souvent imité et on Ta traduit même dans les langues modernes (2).
Entre les plus remarquables défenseurs de la foi de l'Eglise, en face des Nestoriens et des Eutychiens, on comptait, au temps de Justinien, le patriarche Ephrem d'Antioche (527-545). Photius connaissait de lui trois ouvrages ; le premier contenait des écrits dogmatiques et des panégyriques (3) ; le deuxième, en quatre livres, exclusivement dogmatique, était principalement consacré à la défense du concile de Chalcédoine (4); le savant bibliographe ne précise pas le contenu du troisième. Mai a découvert quelques faibles restes des œuvres d' Ephrem, ex apologia pro synodo Chalcedonensi et epistola S. Leonis, e tertio libro contra Severum, etc. (5).
Un moine nommé Job, de la première moitié du vi c siècle, avait laissé, au rapport de Photius (6), un écrit contre Sévère et un autre sur la rédemption du Christ, sous le titre ôtxovofxixTj npaypaLTtLa. Photius s'est plu à s'étendre d'une façon tout à fait extraordinaire sur le compte-rendu du second ouvrage CI). Il ne nous reste de Job que deux fragments (8).
Un autre champion de la foi orthodoxe contre les Monophysites, en particulier contre Sévère, ce fut, vers Tan