‹ Les pères de l'égliseChapitre 22 sur 149 · P. G., lxxxvii · texte numérisé non relu

P. G., lxxxvii

2. T. II de juin, p. 436-453. V. pour plus de détails sur ce discours, Lipbiub, Les actes et les légendes apocryphes des Apôtres , t. II, Brunschwig, 1884, p . 298-304.

3. Migni. L. c, 4015-4076, puis un abrégé du môme écrit, 4077-4088.

deux livres, allant jusqu'au règne de Justin I (518-527). De ce second travail il ne peste que quelques extraits, qui, joints à des fragments d'autres auteurs, paraissent dans les manuscrits sous ce titre 'a™ «pwv^^Nixr^opou KaXXforcu, bien qu'ils soient beaucoup plus anciens que l'historien de l'Eglise Nicéphore Callisti, qui écrivait dans les premières années du xiv* siècle. Il existe des manuscrits du premier écrit, qui n'a pas encore été imprimé.

Théodore puisa dans une chronique, aujourd'hui perdue, d'Eustathe d'Epiphanie, en Syrie, qui allait des temps les plus reculés jusqu'à l'an 502. Il servit à son tour de source principale au chroniqueur Théophane le Confesseur (f 817).

Dans son édition des historiens ecclésiastiques grecs (Paris, 1673, etc.» v. Supra, § 44, vu), H. de Valois crut superflu d'imprimer l'abrégé de Théodore ; il se contenta d'en donner les variantes dans ses notes sur Socrate, Sozomène et Tnéodoret. Mais il édita, à la suite des fragments de Philestorge, les extraits conservés dn second ouvrage de Théodore, qoeMigne, P. G., lxxxvi, 1, 165-228, a reproduits d'après Valots-Reading, Cambridge, 1720. Sur les manuscrits et sur l'âge de ces extraits» v. C. de Boor dans la Revue d'hùt. eccl., 1. VI (1883-1884), p. 489-491. Cf. le même, Sur Théodore le Lecteur, h, 23, /&ûZ.,p. 573-577. — G. Dangers, De fontibus, indole et dignitate librorum quos de hisloria eccles. scripserumt Ttteodorus Lect. et Evagrius, Gœttingue, 1841, in-4°. — Nolte, Sur Théodore le Lect. et Eustathe d'Epiphanie avec un fragment inédit du dernier dans la Revue trim. de théoL, t. XLIII (1861), p. 569-582. La fin de cette étude n'a pas paru. — J. V. Sarrazin, De theodoro Lectore Theophanis fonte prxcipuo % dans les Commentationes philol. lenenses, vol. I, Leipz. 4881, p. 163-238. — Sur Théophane le Confesseur (f vers 817), v. Krumbacher, Hist. de la littér. byzantine, Munich, 1891, p. 120-124. — Le même savant a publié depuis un Dithyrambe sur Théophane, écrit sous Constantin VII, entre 920 et 95'.) (dans les Comptes-tendus de CAcad. de Bavière, classe de philol., 1896, fasc. iv, 583-626), et d'aprèB le Codex 183 de la biblioth. synod. de Moscou (xi* siècle) une nouvelle Vie de Théophane le Confesseur (IbidL, 1897, fasc. m, p. 371-399).

IL Zacharie le Rhéteur. — Presque en même temps que Théodore le Lecteur on aperçoit dans le champ de l'Histoire ecclésiastique Zacharie, avocat, <xxoXa<mx(k, rhetor, à Béryte, dans la suite (536) évêque de Mitylène, dans l'île de Lesbos (non Mélitène dans la Petite-Arménie). Le texte grec de son ouvrage est malheureusement perdu ; mais une compilation syriaque sur l'Histoire de l'Eglise, en douze livres, se présente elle-même pour les livres III- VII comme une traduction ou un remaniement d'un ouvrage grec de « Zacharie le Rhéteur ». Cette donnée se trouve confirmée par ce fait que tout ce que nous savons de l'ouvrage de Zacharie par Evagre le Scolastique (1), qui s'en est servi, convient parfaitement à notre texte syriaque.

Zacharie commence son récit avec le règne de Marcien (450-457) et le poursuit, en donnant une attention toute particulière à tout ce qui intéresse l'Eglise d'Alexandrie, jusque vers l'avènement du patriarche Dioscore II (516- 518). Çà et là, la manière de présenter les faits trahit ouvertement les opinions de l'écrivain, alors favorable au Monophysisme ; mais dans la suite, évêque de Mitylène, il vota, au synode de Gonstantinople de l'an 536, la déposition du patriarche monophysite de cette ville, Anthime (2). Il faut sans doute attribuer aussi à la période monophysite un dialogue de Zacharie, intitulé Ammonites, du nom du néo-platonicien alexandrin Ammonius Hermiœ, dont cet écrit combat l'opinion de l'éternité du monde. Il reste enfin un fragment de l'ouvrage de Zacharie contre le Manichéisme.

J. P. N. Land a donné de la compilation syriaque une édition qui appelle des améliorations, dans les Anecdota Syriaca, t. III : Zacharix episc. Mitylena aliorumque scripta historica grxce plerumgue deperdila,

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