V. Infra, m
21 Maksi, Conc. Coll., vin, 926, 933, 975-976.
Leyde, 1870, in-4°. Quelques chapitres de divers livres de la compilation avaient paru dans la Script, vet. nova Coll. de Mai, t. X, Rome, 1838, Pars I, p. 332-338 ; cf. p. xn-xiv, avec une version Jatine, que Migne a reproduite, P. G., lzxxv, 1145-1178. V. J. Guidi, // testo siriaco délia descrizione di Roma, netla storia attribut a a Zaccaria Retore (lib. X, c. 16), dans le Bulletino delta commis*, archeol. communale di Roma, ser. 2, anno ni, Rome, 1884, p. 218-239. Sur la question des parties de la compilation empruntées à Zacbarie, sur leur valeur et leurs sources, v. G. Krûger, Controverses monophysites dans leurs rapports avec la politique impériale, Iéna, 1884, in- 8% p. 20-43. — Migne donne le dialogue AmmoniuSy Disputatio de mundi opificio, lxixv, 1011-1144, d'après l'édition de G. Bartb, Leipz. 1654, in -4°. Nous avons une autre édition de J. Fr. Boissonade, Paris, 1836, in- 8°. — Le fragment de l'écrit contre le manichéisme se trouve en latin dans Migne, L. c, 1143-1 144, en grec dans Pitra, Anal, sacra et class., Paris, 1888, pars I, p. 67-70.
L'histoire ecclésiastique du Nestorien Basile de Gilicie, prêtre à Antioche, qui, selon Photius, Bibl. God. 42, allait de Marcien à la mort de Justin I (527), esl perdue, comme les autres écrits du môme auteur. Cf. Fabricius-Harles, Bibl. Gr., vu, 419-420 ; x, 692-710.
III. Evagre le Scol as tique. — Bien au-dessus des ouvrages historiques de Théodore et de Zacharie se placent ceux d' Evagre. Né en 536 ou 537 à Epiphanie en Syrie, U exerça la profession d'avocat, <xx * aTa)C( k> & Antioche. L'an 588, le patriarche Grégoire d'Antioche ayant été appelé à Gonstantinople pour se justifier, Evagre l'accompagna, et devant l'empereur Maurice et le Synode, il présenta la défense de l'accusé avec la force de son art consommé et le zèle de sa fidèle amitié. Déjà nommé questeur par Tibère II (578-582), Maurice réleva en cette occasion à la dignité de préfet, àrtb Inipywv. Evagre mourut à Antioche vers la fin du vi c siècle.
Sa vaste Histoire ecclésiastique, qui souvent à la vérité s'aventure au loin dans le domaine de l'histoire profane, se donne elle-même dans la préface pour une continua-
Piais de l'Église, T. III. 3
tion de Socraie, Sozomene et Théodoret, et va en six livres de l'an 431 à 594. Puisés aux meilleures sources, ses récits témoignent d'un amour sincère de la vérité, d'une rigoureuse orthodoxie, mais aussi çà et là de crédulité et de besoin du merveilleux. Photius (1) en trouvait le style agréable bien qu'un peu diffus. C'est à l'Histoire d'Evagre que nous devons en grande partie ce que nous savons du développement du nestorianisme et du monophysisme.
Au livre VI (2) l'auteur cite lui-même un autre de ses ouvrages aujourd'hui perdu, contenant « des rapports, des lettres, des ordonnances, des discours, des dialogues, etc. » . Les rapports, 4vayo(w£, étaient écrits pour la plupart par ordre et au nom du patriarche Grégoire. Parmi les discours avait certainement trouvé place celui qu'Evagre au même endroit mentionne spécialement, le discours de féliciiation adressé à l'empereur Maurice pour la naissance de son fils Théodose. Evagre semble n'avoir pas donné suite au projet qu'il avait formé (3), de raconter dans un ouvrage spécial les campagnes de l'empereur Maurice contre les Perses.
L'édition principale de l'IIittoire ecclésiastique est celle de H. do Valois, Paris, 1673, etc. V. Supra, § 44, vu. Migne l'a reproduite, P. G., OOLtn, 2, 2415-2886, d'après Valois-Reading, Cambridge, 1720. Un anonyme l'a donnée & part à Oxford, 1844. En partant de cette édition, Nolte a publié de remarquables contributions à la critique textuelle, Revue trim. de théol., t. XLIII (1861), p. 676-706. — C. de Bocr, La tradition tnamucrite de l'HùL eect. d'Evagre, dace la Revme d'Uist. eecl., t. V (1881-1382), p. 315-322. Cf. t. VI (1883-1884) p. 482-485. Pour les sources où Evagre dut puiser pour l'Histoire de l'Eglise, v. G. Dangers,
t. Bihliotk. Cod, 29.