Evacr., ffist. eccl., iy, 39-41. Cf. Supra, % 79, m
L'empereur Justin II, Tan 570, envoya An astase en exil, un moine du Sinaï du nom de Grégoire le remplaça sur le trône patriarcal (1), ce ne fut qu'à la mort de l'intrus (593) que l'empereur Maurice, sur les prières instantes de saint Grégoire-le-Grand, rétablit le patriarche légitime, que l'Eglise honore comme saint.
Ànastase déploya, surtout, semble-t-il, durant les loisirs de son long exil, une ardente activité littéraire, dont les fruits malheureusement sont en grande partie perdus ou ne sont pas encore retrouvés. Ce furent des lettres, des discours, un ouvrage contre Jean Philopon (2),la « Démonstration de la grandeur de la dignité sacerdotale, égale à la dignité des anges », etc. Migne donne sous le nom d'Anastase Denostris rectis dogmatibus veritatis orationes quinque (3), dans la version latine seulement.
Pour la forme ce sont des sermons, pour le contenu des dissertations dogmatiques sur la Trinité et l'Incarnation, écrites suivant l'exil de l'auteur et qui ne furent jamais prononcées. Viennent ensuite, en grec et en latin, Sermones quatuor (4), d'une authenticité douteuse ; enfin une Compendiaria orthodoxes fidei explicatio (5) et quelques fragments (6). Pitra a donné depuis le discours prononcé par Anastase à Antioche le 29 mars 593, en remontant sur le siège patriarcal.
Ce discours dans Pitra, Juris ceci. Qrœcorum hist. et monum. f t. II, Rome, 1868, p. 251-257. Sur les écrits de S. Anastase en général, Cf. Fabricius-Harles, Bibl. Gr., x, 595-600, dans Migne, P. G., lxxxix, 1293-1300.