Migwe, Lxxxia
Nous trouvons une rapide mais instructive revue des agitations hétérodoxes de l'époque dans on petit livre que composa sur la réconciliation des hérétiques (Jlepî t£>v itpoffepxofjivcov x^ àrflcf èxxX7)?(ç, Migne, lxxxvi, 1, 11-68) Timothée, prêtre et gardien des vases sacrés à Constantinople au commencement du vu 9 siècle. Timothée distingue trois classes d'hérétiques : ceux de la première doivent recevoir le baptême, ceux de la deuxième la confirmation, ceux de la troisième sont tenus d'abjurer leurs erreurs.
III. Saint Maxime le Confesseur. — Maxime, surnommé le Confesseur, ôfjLoXopiTifc, fut l'un des premiers comme l'un des plus glorieux porte-drapeau de la christologie chrétienne dans sa lutte contre le monothélisme. L'histoire de ce vaillant soldat de l'Eglise est malheureusement pleine d'obscurités, car la Vita S. Maximi (1), œuvre d'un de ses admirateurs dont on ne sait pas le nom, offre mainte lacune.
Né vers 580, d'une famille distinguée de Gonstantinople, Maxime attira par ses talents et ses connaissances les regards de l'empereur Héraclius (610-641), et .reçut la charge de premier secrétaire impérial (2). Vers 630 il abandonna la carrière des honneurs terrestres, pour se retirer dans le couvent de Chrysopolis, de l'autre côté du Bosphore, aujourd'hui Scutari, où il semble avoir été revêtu bientôt de la dignité abbatiale. En 633 on le voit dans Alexandrie, aux côtés du moine Sophronius, le futur patriarche de Jérusalem (3).
Au mois de juillet 645 eut lieu dans FAfrique du Nord, probablement à Garthage, en présence (du légat impérial