‹ Les pères de l'égliseChapitre 45 sur 149 · Supra, § 81, u ; § 82, m · texte numérisé non relu

Supra, § 81, u ; § 82, m

Grégoire et d'un grand nombre d'évêques, une discussion solennelle entre Maxime et le monophysite Pyrrhus, l'ex— patriarche de Gonstantinople. Nous possédons les actes détaillés de ce colloque (1), et l'histoire des controverses monothélites offre peu de documents de cette valeur. Maxime remporta un éclatant triomphe ; Pyrrhus fut obligé de confesser son erreur et d'adhérer à la doctrine des deux volontés. L'année suivante, sous l'influence de Maxime, les évoques de l'Afrique de Nord et des îles voisines célébrèrent plusieurs synodes, qui rejetèrent le mono thélisme de la manière la plus formelle.

D'Afrique Maxime se rendit à Rome, où il poursuivit par la plume et par la parole le combat pour la foi de l'Eglise. Ce fut lui qui décida le pape saint Martin I (649- 654) à réunir le célèbre concile de Latran de Tan 649. Ce concile anathématisa, avec le monothélisme et ses adhérents, VEcthèse d'Héraclius de l'an 638 et le Type que Constant II (642-668) avait donné dix ans plus tard en faveur de l'hérésie.

Constant II se sentit profondément blessé ; la fureur impériale se déversa sans mesure sur le pape Martin comme sur son conseiller. Dans Tété 653, arrêté à Rome avec deux de ses disciples, Anastase le Moine et Anastase TApocrisiaire, Maxime fut conduit à Constantinople. Le procès qui s'y engagea et dont nous avons les procèsverbaux (2), aboutit pour les trois confesseurs à un misérable exil; Maxime fut envoyé à Byzia en Thrace et des deux disciples l'un à Perberis, l'autre à Mesembria. De nouveaux pourparlers engagés à Bizya, pendant l'été 656, ne purent décider Maxime à recevoir le Typé.

Au printemps 662, les trois exilés furent traînés une seconde fois à Constantinople, pour comparaître devant un

i. Migxi, ici, 287-354.

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