‹ Les pères de l'égliseChapitre 79 sur 149 · V. Supra, § 61, v · texte numérisé non relu

V. Supra, § 61, v

i 12 TROISIÈME PÉRIODE. — AUTEURS LATINS

jourd'hui Glermont-Ferrand ; il devait y mourir vers V&lvl 487. Le siège d'Arvernum tenait de sa situation et des circonstances une importance politique particulière. Devenu évêque, Sidoine s'interdit sévèrement la poésie profane, incompatible, pensait-il, avec l'esprit de sa nouvelle dignité (i) ; et son activité littéraire prit dès lors un autre cours. 11 se décida, non sans quelques hésitations, à publier une partie de sa correspondance. 11 avait choisi, comme il le dit lui-même (2), Pline le Jeune et Symmaque pour ses modèles. 11 n'y a pas jusqu'à la division de son recueil en neuf livres qui ne soit empruntée d'eux. Ces neuf livres parurent successivement : les premiers, avec des lettres qui, depuis longtemps, étaient arrivées à leurs destinataires ; les autres avec des lettres écrites précisément pour le recueil et en vue du public. On y trouve autant de phrases que dans les poésies et aussi peu d'idées, mais les lettres nous font assez bien connaître la société du v a siècle et sont par là même d'un intérêt puissant et varié (3). L'auteur les entremêle, ici et là, de vers, mais de vers chrétiens, inscriptions pour la dédicace de nouvelles églises, épitaphes, etc.

Le projet qu'il avait formé de chanter les martyrs de la Gaule (4), ne s'est pas réalisé. Sidoine avait écrit (5) des Contestatiunculx, c'est-à-dire sans doute des préfaces liturgiques ou des prières qui précédaient le canon de la messe (6) ; tout a péri.

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