‹ Les pères du désertChapitre 2 sur 41 · PRÉFACE. VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VII

procure le triomphe ie plus doux. El quel cœur humain ne doit point pratiquer l'abnégation ? Courage donc ! Acquérons cette vertu , en vivant dafls l'union avec les souffrances de la sainte humanité du Sauveur du monde.

L'on m'a conseillé de ne pas introduire trop d'idées mystiques dans ces tableaux. Je ne m'y serais certes pas hasardée, parce que la vie mystique est renfermée dans un livre à sept sceaux, que peuvent seulement ouvrir les saints et ceux que Dieu inspire, tandis que moi, je suis à peine parvenue au seuil de la sainte Eglise catholique. Cependant, il ne fallait pas reculer devant la publication des œuvres de la puissance et de l'amour de Dieu dans ses créatures purifiées par les exercices spirituels, parce qu'elles forment une partie considérable de la vie des grands anachorètes, et qu'on ne saurait ainsi ne pas y îidmirer les sirands secrets du mysticisme. Nous nous eu sommes rapportée au saint ermite, au grand Jean Climaque, lorsque, dans son « Echelle du ciel » , il écrit avec une si aimable simplicité : « Là où Dieu, qui est au-dessus de la nature, opère, il surgira toujours beaucoup d'œuvres, qui seront également au-dessus de la nature. «

Parmi les « Pères du désert >> , se trouvent beaucoup de personnes du sexe. Dans l'ordre de la grâce, il n'y a pas de distinction entre l'homme et la femme; il n'y a que la « nouvelle création », dit l'apôtre saint Paul aux Galates, et c'est pour cela que les femmes anachorètes font partie • de cette couronne de fleurs de la passion. Quelles femmes, — qu'une Macrine, dont le cœur aimant est l'appui de trois évèques, de trois saints, ses frères! — qu'une Paule, qui conquiert au salut des générations entières de sa famille !

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