‹ Les Perforatrices a air compriméChapitre 2 sur 5 · NE ; K · texte numérisé non relu

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dessus de cette dernière soupape, l'espace nuisible est supprimé; mais l'air entraîne avec lui de l’eau qui revient dans le compresseur, comme nous le verrons plus loin.

» Un effet inverse se produisant de l'autre côté du piston , les compresseurs sont à double effet.

» Pour éviter les inconvénients de l'action corrosive de l’eau, on construit le piston en laiton, et la tige est également recouverte de laiton.

» Les deux cylindres à vapeur ont 0,50 de diamètre et 4,20 de course, la détente est variable et on marche généralement à #/,, d'expansion.

» Le diamètre du volant est de 5 mètres et son poids de 6,500 kil.

» La vitesse minimum de la machine est de 5 tours pour une détente de ‘/,,; elle peut marcher à une vitesse de 20 tours.

» Le corps de pompe du compresseur a 0%,45 de diamètre; la course est la même que celle des pistons à vapeur, puisque l’action est directe.

» L'air comprimé par les deux compresseurs se réunit dans une même colonne de tuyaux de fonte T qui se rend aux réservoirs.

» Entre ces derniers et les compresseurs est intercalé un modérateur à soupape M (pl. 3, fig. 2 et 3), afin de pouvoir les isoler et de ne pas laisser la machine sous pression pendant les temps d'arrêt. Une soupape de sûreté R est également placée sur cette colonne de tuyaux et empêche tout accident, dans le ças où lé machiniste oublierait d'ouvrir le modérateur M avant de mettre la machine en mouvement. |

» Les réservoirs à air comprimé se composent de deux chaudières cylindriques H et H' en tôle de 7 millimètres d'épaisseur , avec un diamètre de 1,60 et'une longueur de 12,60, ce qui représente en tout une capacité de 30 mètres cubes. Cette capacité doit nécessairement être d'autant plus grande que la dépense d’air comprimé est plus considérable. Ces réservoirs ou régulateurs ont pour but d'entretenir, autant que possible, une pression constante, et d'obtenir une marche plus régulière de la machine.

» L'air comprimé se rend dans le premier réservoir H; celui-ci communique avec le second H' aù moyen d'un tuyau doublement recourbé 1’. Gomme l’air entraîne de l’eau avec lui, la prisé d'air sé fait sur la seconde chaudière au moyen de tuyaux T'en fer étiré de 0,075 de diamètre , qui se rendent dans les travaux intérieurs,

» On a placé, entre le puits et les réservoirs. un modérateur M', afin de pouvoir intercepter la communication avec l'intérieur et conserver la pression dans les réservoirs, en cas de rupture dé joints ou de tuyaux, ou de tout autre accident.

» Nous avons dit que l'air entraîne avec lui de l’éau dans les réservoirs; celte eau renferme de l'air comprimé qu'elle abandonne dans la chaudière, pour revenir ensuite aux compresseurs.

» À celte fini. du fond du résérvoir H, part un petit tuyau é en fer étiré de 23 millimètres de diamètre, sur lequel se trouve un petit robinet r. Ce tuyau se subdivise en quatre branChes, qui viennent chacuné äboutir à quatré bacs de foté b boulohnés sur les compresseufs contre la Süüpape d'aspiration. En Vertü de la pression de l'air, l'eaü st réfoulée dans ces bacs et aspirée avec l'air dans les compresseurs.

5 On doit éfitreteñir üñe hdüteur d'eau dé 0,30 à 0w,40 dans le réservoir H; il suffit d'ajouter de temps én leps uñ peu d'eau pour compénsér les pertes inévitables.

» Il fautravoir soin de purger de temps à autre lé second réservoir H! sur lequel se toüve la prise d'air, afin d’avoir toujours de l'air bien sec.

5 Un tiyau dé trop pléin #t', én forme dé sÿplion, sert à déverser l'eau qui pourrait S’'accumulér dans les bacs bb, dañs le cas où la soupape d'aspiration viendrait à s’enclouer.

Effet utile des compresseurs.

» Le Volüme d'air comprimé par éoup de piston simple est de 43 litres à une pression de 3 atmosphères. Pour 12 ‘/, révolutions de l'arbre du volant ou 50 coups de piston des compresseurs, on obtient l'air comprimé nécessaire pour alimenter

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12 perforatrices, Système Dubois et François ; c'est-à-dire 2,150 mètres cubes d'air à 4 atmosphères absolues.

» La surface du piston du compresseur étant de 0",1590, le travail utile à produire par coup de piston du cylindre à vapeur est de 3,809 kilogrammètres (calculés d'après le diagramme fig. 5, pl. 8, pris sur les compresseurs ).

» La surface du piston à vapeur est 0",1963.

» Le diagramme fig. 4, pl. 8, pris sur le Cylindre à vapeur accuse un travail de 4,534 kilogrammètres par Coup de piston.

, : 380 » Il en résulte que l'appareil compresseur rend Tai — 84 pour cent d’effet utile.

Distribution de l'air comprimé à la houillére Marie.

» La distribution de l’air comprimé dansles travaux se fait par une colonne de tuyaux jen fer éliré de 0%,075 de diamètre et de 4 millimètres d'épaisseur. Chaque tuyau à 5 mètres de longueur et à ses deux extrémités sont soudés deux collets de fer tournés.

» La conduite principale part du réservoir H', descend dans le puils aux échelles et parcourt, sur toute sa longueur, la bacnure, artère principale où viennent aboutir toutes les voies de niveau.

» Des embranchements en fonte sont placés, sur cette conduite, en face de chacune des galeries de niveau.

» Les conduites secondaires, partant de ces embranchements, Se Composent de tuyaux en fer étiré d’un diamètre de 50 millimètres.

» Ces tuyaux se laissant plier aisément à fr faire suivre toutes les sinuosités des galeries.

» Les joints sont formés par une bague en caoutchouc de 4 millimètres d'épaisseur, que l’on serre fortement entre les collets des tuyaux. Ces joints sont parfaits et l’on ner

oïd, on peut leur

emarque

aucune fuite sur une longueur de plus de 1,300 mètres.

Perforatrices.

» L'application la plus importante de la perforation mécanique à l'air comprimé, dans les mines, a été faite dans le bassin de Seraing, aux charbonnages de Marihaye, où l’on avait à creuser de longues galeries à travers bancs pour la mise à fruit du siége Pierre-Denis.

» Après mûr examen des divers systèmes de perforatrices, on s’est arrêté à la perforatrice Sommeiller. La mise en marche eut lieu en septembre 1868, et l’on obtint de très-beaux résul- ‘tats, quoique l'usure, l'entretien et la grande consommation d'air de cette perforatrice , ainsi que le personnel spécial qu’elle exigeait, ne pussent permetre de la considérer comme un outil entièrement convenable pour les mines.

» D'autres systèmes se sont produits, mais sont restés sans résultats pratiques. Les perforatrices Osterkamp, Haupt, Sachs et Dœring, pèchent par leurs supports et leurs organes mécaniques.

» La première possède, en outre, le défaut d’une distribution solidaire du mouvement de rotation. Il en résulte que, si la rotation est gênée, la distribution cesse de se faire. Or, ce cas arrive fréquemment à cause des supports qui ne présentent pas assez de stabilité; ce sont en effet des supports isolés ou échasses prenant leur point d'appui sur le sol. L'ouvrier est obligé de tenir la perforatrice à la main, et pour lui donner de la fixité, d'appuyer la poitrine sur l'outil; on ne peut, dans ces conditions, imprimer au fleuret une grande force d’impulsion et l'effet produit est faible ; d'autre part, il est impossible de faire de longs trous, et ce sont précisément les longues mines qui font le succès de la perforation mécanique.

» Ce sont ces inconvénients que MM. Dubois et François ont cherché à éviter et leurs recherches ont été couronnées de succès ; leur perforatrice, mise en pratique à Marihaye, puis à la houillère Marie, a donné des résultats qui ont dépassé toute attente. Son emploi commence à se généraliser.

Ebeseriplion de la perforatriee Bubois et E'rancçois.

» Dans un cylindre en bronze (pl. 5) se meut un piston B, dont la tige A fait l'office de porte-fleuret, A ce cylindre est adaptée une Chambre de distribution dans laquelle se meut un tiroir G relié à deux pistons H et H!; ce dernier présente une surface plus grande que le premier, L'air comprimé , arrivant dans la chambre de distribution, exerce sa pression sur les deux pistons; mais par suite de la surface plus grande du piston H', le mouvement se produit vers la droite ; la lumière « s'ouvre, el le fleuret est lancé contre la roche,

» Le piston H' est percé d'un conduit ü, qui permet à l'air comprimé de se répandre dans la chambre J, l'équilibre s'éta-

it alors sur ses deux faces, À ce moment, l'effet de ce piston est annulé et l'excès de pression agissant sur le piston H, ce dernier entraîne le tiroir dans l’autre sens; la lumière x s'ouvre, et le piston B revient en arrière.

» La tige A de ce dernier porte un bourrelet C, qui, dans sa course rétrograde, vient, par l'intermédiaire de la pédale D, ouvrir la soupape E; l'air comprimé contenu dans la chambre J s'échappe et le piston H! est de nouveau entraîné vers la droite.

» Le fleuret est lancé violemment et effectue son retour plus lentement, condition requise dans la perforation mécanique.

» La rotation du fleuret se produit par l’action alternative de deux pistons P (fig, 2 et 3) à simple effet, qui reçoivent la pression du fluide moteur par les deux ouvertures m» et n placées sur les lumières. Cette action alternative, ramenée par une tige Z à une roue à rochet V occupant la partie antérieure de la perforatrice, n'oCCasionne pas une grande dépense d'air comprimé et ne fait jamais défaut.

» L’avancement du cylindre, au fur et à mesure de l’approfondissement du fourneau, se produit comme le retrait, au moyen d'une vis agissant sur un écrou R fixé à ce cylindre. Ce mode de translation, dépendant de la main de l’ouvrier et de sa volonté, offre le grand avantage de permettre de faire varier la course du piston de 2 à 48 centimètres, suivant

qu'il s’agit de frapper à petits coups pour la préparation d’une attaque, ou de percer un trou de mine dans les conditions ordinaires.

» Il suit de là que, lors du percement des roches excessivement dures, telles que les quartzites ou les psammites, il est possible de ménager les fleurets, en frappant rapidement et sans grande violence, ce qui est souvent précieux pour la marche régulière du travail.

» La vitesse du percement des trous de mines a été de 0,040 par minute dans les grès et de 0",150 à 0,200 dans les schistes.

» Dans les roches calcaires , on l’évalue à vingt fois celle qu’oi. obtient à la main.

» La perforatrice Dubois et François est, on le voit, un appareil très-simple; il se distingue des appareils du même genre employés jusqu’à ce jour , ment Surtout par la bonne distribution de l’air comprimé et la parfaite combinaison de ses organes , par le mécanisme du mouvement de distribution et du monvement de rotation, ayant pour origine des pistons métalliques pleins, dont l'ajustement est très-simple et l'usure fort lente; il n’est besoin que d'assurer une résistance convenable au piston porte-fleuret, ce qui est facile à cause de la basse pression à laquelle fonctionne l'appareil.

» L'entretien est peu considérable; ces appareils peuvent rester plus de deux mois dans la mine, sans qu'il soit nécessaire de les nettoyer ou de les réparer.

» Ils ont l’avantage de fonctionner à une pression relativement faible (2 à 2 ‘/, atmosphères), ce qui est de la plus haute importance pour les charbonnages où les compresseurs sont mis en mouvement par la vapeur.

» Au Mont-Cenis, on a pu marcher à une pression de ÿ atmosphères, parce que la force motrice était empruntée à une chute d’eau.

» Ces perforatrices exigent fort peu de force motrice, 3 chevaux au plus par appareil.

» À tous ces avantages, vient s’en ajouter un autre non moins important : c'est la possibilité de se servir de ces perforatrices

sans le secours d’un personnel spécial; le premier mineur *

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venu en connaît parfaitement le maniement, après quelques jours d'exercice.

» La consommation d’air est de 480 à 200 litres par minute et par perforatrice marchant à une vitesse de 200 à 250 coups par minute.

Affüt ou support.

» Partout où l'on emploiera la perforation mécanique, il y aura des déblais considérables, et il sera toujours nécessaire de poser des rails pour les transporter ; il est rationnel dès lors de se servir d’affûts ou de chariots roulants qui supporteront 2, 3 et même 4 perforatrices. Ces affûts présentent les avantages suivants :

» 4° De permettre aux perforateurs de fonctionner dans toutes les positions ;

» 2 De laisser une liberté complète aux mouvements de l'ouvrier et de le dispenser de chercher des points d'appui pour des supports isolés, ce qui est difficile dans beaucoup de cas, et même impossible dans les terrains durs ;

» 3° De donner plus de solidité aux perforatrices, par conséquent, plus de poids, ce qui est indispensable pour anéantir la réaction provenant de la force d’impulsion qui envoie le piston porte-fleuret contre la roche ;

» 4° De donner aux perforatrices des dimensions telles qu’on puisse faire des trous de 0,75 sans changer de fleuret et de pouvoir faire des trous de mine de 1",50 à 2 mètres de profondeur sur un diamètre de 0,10, ce qui est indispensable, comme nous le verrons plus loin, dans le creusement des bacnures en plat ou en direction.

» Les affûts imaginés par MM. Dubois et François sont disposés de manière à réserver l’espace nécessaire à la circulation et aux manœuvres. Leur construction est très-simple et relativement peu coûteuse, par suite du petit nombre de pièces de forge qui les composent. Leurs dimensions varient avec la section de la galerie à creuser et avec te nombre de perforairices à supporter.

» Les figures 1 et 2, planche 7, représentent l'affût à deux perforatrices employé à la houillère Marie,

» Il se compose d’un châssis en fonte A porté sur deux roues R ; à ce châssis sont boulonnées deux bandes de fer BB formant timon et entre lesquelles peut glisser une pièce de fer C portant quatre roues plus petites r, et pouvant tourner autour d’un axe a. Cette disposition a pour but de pouvoir passer dans les courbes de petit rayon.

» Ce chariot porte 4 grosses vis dont es à l'arrière VV dans un plan perpendiculaire à l’axe longitudinal du chariot, et deux à l'avant V! V! dans un plan passant par cet axe. Sur ces vis se meuvent des écrous E, E, EL, E'; elles sont reliées entre elles, à la partie supérieure, par des pièces de fer B'B'. Sur les écrous E des vis d’arrière V reposent deux anneaux en fonte D, D.

» L’arrière des perforatrices est fixé sur la pièce D au moyen d’un pivot P, de façon que cet appareil peut recevoir trois mouvements. Sur les écrous E/E! des vis de devant reposent des pièces de fonte FF.

» Ces pièces portent des fourches GG sur lesquelles repose l'avant de la perforatrice; ces fourches glissent horizontalement dans des rainures x et »', de façon qu'on peut écarter ou rapprocher à volonté la perforatrice de l'axe de l'affût Enfin, sous ces fourches sont vissés des crochets e et ée! qui permettent de supporter les perforatrices , lorsqu'on doit forer des trous vers le sol de la galerie.

» On voit donc que la disposition de l'affût permet de donner aux perforatrices les mouvements les plus variés et de faire des trous de mines dans toutes les positions nécessitées pour le creusement des galeries. A l'arrière de l'affût est boulonné un tuyau de fonte TT portant quatre embranchements munis de collets. Sur deux de ces embranchements sont fixés des robinets H et H' qui communiquent avec la chambre de distribution des perforatrices, au moyen de tuyaux en caoutchouc munis d’une gaîne en toile.

» Les deux autres embranchements I et I! servent à amener l'air comprimé; on fait communiquer l’un d’eux avec la conduite

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d'air comprimé au moyen d'un tuyau en caoutchouc de 0,80 de longueur et l’on ferme l’autre par un plateau.

» Ce tuyau ne se relie pas directement à la conduite; on intercale entre deux, un tuyau dit télescope (fig. 3 et 4), formé de deux tubes en fer étiré de 5 mètres de long; le diamètre intérieur de l’un est égal au diamètre extérieur de l’autre; le premier sert de fourreau au second, en glissant dans une boîte à bourrage b.

» On peut ainsi allonger le tuyau au fur et à mesure que la galerie avance. Quand le télescope est arrivé au bout de sa course , on le remplace par un tuyau de 5 mètres.

» On à construit aussi des affûts à trois et à quatre perforatrices. Ils ne diffèrent du précédent qu'en ce que chacune des vis de devant porte deux supports au lieu d'un.

Fleurets.

» Les fleurets sont faits de barres d'acier fondu à section octogonale dont le cercle circonscrit a un diamètre de 25 millimètres.

» Le taillant est en forme de Z (fig. 5), pour le forage du schiste et du grès tendre. Dans le grès dur et surtout pour commencer le trou, il est préférable d'employer le taillant en croix, dit en bonnet de prétre (fig. 6).

» Pour forer des trous de 1,50 à 1",80, on emploie trois fleurets dont voici les dimensions :

No des fleurets . . . . 1 2 3 Longüedt.s it sed tie 4m,50. «0m Diamètre du corps . . . 0®,025 0",025 0,025 Longueur des taillants. . 0,037 0%,034 0%,031

» Chaque fleuret doit être bien dressé au tour et le taillant doit être présenté à un calibre ; sans cette précaution, le fleuret pourrait s’enclouer et l'on perdrait beaucoup de temps à le dégager du trou de mine.

» Le fleuret est soudé à une pièce A en fer forgé et tourné, (fig. 5) qui s’'emmanche exactement sur le manchon porteoutil M (fig. 1, pl. 5). Il y est fixé par une clavette c.

» Nous ne pouvons nous dispenser de dire quelques mots du soudage du fleuret en acier à cette pièce de fer. Le fleuret est refoulé sur bout jusqu’au diamètre de 0,045, puis aplati; on lui fait alors des barbes , ainsi qu’il est indiqué fig. 7.

» La pièce en fer est entaillée;, comme on le voit fig. 8, on la chauffe au rouge, on y introduit l'extrémité barbelée du fleuret et l'on martelle Le tout est alors chauffé à blanc, et martelé de nouveau ; on laisse enfin refroidir très-lentement sous des cendres. Ce n’est donc pas à proprement parler une soudure ; mais les barbes, en s’imprimant dans le fer, réunissent les

deux pièces assez solidement pour qu'il n’y ait jamais de

rupture dans cette partie.

» Un fleuret en Z dont le taillant a les mêmes dimensions que les fleurets ordinaires, porte un renflement également taillé en Z (fig. 9); ce fleuret sert à creuser les trous dits de déchaussement.

» Il y a 3 numéros de fleurets de déchaussement de dimensions différentes :

Ne ON HOT os ur: € à 2 3 HT NOR EN RS 10,50 2" Largeur du petit taillant . . . . 0,037 0m,034 0,031 Largeur du taillant élargisseur. . . 0,110 0,105 0,100

» Ces fleurets doivent être parfaitement cintrés au tour et bien calibrés.

Travail.

» Les parois et le sol de la galerie sont supposés bien taillés, et les rails placés jusqu'au front de taille.

» À la houillère Marie, les affüts sont construits pour le creusement de galeries de 1,80 à 2 mètres de hauteur sur 1",60 de largeur. Ils ont 1",20 de hauteur, 1 mètre de largeur et supportent deux perforatrices ; l'écartement des rails est de 0,75.

» L’affût est amené à une distance de 4",20 du front de taille.

» Pour lui donner plus de stabilité, on le fait reposer, par sa partie antérieure, sur un madrier en sapin m”, après l'avoir soulevé par un cric. (Fig. 4 et 2. PI. 7).

» À l'arrière sont fixées deux vis v au moyen desquelles on soulève également l'affût sur un madrier "”/, de sorte qu'il ne porte plus sur les roues. On met à l'arrière deux arrêts pour empêcher le recul. Ensuite on accouple le tuyau en caoutchouc au télescope et, pour éviter que ce dernier ne s’allonge par la pression de l'air, on le maintient au moyen d’un étrier et d'une chaînette h (fig, 4).

» On ouvre alors le robinét placé sur la conduite d'air et le travail commence,

» Le travail se fait par deux postes : l'un pour le forage des trous de mines, l’autre pour le tir et le déblai. Les ouvriers procèdent indifféremment à l’une ou l'autre de ces opérations.

1'° opération. — Forage des trous de mine,

» On commence par les trous supérieurs. Ces trous ne sont pas horizontaux, ils: inclinent vers le haut d’environ 10°, afin que le fond du trou atteigne la hauteur qu'on veut donner à la galerie, ainsi que le montre la figure 4, pl., 6, où sont représentées les diverses positions des trous de mine. Pour forer des trous de 1m60 à 4,80, il faut trois fleurets différents; le premier a 1 mètre de long et creuse le trou jusqu'à 060 de profondeur; on y substitue alors un fleuret de 4,50 qui approfondit le trou jusqu'à 1",20, puis enfin un fleuret de 2 mètres qui termine le trou.

» Lorsque les trous du faîte de la galerie sont terminés, on abaisse l’écrou de la vis antérieure, afin de ramener les perforatrices dans une position voisine de l'horizontale et l’on fore une seconde rangée de trous. On procède ainsi par rangées successives, en abaissant chaque fois les perforatrices.

» Pour la dernière rangée, on abaisse autant que possible les perforatrices et on les suspend aux crochets (fig. 1, pl 7). Il est impossible de forer ces trous tout-à-fait au niveau du sol, mais on les incline vers le bas, afin que le fond du trou alteigne le niveau du sol de la galerie.

» Lorsque le terrain est en plateure ou que l'on marche en direction, il est indispensable de faire, au centre de

la galerie , un trou de déchaussement de 0,10 de diamètre, O (pl 6); il est destiné à desserrer la roche, en affaiblissant la résistance qu'ont à vaincre les premières mines.

» Autour de ce trou , on fait 4 à 5 trous de mine; deux de ces trous £e n’ont qu'une longueur d’un mètre. Généralement, pour une galerie de 4,80 sur 4,60, on fait 24 fourneaux de mine et un trou de déchaussement de 4,50 à 1,80 suivant la dureté de la roche; ces fourneaux sont disposés à peu près comme il est indiqué dans les fig. 1 et 2, pl. 6.

» Dans les roches en dressant, on peut se dispenser du trou de déchaussement; on fait 3 à 4 trous assez rapprochés au centre de la galerie, et on les fait sauter en même temps.

2e opération. — Tirage et déblai.

» Lorsque la perforation est terminée , l'affût est retiré sur une gare d'évitéement pour procéder au tirage.

» On commence le tir par les plus longs fourneaux aa situés à proximité du trou de déchaussement; la roche se brise de manière à former vers le fond une poche bb.

» Ensuite, on charge les petites mines cc pour faire sauter le devant de l’excavation resté intact. Il arrive souvent que ces petites mines sont inutiles et que les premières produisent leur effet sur toute leur longueur.

» On continue le tir par les mines dd situées sur la ligne horizontale passant par le trou de déchaussement, de manière à former une excavation sous forme de havage, au milieu du front de taille. On tire ensuite les fourneaux supérieurs et l'on termine par les fourneaux inférieurs.

» Le tir s'exécute par volées de 4 à 5 mines à la fois: il va de soi que l’on doit charger et transporter lés déblaïis au fur et à

mesure.

» On se sert, pour le tirage, de cartouches de poudre comprimée; ces cartouches produisent un effet plus considérable sous un volume plus petit. Dans le grès, on emploie avec avantage la dynamite, surtout pour les premières mines. L'emploi de cette substance peut dispenser du trou de déchaus-

sement que l'on remplace par quelques mines simultanées très-rapprochées. Il en résulte une grande économie de temps.

» Pour desserrer le terrain, il est indispensable de faire sauter plusieurs mines simultanément, notamment dans les grès durs, aussi n’y a-t-il pas de doute que l’on arrivera à faire usage de l'électricité pour amorcer ces mines.

Personnel.

» Le personnel se compose de deux postes se relayant de 42 en 12 heures. À

» Chaque poste se compose de trois hommes, deux ouvriers et un manœuvre, qui font indifféremment le forage des trous et le déblai.

» La position des fourneaux de mine dépend de la nature et de l'allure des terrains; deux ouvriers .restent près des peroratrices, et le troisième au front de taille. Les premiers fmanœuvrent les perforatrices, les placent dans la direction convenable, ouvrent les robinets et réglent l'avancement de l'appareil, au fur et à mesure de l’approfondissement du trou.

» L'ouvrier, placé au front de taille, dirige les fleurets au

commencement de l'attaque, les change et soigne l'injection d’eau , s’il y a lieu.

» Lorsqu'on commence un trou , le robinet n’est ouvert qu’à moitié et l’on fait battre la perforatrice à petits coups; lorsque le trou a une profondeur d’un centimètre environ, on ouvre le robinet complètement et l’on frappe à toute volée.

» La durée de la perforation varie de 6 à 10 heures suivant la dureté de la roche. Le tirage et le déblai, y compris la manœuvre de l’affût et. la pose des rails, dure de 8 à 9 heures. Dans le schiste et le grès tendre, on donne aux trous une longueur de 1,60 à 1,80; dans le grès dur, il est préférable de ne pas dépasser 1 mètre à 1,20. Il faut faire en sorte que le fond de tous les trous se trouve dans un plan vertical , afin que le front de taille soit bien droit et les parois bien coupées sans retaille,

Injection d’eau.

» Dans lé schiste et même dans le grès tendre, les trous

de mine sont forés à sec. Mais dans le grès dur, il ést avântageux de lancer daris lé fournéau ün filet d'eau dont lé but est, hon-seulemént dé netloyef le troù, mais surtout d'éviter l'échauffement et l'usure trop fapidé du fleuret.

!5 » L'eau est conteñue dans ün tonñeau en tôle d’une capacité d'environ 500 litres (pl. 8), porté sur ün betit chariot qué l'on amène dérrière l'affut, Cé tonneau est muni d'un trou d'homme fermé pat un couvercle.

Un trou A d'environ 25 millimètres de diämètré est taratdé dans ce couvercle pour recévôir l'ajutage E.

» Un second ajülage F est fixé au moyen dé déux boulons B sur le couvercle.

» C est un tuyau de cuivre où dé fér étiré plongéäht dans le réservoir jusqu'à 50 millimètres du fond.

» D est une plaque de caoutchouc de 6 millimètrés d’épaisseur fermant hermétiquèment le trou d'homme.

ÿ Le réservoir est rempli d'eau. On fait communiquer l'ajutage F avec un petit robinet placé sur fa conduite d'air, au moyen d’un tuyau de caoutchouc T.

» L'ajutage Ë est relié, par un tuyau semblable, à une clarinette en laiton H, fixée à l'affût et portant 2 robinets à béc r el."

» De ces deux robinets partent des tuyaux en caoutchoüc terminés par les flèches f'et f. Ces flèches étant placées sur un support vis-à-vis des fourneaux de mine, on ouvre le robinét placé sur la conduite, l’air comprimé chasse l’eau par l’ajutage E, et le liquide est lancé dans les trous de mine. Une ouverture 0, pratiquée dans le couvercle, taraudée et fermée par une vis, permet de remplir le réservoir sans démonter le couvercle.

Résultats obtenus.

» Lés résultats obtenus, tant en Belgique qu’en France, par l'emploi des perforatrices Dubois et François, pour le ereuse-

ment des galeries à travers bancs, sont des plus concluants, ainsi que le prouvent les renseignements suivants qui nous ont été fournis par les charbonnages où ils sont mis en usage.

» Ï. — Aux charbonnages John Cockerill, houillère Marie, la mise en train eut lieu le premier janvier 4871, dans une galerie à travers bancs de 2 mètres sur 1,60, et le 16 mars suivant, c'est-à-dire après 56 jours de travail, la galerie avait atteint une longueur de 100 mètres, ce qui correspond à un avancement moyen de 1",80 par jour.

» Une galerie percée à la main, dans le même terrain, n’a atteint la même longueur qu'après 152 jours, ce qui correspond à un avancement de 0,60 par jour. Le travail mécanique a donc été trois fois plus rapide que le travail à la main.

Quant au prix de revient, il est le même dans les deux cas; voici ce prix pour chacune de ces galeries.

» À. — Le creusement à la machine s’est fait à l’entreprise à raison de 30 francs le mètre courant dans le schiste et de 60 fr. dans le grès.

» Dans ce prix étaient compris l'abattage, la poudre , la mèche, l'huile de graissage pour les perforatrices, ainsi que le chargement des déblais et leur transport dans une gare d’évitement située à 50 mètres du front de taille.

» Voici l'évaluation de tous les frais pour ces 100 mètres.

81 mètres de schiste à 30.1r 4,42, 7..." 2,490 » 49 » de grès à 60 fr. . . . . See ER © NE Transport des déblais de la gare d’ éyitétuént au puits. 295 » Machiniste An TOUR. ms one ce eo. à 84 »

RO ER. de vs as do 4 De 63 »

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Pièces dé TECHANLe RS RTS Sr, à à 87 »

Amortissement-à 10 Vo 0 à 12»

Total. fr. 4,602 »

» Le prix du mètre courant a donc été de fr. 46,02.

» Nous ferons remarquer que les derniers frais ont été répartis sur 4 galeries en creusement; ils sont constants et ils seront d'autant moins élevés qu’il y aura plus de champs d’attaque.

» B. — Le creusement à la main a été payé à 35 fr. le mètre courant dans le schiste et 70 fr. dans le grès. Dans ce prix étaient compris la poudre et les mèches; mais non le chargement, ni le transport des déblais. Voici le prix de revient :

78 métros deschiste à 38Îrs sur ot povet ati 12,780..5 22 » degrès à. 70,f0.: 211.110 and ec 0 11040 %# Chargement et transport des déblais du front de

taille Qi DOS 2ic Art AL zenre us Has zu 680740

Total. fr. 4909 40 » Soit fr. 49,09 le mètre courant.

» La quantité de poudre consommée est bien plus considérable dans le travail mécanique que dans le travail à la main, parce qu’on fait les trous de mine le plus longs possible, pour économiser du temps. Ces mines ayant une grande résistance à vaincre , et surtout les premières, exigent une forte charge de poudre. C’est ce qui rend le prix de revient aussi élevé que celui du creusement à la main.

» C'est ainsi que, pour le percement mécanique des 100 mètres de galerie, on a consommé 752 kilogrammes de poudre, tandis que pour le creusement à la main on n'en a consommé que 250 kil.

» I. — A la fosse Pierre-Denis de Marihaye, on a creusé, à 483 mètres de profondeur, avec un affût portant deux perforatrices, une galerie de 1477-50 de longueur, dont 17 mètres de grès en 417 jours de travail, ce qui fait 1",50 d'avancement moyen par jour.

» Cette galerie a une section de 1" 60 sur 4",80 de haut.

» Ces 177,50 ont coûté :

Main-d’œuvre pour perforation, tir ettransport

des déblais à 100 mètres. . dé Mie nt oc a DOTE Poudre comprimée .. .« … . ... + . . . » 1,306 40 Mèches . . . Ré" El LR 452 »

Entretien des nds : si Eat » 295 »

Graissage des appareils et mächintsls d6

COMTESSE... lle ut cc cmioranehet mnt D 397 »

Total. . . fr. 6,486 40

Ce qui correspond à fr. 36-54 pour le prix moyen par mètre courant de galerie, grès compris.

» À la même fosse, avec un affût portant 4 perforatrices, üh a creusé à 419% de proféndeurune galerie de 2,20 dé hauteur sur 2,20 de largeur, dont le front d'attaque se trouve actuellemeñt à 1,700 mètres du puits. Pendant le 4 semestre 487%, on en à percé une longueur de 246 mètres eh 153 jours de travail, ce qui correspond à 1,60 d'avancement moyen par jour.

» Dans ces 246 mètres sont compris 48 mètres de grès, et ce travail a coûté !

Main-d'œuvre pour perforation, tir et transport DONUMNIPeSs. + 4 di purs 2 cs 22, tof cui TON Poudre COMprimÉe ....,:.. 1» +. “de + » » . 9929,10

MGR res ne CA HUE 4 708,00 Entretien des Mattinés (73 A » 299,25 Graissage des appareils et RARE du com-

DIBAOU PE... rate. NE M NS Dee, SP ATARI RSA

Total, fr, 12988,925

» Ce qui réviént à fr. 52,80 pour le prix moyen du mètre courañt dé galerie.

» Ces données ne peuvent être prises comme terme conStânt de comparaison et les résullats obtenus par l'emploi de la perforation mécanique varient nécessairement avéc les circonstances dans lesquelles elle est appliquée.

» En effet, daïis les charbonnages , le service de là perforation doit s’intercaler dans le service général de l’éxploitätion sans le contrarier; or, il dépend de ce dernier service pour l’enlèvement des déblais, l’aérage et ses différents bésoins. On conçoit, dès lors, que lorsqu'il s'agit dé créer un nouvel étagé au moyen galéries partant du puits, les résultats sont plus avañitageux, parcé que, dans ce cas, la perforation se trouve presque isolée du reste de l'exploitation.

»5 D'autres circonstances peuvent encoré iugmiénter cés ävantages ; ce sont :

» 49 L'emploi de la dynamite dans les roches dures, lorsqué l'aérage est assez actif pour le permettre ;

» % Une section de galerie un peu grande qui permet de faire de plus longs fourneaux de mines;

» 3° La dureté des roches, bien qu'elle rende le travail de la perforation proprement dite plus ou moins difficile.

» Pour prouver ce que nous avançons, nous citerons quelques résultats obtenus en France, dans des charbonnages où le travail de la perforation était complètement indépendant du reste de l’exploitation. ;

» La Société civile de Ronchamp (Haute-Saône) a creusé une galerie à travers bancs d’une section de cinq mètres carrés (2",95 sur 2",30), à la fosse d'Eboulet.

» Les terrains traversés étaient composés d’un cinquième de grès dur, deux cinquièmes de grès ordinaire et deux cinquièmes de schiste.

» Par les procédés ordinaires, on avait obtenu un avancement mensuel de 7 mètres, la section de la galerie n'étant que de quatre mètres carrés, et le prix de revient montait à 87 fr. par mètre courant, soit à 24 fr. 16 par mètre cube de roche extraite.

» Par l'emploi de la perforation mécanique, du 1° janvier 4872 au 15 mai suivant, on a fait 216 mètres d'avancement, soit 48 mètres par mois en moyenne.

Le tableau suivant résume ce travail :

Janvier.|Février,| Mars. | Avril. | Mai. Total.

Nombre de journée de travail. « . . , Q L] Avancement de la galerie.

Quantité de poudre ordimaire , « « + +h220k,00| 240K,00| 230k,00) 150k,00| 244,80! 844k,80 Quantité de dynamite. 74k,50| 125,00! 222k,50| 245 ,40| 122k,00f 789k,40 Nombre de capsules . » » » » ” 2,800

Longueur des mèches. , » » « 5,880m00 Entretien du matériel, main-d'œuvre et fourniture Écrire DATA » » # 2,253",50 Entretien des perforateurs au fond de la mine pouri.

le personnel . En » ” ” 563f 50 Graissage des appareils ; » » » 5681,50

de perforation

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