CHAPITRE IT
| DIRECTION DE L'ACCOUCHEMENT PAR LES PERFUSIONS INTRAVEINEUSES D'EXTRAITS POST-HYPOPHYSAIRES
Nous venons de voir dans le chapitre précédent, que l'utilité et l’efficacité de la post-hypophyse pour mettre en route les premières contractions du travail, avaient èté mises en doute par de nombreux accoucheurs. Nous avons vu également que l'administration de ja post-hypophyse en perfusions intraveineuses donnait dans ce domaine des résultats très inconstants. [l n’en est plus de même à propos de l’accouchement proprement dit, et la valeur ocytocique des extraits post-hypophysaires n’est niée par personne. Si l’utérus, non encore en travail, peut, dans certains cas, demeurer insensible à l’action de la posthypophyse, il est, par contre, d’une sensibilité extrême à cette hormone, lorsque les premières contractions ont commencé à apparaître.
Après un bref rappel historique de l’utilisation obstétricale de la post-hypophyse, des espoirs et des craintes que cette utilisation a suscités parmi les accoucheurs, nous envisagerons deux parties à ce chapitre :
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Dans la première partie, nous étudierons l’utilisation isolée des perfusions d’extraits post-hypophysaires.
La seconde partie sera consacrée à l’utilisation des perfusions d'extraits post-hypophysaires associées à un anesthésique tel que le chloro-kélène. Nous exposerons les bases logiques d’une telle utilisation et les raisons qui l’ont faite adopter par le service de la Clinique d’Accouchement de Toulouse.
A. Rappel historique.
Les controverses sur l’utilisation obstétricale de la posthypophyse furent excessivement nombreuses.
PoULIOT se montr# un partisan convaincu de son emploi. Pour HAskEL, au contraire, il eut mieux valu « que l’humanité ne l’eût jamais fait connaître ».
Davis, PLANCHER étaient absolument du même avis.
En fait, la post-hypophyse passera, petit à petit, dans la pratique courante, et les avis ne divergeront plus que sur les modalités de son application. La post-hypophyse devenait ainsi une médication très précieuse dans la main des accoucheurs et ceux-ci l’utilisèrent de plus en plus. Mieux que tout autre ocytocique, cette hormone augmentait d’une façon considérable la valeur du moteur utérin, tout en respectant son mode de fonctionnement. L’accouchement s’accèlère tout en restant physiologique.
Il reste tout de même vrai que: son utilisation abusive peut être à l’origine de certains accidents. Nous savons, en effet, que la contraction de la fibre utérine réclame un état optimum du tonus de celle-ci, D’où l’action favorable de l’extrait hypophysaire en cas d’hypotonie utérine.