‹ Les Perfusions Intraveineuses d'Extraits Post-Hypophysaires dans le Déclenchement du Travail et dans la Direction de l'AccouchementChapitre 32 sur 33 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Ce travail avait essentiellement pour but de dégager l’ensemble des avantages cliniques qu’il semble permis d’attendre d’un nouveau mode d'utilisation de la posthypophyse en obstétrique. Dans ce domaine, les perfusions intraveineuses d'extraits post-hypophysaires sont toutes récentes, et c'était, jusqu'ici, la voie intramusculaire qui avait la préférence de la majorité des accoucheurs.

Cependant OsrTrCIL, de Prague, semblait déjà en 1928, avoir prévu le principe et l’importance de la méthode des perfusions. Cet auteur pratiquait à cette époque des injections intraveineuses lentes de post-hypophyse.

Les auteurs modernes se sont intéressés à l’emploi des perfusions d’extraits post-hypophysaires dans les différentes phases de l’accouchement.

Le premier chapitre de notre travail était réservé au déclenchement du travail au moyen de cette nouvelle méthode. Il nous a permis de constater, une fois de plus, que les accoucheurs n’ont pas encore trouvé un moyen médicamenteux capable de provoquer d’une façon certaine les premières contractions utérines. En matière de déclanchement du travail beaucoup d’inconnu persiste encore.

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La méthode des perfusions permet cependant, semblet-il, d'augmenter le pourcentage de succès par rapport aux méthodes classiques utilisées jusqu'ici.

Les chances de succès sont en rapport étroit avec l’état des membranes, l'intensité, la durée et la fréquence des contractions utérines, Ces chances augmentent encore s’il s’agit de multipares et si on utilise la quinine en association avec les perfusions de post-hypophyse. |

Dans le second chapitre, nous avons étudié la direction de l’accouchement au moyen des perfusions d’extraits post-hypophysaires. La première partie de ce chapitre traitait plus spécialement de l’utilisation des perfusions isolées de post-hypophyse suivant la méthode propre à un certain nombre d'auteurs anglo-saxons, belges et parisiens.

Les avantages d’une telle technique sont réels. Elle donne, en effet, un caractère plus physiologique aux contractions utérines, mais nous n'avons pas oublié de signaler les risques et les inconvénients qui pouvaient survenir lorsque la post-hypophyse était utilisée seule. Les indications en sont donc assez limitées. ‘

La seconde partie de ce chapitre. dans laquelle nous avons étudié les avantages découlant d’une association anesthésique-perfusion de post-hypophyse, montrait done les améliorations que l’on pouvait apporter à la première méthode en utilisant un frein régulateur de l'hormone ocytocique. Ce frein régulateur nous l’avons trouvé dans le chloro-kélène, tel qu'il est utilisé dans la méthode de DELALANDE.

Ainsi, une nouvelle technique était créée, réunissant les mérites et les avantages de deux méthodes différentes, deux sortes de travaux les mettant en évidence :

1” Les études physiologiques et pharmacodynamiques des auteurs américains sur les différences d’action de la post-hypophyse injectée par voie intramusculaire et en goutte à goutte intraveineux, études qui concluent en faveur de cette dernière technique.

2° Nos observations cliniques personnelles portant sur la direction de l’accouchement normal et le traitement de certaines dystocies.

Ces différentes études expérimentales et cliniques justifient suffisamment l’emploi d’une telle méthode.

On obtient en effet, grâce à cette technique, un mode d'action plus physiologique de la post-hypophyse qui, injectée d’une façon continue et lente, provoque néanmoins des contractions successives, séparées par un intervalle de repos.

En clinique, nous avons vu que cette action physiologique se traduit par une accélération très marquée de l’accouchement, la période de la dilatation étant raccourcie. Les contractions biën rythmées de l’utérus assurent une descente et une rotation de la tête fœtale toujours très importante. L’expulsion spontanée est presque toujours la règle dans l’accouchement normal. S'il s’agit de dystocies fonctionnelles, cette rotation et cette descente très marquées de la tête fœtale sur le périnée permettent un forceps plus facile.

D’autres avantages existent : Nous pouvons réaliser un double frein sur les propriétés excito-motrices toujours dangereuses de la post-hypophyse, d’une part, au moyen d’un anesthésique, d’autre part, grâce au réglage de la vitesse d'écoulement du liquide de perfusion. Ce réglage

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