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cellules ; la croissance du parasite consécutive au développement des rhizoïdes, l’amas de granules cytoplasmiques qui se trouve dans le corps au voisinage de l'insertion pédonculaire, et qui témoigne d’une activité élaboratrice localisée en ce point; la résorption de ces grains au cours des segmentations du trophocyte, la faculté d’accroissement prolongé du trophocyte opposée à la division rapide, sans accroissement notable de volume, du gonocyte et des sporocytes, etenfin l’absence chez le parasite d’un pigment assimilateur qui lui permette uhe existence indépendante.
La seule hypothèse à opposer à la conception que je viens d'exposer est celle-ci : les formes externes pourraient trouver les éléments de leur nutrition au contact même de la tunique, ou de la coque, par une absorption d’éléments solubles émanés des substances qui constituent ces parties. Cette hypothèse ne rend pas compte de la polarité accentuée des Apodinium et des particularités de leur sporogénèse qui lui sont liées.
NUTRITION DES FORMES PHARYNGIENNES. — Par contre, il semble que l’évolution des formes pharyngiennes puisse fournir un appui à cette seconde hypothèse. Comment expliquer en effet que celles-ci conservent, après s’être détachées de leur pédoncule, cette polarité que nous avons tendance à attribuer précisément au rôle important, joué par cet organe dans la nutrition du parasite ?
Sans avoir à faire intervenir ici rien qui ressemble à l’hérédité des caractères acquis, étant donné qu’une forme pharyngienne et la forme externe dont elle provient sont un seul et même individu, nous pouvons penser qu’un caractère aussi accentué que la polarité des Apodinium ne peut se modifier pendant le temps toujours court de l’évolution pharyngienne, d'autant que cette évolution ne se reproduit vraisemblablement pas chez tous les individus d’une même lignée. La cellule distale conserve donc la propriété d’assimiler et de croître, et si elle peut le faire sans l’intermédiaire de ses rhizoïdes, c’est qu’elle se trouve dans le pharynx au contact même des substances que de l’extérieur elle puisait à travers la tunique, le plus souvent dans la glande pharyngienne. Le parasite se trouve en effet dans le sinus pharyngien gauche, tout à côté de la glande pharyngienne, qui, périodiquement, y déverse ses produits, et il les absorbe directement.
Abstraction faite de l’évolution pharyngienne qui n’est somme toute dans le cycle d’Apodinium mycetoides que la conséquence d’un accident, ce qui ne lui enlève rien de son intérêt, le parasitisme de ce Péridinien peut être défini comme « parasitisme intracellulaire (cas de la
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glande pharyngienne) ou intercellulaire (A. rhizophorum) médiat ».
Ce mode est peu répandu chez les Protozoaires. On n’en peut guère trouver l’équivalent que chez les grégarines polycystidées sédentaires à épimérite très développé : Actinocephalides, Stylorhynchides, Dactylophorides. Il est, au contraire, très répandu chez les Protophytes, particulièrement chez les Chytridinées et les Laboulhéniacées.
Je m'étendrai plus longuement sur ce point de parasitologie générale dans le chapitre de ce mémoire consacré aux caractères généraux du parasitisme des Péridiniens.