‹ Les Péridiniens parasites: Morphologie, reproduction, éthologieChapitre 33 sur 119 · II. — B. crassum chez les Clausocalanus, p · texte numérisé non relu

II. — B. crassum chez les Clausocalanus, p

RELATIONS POSSIBLES AVEC B. spinulosum. LA VARIÉTÉ inornatum. — En décrivant cette espèce, je me suis exprimé ainsi : « Je donne provisoirement ce nom à des formes solitaires dont le macrocyte (trophocyte) rappelle celui de B. Pruvoti (espèce dans laquelle je comprenais alors B. spinulosum). Il est fusiforme comme lui, arrondi à l’extrémité

1. Des faits de même ordre ont déjà été mis en lumière par CAULLERY et MESNIL (1893) en ce qui concerne le développement de certaines Grégarines, les Gonospora (G. longissima) parasites du cœlome de l’annélide Dodecaceria concharum. La grégarine ne se rencontre qu’à l’état végétatif chez les Dodecaceria non adultes (stade B,). Chez les Dodecaceria au stade B,, à produits génitaux mûrs, la grégarine sporule de sorte que ses spores sont expulséos avec les produits génitaux de l’hôte.

EDOUARD CHATTON

antérieure, aigu à l’extrémité postérieure, mais beaucoup plus trapu.

Il porte aussi une ligne hélicoïdale de spinules, mais il est de dimensions

toujours plus considérables. Une seule génération de microcytes (sporo-

cytes) qui sont beaucoup plus nombreux que chez B. Pruvoti au même

stade. Si je fais des réserves sur l’autonomie de cette espèce, c’est qu’il

F1G. xx. Calocalanus styliremis Q parasitée par Blastodinium crassum.

Stade I-32 (X 150).

se pourrait qu’elle représentât une forme solitaire de B. Pruvoti qui devrait précisément à son isolement, supprimant le conflit de croissance, son développement plus considérable. »

Malgré les documents que j'ai recueillis postérieurement à 1908 sur ce Blastodinium, la question de ses relations ontogéniques possibles avec B. spinulosum ne s’est pas notablement éclaircie. Elle donnera lieu à une discussion qui à sa place au chapitre où il est traité des relations des espèces entre elles. Pour l'instant, je ne vois qu’avantages à la présenter comme une forme autonome.

Elle offre une variété qui en diffère principalement par l’absence de crête hélicoïdale sur sa coque et que nous étudierons séparément sous le nom de B. inornatum nov. var.

HOTES. INDICE D’INFECTION. — La description suivante s’applique uniquement au parasite de Paracalanus parvus CL., mais B. crassum type se rencontre aussi chez Clausocalanus furcatus G. BRADY. Je ne l’ai observé qu’une fois chez CL. arcuicornis Dax. Le 24 octobre 1912, j'ai trouvé trois Calocalanus styliremis GIESBR à l’avant-dernier stade, contenant chacun un Blastodinium rigoureusement identique au type.

Sur 327 Copépodes infectés, la statistique donne :

Paracalanus parnus CRDP ER RR TERRE 253 Clausocalamus furcatus............... 70 Clausocalamus arcuicornis.....,....... L Calocalanus styliremis................ 3

On voit que B. crassum paraît plus abondant chez les Paracalanus parvus que B. spinulosum. C’est ce qui ressort aussi de l’indice d’infection établi le 25 septembre 1908, où il s’est trouvé 23 Paracalanus infestés

PÉRIDINIENS PARASITES 153

sur environ 1.500 examinés, soit 15 pour 1.000 Copépodes parasités, indice beaucoup plus élevé que celui du même hôte infesté par B. spinulosum (v. p. 93). Je n’ai pas relevé l’indice d'infection pour Clausocalanus furcatus. B. crassum est une forme plus commune à Banyuls que

B. spinulosum, non seulement parce qu’elle est plus abondante, mais aussi par ce qu’elle est moins

sporadique.

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