‹ Les Péridiniens parasites: Morphologie, reproduction, éthologieChapitre 46 sur 119 · I. STADES POLYBLASTIQUES · texte numérisé non relu

I. STADES POLYBLASTIQUES

ForM£g. DIMENSIONS. ORIENTATION. — B. hyalinum est comme B. contortum une forme essentiellement solitaire. L’unique exception

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constatée à cette règle sera discutée à la fin du paragraphe relatif à la

reproduction.

La figure 37 représente un parasite en place dans son hôte. Il saute

F1G. OV. Blasiodinium hyalinum de Clausocalanus areuwicornis ; a, forme triblastique trapue (x 260); s, sporoytes moyens de la même, en voie de division tétrade ( X 550).

Considérons particulièrement le parasite de la figure 100. C’est une une forme moyenne, du type le plus commun. Elle mesure 330 y

F1G. OVI, Blastodinium hyalinum de Clausocalanus arcuicornis, coques internes d’une forme grêle tétrablastique (x 180) (très grande taille).

aux yeux que son orientation dans l'hôte est exactement celle qu’y offrent les diverses formes de B. contortum. I est donc inutile d'y insister à nouveau.

FiG. "OvII. Blastodinium hyalinum trophocyte et sporocyte, extraits d’un parasite polyblastique. (x 260).

entre les pôles sur 1104 de large et présente trois feuillets de sporocytes recouvrant le trophocyte. On ne peut plus parler pour elle de galbe hélicoïdal. Il subsiste pourtant des traces manifestes de la torsion primitive : ce sont les sinuosités du contour, et une déviation légère, mais encore nette, du pôle antérieur vers la gauche et du pôle postérieur vers la

tt. tre ét ne ed née ns

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droite. On remarque que ces sinuosités reproduisent à peu près exactement celles de la forme redressée de la figure 97. Si elles sont plus accentuées que ces dernières, cela tient à ce que le parasite est moins gonflé de sporocytes. Les formes à nombreux feuillets sporogénétiques sont en effet beaucoup plus massives eb la concavité de la face dorsale en particulier y disparaît complètement.

Dans les unes et les autres, le ventre équatorial est très pro-

a Fi. CVIrT. PBlastodinium hyalinum de FiG, OX. Blastodinium hya- F1G. 0x. Blastodinium hya- Clausocalanus arcuicornis. Forme Tinum de Cliusocala nus ar- linum de Clausocalanus tétrablastique (X 260), cuicornis, forme grêle tétra- arcuicornis. coques cenblastique (X 180) (très trales d’un gros indigrande taille), vidu trapu (X 260).

noncé, tandis qu’au contraire le quart antérieur du corps a tendance à s’effiler en un long col qui s’enroule en crosse à son extrémité. La partie

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postérieure conserve son aspect massif et chez les formes très développées, elle fait corps avec la masse moyenne du parasite. La taille des plus grandes formes (tétrablastiques) peut atteindre, chez Clausocalanus arcuicornis 830 ph. Sur 160 p.

RAPPORTS DU TROPHOCYTE ET DES FEUILLETS DE SPOROCYTES. OBTU- RATION DU HILE. — Chez B. contortum type, la forme du trophocyte et des coques les plus récentes reproduisait à peu près fidèlement, toutes proportions gardées, celle du parasite total. Ici, il n’en est plus de même. Dans l’individu que nous considérons, la coque IT est

encore à peu près semblable à la F1G. OxXII. Blaslodinium hyalinum. Sporocytes déhis- à PR cents, montrant l’accolement en croix x 1200). coque L mais son extrémité antérieure ne présente point l’enroulement en crosse. La coque TIT diffère de la précédente par la réduction du col antérieur et surtout par l’absence de concavité dorsale. Quant à la forme du trophocyte, elle n’a plus rien de commun avec celle du parasite entier. C’est un cylindre à peine incurvé à pôle antérieur arrondi, et à pôle postérieur aigu. Cet aspect plus ou moins rigide du trophocyte,

contrastant avec le modelé sinueux du parasite et des coques externes,

&. OX. Blastodinium hyalinum de Paracalanus parvus, spores et kystes de ces spores dans la carapace du Copépode mort (au bout de 10 heures). En », noyau sporal coloré par le vert de méthyle acétique. (x 1200).

est tout à fait caractéristique de B. hyalinum. Un autre caractère très constant des formes moyennes et ultimes de cette variété est l’absence complète de hile, caractère qui ne se retrouve chez aucun autre Blastodinium. La couche des sporocytes I est continue. Elle enveloppe de toutes parts la coque IT. Dans les parasites très développés à 4 et 5 feuillets de sporocytes, l’on pourrait voir encore le deuxième feuillet enfermer complètement la troisième coque. Mais il n’en est pas ainsi chez l'individu qui nous occupe. Le deuxième feuillet est interrompu sur toute la face

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droite de la coque, formant là un hile homologue du hile de B. contortum. Chez tous les B. hyalinum que j'ai pu examiner, le hile existe toujours dans les coques centrales. Nous verrons qu’il existe toujours aussi chez les parasites jeunes. Il ne se comble que chez les individus adultes à partir du troisième feuillet de sporocytes.

DÉFAUT DE PIGMENTATION ET ABSENCE D’INCLUSIONS

— Le parasite est toujours entièrement et complètement incolore, et il passe très facilement inaperçu à côté des parasites presque toujours brillamment colorés que sont la plupart des autres Blastodinium. Le substratum du pigment lui-même a disparu. Il n’y a plus trace de chromoplastes.

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Les globes de réserves adipeuses

ou amylacées y font complètement défaut. Seule une zone équatoriale, finement granuleuse, contraste avec l'aspect hyalin da corps. Les noyaux sont invisibles sur le vivant. Il n’y à point de à.

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vacuoles. L'aspect des éléments A = < ne FIG. CXIV. Blastodirappelle beaucoup celui des Apo Aire dinium et des Syndinium. A ORNE furcatus. Stade I LABILUTÉ. — Un caractère dégénérescent

d'ordre physiologique, mais très

constant, [de cette espèce, est son extrême labilité au contact de l’eau de mer. Alors que les formes colorées les plus fragiles B. Mangini ne souffrent qu’à la longue de son contact, B. hyalinum y subit de suite une altération profonde qui consiste dans la résolution rapide de son cytoplasme normalement si homogène, en un granulum sombre semé de vacuoles où s’observent des mouvements browniens. Au bout de peu de temps, les cellules gonflées sont réduites à

F1G. CXv. Blastodinium hyalinum e ; FAR Se de Clausoealanus areuicornis leur pellicule d’enveloppe doublée intérieurement

à trois pléonites. Stade di- : ; & 54 blastique. On remarquerala d’une mince couche granuleuse. Nous verrons

scission sublongitudinale d / : A À = e trophocyte (x 260) que des altérations de même ordre se produisent

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dans le plasmode hyalin des Syndinium quand l’eau de mer diffuse dans

sa masse, IT. STADES MONOBLASTIQUES ET DIBLASTIQUES.

Les formes jeunes montrent toutes encore un galbe nettement hélicoïdal, mais beaucoup moins accusé cependant que chez B. contortum type. Il n’en apparaît pas moins ainsi comme un caractère primitif de ces parasites.

Le stade le plus reculé que j'ai pu examiner est représenté dans la figure 104. Il provient d’un Paracalanus parvus à 3 segments abdominaux où le croquis xcix le montre en situation. Il mesure 230 y sur 304. entre les pôles et présente un trophocyte, un gonocyte et 8 sporocytes. La torsion en hélice est encore manifeste, bien que très atténuée. Vu dans tous les sens, le parasite a la forme d’une $ très ouverte.

Au stade suivant, les trophocytes se sont dédoublés et forment la file longitudinale ordinaire, mais celle-ci n’est point elle-même enroulée en hélice autour du trophocyte (comparer avec la figure xotr de B. contortum type). Le trophocyte s’est lui-même scindé suivant un plan si oblique qu’il est presque longitudinal.

RELATIONS ENTRE LE DÉVELOPPEMENT ET LA TAILLE DE L'HOTE, ET LE DÉVELOPPEMENT DU PARASITE. — Tout ce que nous avons dit à cet égard de B. contortum s'applique aussi à B. hyalinum. La taille varie de 150 (forme monoblastique) à 625 L (forme à six feuillets) pour la longueur, et de 30 à 175 » pour la largeur. Les formes où le ventre équatorial est le plus développé mesurent 480 ; sur 170 y. Je n’ai jamais rencontré de formes à sept feuillets.

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