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II. LES SPOROCYTES

DIFFÉRENCIATION DE LA STRUCTURE DES SPOROCYTES A PARTIR DE CELLE DU TROPHOCYTE. RETOUR A LA STRUCTURE PÉRIDINIENNE NORMALE. — Lorsqu'on examine une coupe de B. spinulosum ou de B. crassum,

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fixés aux stades moyens de la sporogénèse, ayant par conséquent 16 ou 32 sporocytes, on est frappé du contraste qui existe entre les noyaux de ces éléments et les noyaux du trophocyte, contraste qui est dû surtout à l’individualisation des chromosomes et à leur énergique basophilie dans les sporocytes (fig. 105 et 114). Si, au contraire, on examine des coupes de B. Pruvoti ou de B. contortum, on voit que les sporocytes des feuillets successifs offrent à partir du trophocyte tous les degrés dans l’individualisation des chromosomes et leur basophilie (fig. 122 et 127). Chez B. spinulosum et B. crassum, cette transition de l’une à l’autre structure nucléaire peut s’observer aux premiers stades de la sporogénèse. Dans l’ensemble des Blastodinium, la différenciation de la structure du sporocyte qui n’est autre chose que le retour à la structure péridinienne normale, s'effectue parallèlement à la maturation de cet élément. Suivons cette différenciation chez une forme monoblastique comme B, spinulosum et chez une forme polyblastique comme B. Pruvoti.

Nous connaissons les modifications que subissent chez B. spinulosum les noyaux du trophocyte près de se diviser. Je n’ai pas eu de coupes montrant cette division ni celle du gonocyte en train de s’effectuer. Mais j’ai eu des images de la division et du noyau au repos dans les sporocytes de stades I-2 et I-4. Les cordons nucléaires ont continué de se charger de chromatine, probablement aux dépens des nucléoles chromatiques. Leur structure segmentée s’est effacée. Ils forment de longs et très nombreux et très fins filaments sidérophiles groupés en un écheveau allongé dans la cellule. Toute trace de condensation cytoplasmique autour de ce noyau a disparu. Les filaments, disons maintenant les chromosomes, sont à même le cytoplasme. Aux pôles de cet écheveau on peut observer des auréoles claires, qui correspondent aux centres. Mais il n’y a plus de centrosomes ni d’archoplasme différenciés, ni de plasmodendrites. À ce stade, il se trouve encore parmi eux des nucléoles chromatiques qui ne tarderont pas à disparaître. Leur substance est certainement employée à accroître la charge chromatique des chromosomes, charge qui augmente au fur et à mesure que les divisions se poursuivent. À chaque division, les chromosomes se scindent en leur milieu.

Dans les sporocytes, les centres ne sont généralement plus visibles. Cependant, il arrive que leur fuseau se voie parfois très nettement, surtout chez B. crassum. Ceci se produit lorsque les plans des divisions successives deviennent perpendiculaires les uns aux autres, On

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voit alors le fuseau tendu perpendiculairement à la direction des chromosomes qui est celle de la mitose qui vient de s’effectuer, Les divisions se succèdent si rapidement que parfois ces chromosomes ne sont pas encore scindés que déjà les centres ont effectué leur rotation de 900.

Dans les derniers sporocytes, les noyaux se sont nettement condensés. Les chromosomes se sont raccourcis et épaissis. Ils ont la forme de bacilles disposés parallèlement côte à côte, très près les uns des autres. Leur basophilie est maintenant très intense ; par contre, les nueléoles chromatiques ont complètement disparu. Coupés transversalement, c’est-à-dire perpendiculairement à l’axe des chromosomes, ces noyaux se présentent comme des plaques formées de grains juxtaposés. Ces plaques sont toutes comme percées de trous au nombre de un, deux ou trois qui me paraissent correspondre à des sortes de piliers cytoplasmiques traversant le noyau de part en part dans le sens de sa longueur, et qui sont par conséquent les équivalents des plasmodendrites des noyaux du trophocyte. Bien qu’à ces stades, le noyau soit très condensé, il n’y à pas de membrane nucléaire. À peine peut-on distinguer autour de lui une faible condensation du cytoplasme.

Chez B. Pruvoti et B. contortum, la marche des divisions nucléaires et l’acquisition de la structure que nous venons de décrire, s’effectuent exactement comme chez les deux espèces étudiées précédemment. Mais le passage de la structure nucléaire du trophocyte à la structure des derniers sporocytes se fait d’une manière plus progressive.

Ainsi chez une forme triblastique de B. Pruvoti, les sporocytes TIT, au nombre de 8 par exemple qui montrent encore nettement des centres, ont une structure beaucoup plus semblable à celle du trophocyte que ne l’est la structure des deux, ou des quatre premiers sporocytes de B. spinulosum. Ce sont les sporocytes IT qui correspondraient à ces derniers. On y voit encore un ou deux, parfois trois nucléoles chromatiques, disposés à la périphérie du noyau.

Ce sont seulement les sporocytes I qui présentent le noyau condensé des sporocytes de B. spinulosum au stade 1-32 et avec disparition totale des nucléoles basophiles. Il en est de même chez B. contortum, où le contraste entre les feuillets sporogénétiques est d’autant plus ménagé

que ceux-ci sont plus nombreux,

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Conditions d’existence et parasitisme des Blastodinium

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