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IT. ENVAHISSEMENT DE LA CAVITÉ GÉNÉRALE

Généralement lorsque le plasmode sphérique atteint de 20 à 30 y la physionomie du parasite se modifie, et l’on peut observer alors des aspects très variés, qu’il est plus facile de figurer que de décrire.

L'un d'eux mérite d’être signalé tout d’abord, bien qu’il soit rare, car il paraît correspondre au stade où le plasmode est près de rompre sa capsule et de se répandre dans la cavité générale. Il est représenté par la figure 132. C’est une masse assez comprimée, qui a conservé une surface lisse et de courbure régulière, mais qui présente une structure d’apparence cloisonnée dans le sens radiaire. Je ne sais pas encore à quel phénomène correspond semblable apparence.

DISPARITION DE LA CAPSULE. — Les figures 132 et 133 représentent deux autres aspects qui correspondent à des stades où le plasmode n’est plus contenu par sa capsule disparue. Je n'ai pu sayoir comment se faisait cette disparition. Il semble que ce soit par résorption car on n’en retrouve pas de vestiges, ni à l’examen in vivo ni à l’étude des coupes.

L’un des plasmodes à un aspect boursouflé, les noyaux y sont invisibles. Il n’y a pas de concrétions. L'autre, au contraire, a une surface à cour-

FIG. CXXXV. Syndinium turbo chez Paracalanus

bure régulière, les noyaux y sont légèrement appa- parvus. Stade d'exten- : : ? : 5 sion du plasmode suirents encore que toujours mal définis. Il n’y à pas vant de près la dispanova : rition de la capsule non plus de concrétions. Ce dernier aspect est (x 159). beaucoup plus fréquent que le précédent.

LABILITÉ DU PLASMODE. ASPECTS € IN VIVO ». — Sur la figure 133

une partie du plasmode montre une structure très particulière qui souvent apparaît brusquement sur une plus ou moins grande partie

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de son étendue, et finit toujours par le gagner tout entier, lorsque l'observation entre lame et lamelle se prolonge quelque peu. De tout à fait homogène, très translucide et peu réfringent qu’il était, le plasmode devient tout à coup grossièrement granuleux. Il se décompose en une sorte de conglomérat de globes réfringents, de calibre régulier, noyés dans une masse commune formée de grains sphériques ou polyédriques, de toutes tailles (fig. 139). La même altération se produit lorsqu'on écrase le Copépode. Mais alors le conglomérat se dissocie dans l’eau, les globes réguliers se dispersent, tandis que la substance granuleuse qui les unit diffuse dans le liquide (fig. 140). Les gros globes sphériques, ellipsoïdaux ou même étranglés en biscuit, montrent assez nettement une structure fibrillaire, Ce sont les noyaux dont la substance s’est condensée. Le grossier magma qui les unit est le cytoplasme. Ces altérations montrent quel état d'équilibre instable, et quelle structure complexe cache l’aspect homogène du plasmode normal des Syndinium (fig. 138). Elles expliquent la difficulté que l’on éprouve à le fixer pour en faire l’étude cytologique sans le modifier profondément.

Elles ont un autre intérêt. C’est que, tout à fait propres aux Syndinium et faciles à provoquer, elles permettent de caractériser ces organismes quelque soit la variété des aspects sous lesquels ils se présentent. |

RÉAPPARITION DES CONCRÉTIONS. — Aux stades que nous venons de décrire, les concrétions, toujours présentes chez le très jeune Syndinium, disparaissent le plus souvent (fig. 138). Mais au fur et à mesure que le plasmode s'étend partout dans la cavité générale, on le voit se charger à nouveau de corps réfringents de forme très irrégulière, constituées chacun par un amas dense de petits granules qui se séparent facilement sous l’action de l’eau. Ces concrétions qui paraissent être de même nature que celles des très jeunes parasites, sont de taille très variable, même chez un seul parasite. Elles peuvent atteindre 10 y.

Elles sont à peu près régulièrement réparties dans la masse et elles donnent au plasmode et au Copépode un aspect très caractéristique que j'ai essayé de rendre dans la figure 134. Dans ce plasmode, les concrétions étaient d’une taille à peu près égale, mais qui dépassait légèrement la moyenne.

Un des caractères de ces plasmodes à concrétions est que les noyaux n’y sont point apparents, non plus qu'aux tout premiers stades (fig. 141). Un autre est la tendance à la lobulation, mais souvent les lobes se com-

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priment réciproquement à tel point que les sillons qui les séparent deviennent virtuels et sont très peu apparents.

EXTENSION DU PLASMODE. — A un tel stade, l’invasion de la cavité générale est très avancée. Tous les espaces libres sont occupés. Des filons plasmodiaux s’insinuent dans les interstices musculaires (fig. 137). Des lobes entiers encombrent la base des appendices et la partie antérieure de l’abdomen (fig. 134). Seul, l'appareil circulatoire dans sa portion bien endiguée (cœur, vaisseau dorsal avec sa branche récurrente) n’est point envahi. Il n’est même jamais aussi bien mis en évidence que lorsque entouré de toutes parts par la masse parasitaire, il demeure cependant turgide, et cela jusqu’à la mort du Copépode. Et s’il arrive qu'il ne soit plus visible, c’est que sous l’effet des pressions qui s’exercent sur lui de toutes parts sa paroi s’est affaissée sur elle-même. Il en est d’ailleurs souvent de même du tube digestif. Depuis longtemps, tout vestige de la glande génitale a disparu.

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