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IIT. STRUCTURE DU PLASMODE. ALTÉRATIONS DE FIXATION

La structure du plasmode est la même durant toute l’évolution végétative. Il n’y à entre le plasmode encapsulé et le plasmode en extension que des différences insignifiantes.

CAPSULE. CYTOPLASME. — La capsule (fig. 153, pl. XIV) est une membrane fibreuse, souvent à double contour, et dans l’épaisseur de laquelle se trouvent de petits noyaux identiques à ceux qui s’observent dans les différentes formations conjonctives de l’hôte et en particulier dans la très mince tunique qui enveloppe l'intestin par-dessus la couche de fibres annulaires. Dans bien des cas même, il semble qu’il y ait continuité entre cette tunique et la capsule du parasite. L'une et l’autre prennent le vert lumière dans la double coloration de Prenant et le bleu de méthyle dans celle de Mann.

Cette capsule, on le sait, n’est pas complètement remplie par le plasmode. À l’espace qui existe normalement autour de celui-ci s’ajoute dans les préparations celui qui résulte d’une légère contraction du cytoplasme.

Le cytoplasme est dense, de structure homogène, mais finement granuleux. Il est fortement basophile. Les concrétions ne se retrouvent pas après fixation.

Novaux. Mrrose. — Les noyaux, très nombreux, sont presque contigus. Ils sont comme chez les Apodinium, les Blastodinium et les Haplozoon, en état permanent de division, et je puis répéter ici ce que Docrer.

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disait des noyaux des Haplozoon : leur état de repos nous est inconnu.

C’est pourquoi ils ne se présentent pas sous une forme sphérique ou ellipsoïdale, mais sous l’aspect de fuseaux plus ou moins allongés. Beaucoup d’entre eux se profilent dans les coupes en cercles, mais ce sont ceux qui sont coupés normalement à leur grand axe (fig. 154-155).

Il n’y à pas de membrane nucléaire individualisée, mais la vésicule nucléaire se présente néanmoins bien délimitée, sous forme d’une vacuole, dont le suc ne précipite pas sous l’action des réactifs. Dans cette vacuole claire, les chromosomes très sidérophiles, se distinguent avec une grande netteté, et comme ils sont peu nombreux, il est facile de s’assurer, surtout sur les noyaux coupés transversalement, qu’ils sont constamment au nombre de dix. Ce sont des cordons assez épais, verruqueux et sinueux, qui courent entre les deux pôles du fuseau, sans jamais s’anastomoser les uns avec les autres. Ces chromosomes, vus à un fort grossissement, apparaissent comme formés par la juxtaposition de microsomes disposés sur une ou plusieurs files.

Les pôles du fuseau sont plus ou moins aigus. Il est difficile de dire si la pointe très chromatique de ces fuseaux représente ou contient un centre de division. Outre ces dix chromosomes, chaque noyau contient un assez gros nucléole sphérique ou ellipsoïdal, qui est lui aussi très basophile, mais qui, coloré au Mann, s’oppose bien par sa teinte rose aux chromosomes colorés en bleu-violacé. On peut voir de ces nucléoles étirés en haltère. Quelques noyaux, parmi les plus allongés, en contiennent deux.

Dans quelques cas les fixateurs produisent une condensation en calotte de la chromatine, ou une condensation centrale, telle que les noyaux paraissent être du type protokaryon, avec un gros caryosome central dans une vésicule nucléaire à peu près libre (fig. 157). C’est aussi cette sorte de pycnose que montrent les noyaux des plasmodes qui ont été touchés par l’eau de mer aux stades où ils n’ont pas encore leur stabilité vis à vis d’elle.

Dans le plasmode en extension, les noyaux sont un peu moins entassés les uns sur les autres, et la vésicule nucléaire moins bien délimitée. La taille des nucléoles s’est aussi légèrement abaïissée, La surface des lobes du plasmode est nue.

Les Syndinium, qui sont par leurs dinospores des Péridiniens stricts, ont des noyaux quelque peu différents des dinokaryon typiques, et la seule inspection d’une coupe de plasmode ne permettrait peut-être pas de reconnaître leur véritable nature. Ceci est surtout le fait de la réduction très

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grande du nombre des chromosomes, très nombreux dans le dinokaryon typique. Mais à comparer, abstraction faite de cette particularité, le noyau d’un Syndinium à celui du trophocyte ou des sporocytes les plus jeunes de B. Pruvoti, par exemple, on se rendra compte qu’ils sont exactement du même type. Il n’en est pas moins vrai que les figures que nous avons décrites rappellent d’une manière surprenante celles qui ont été observées chez certaines Coccidies et chez les Radiolaires.

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