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p. 283, with figures. Se also : ibid 143. CHATTON : les Blastodinides, ordre nouveau de Dinoflagellés parasites). The other Blastodinidae described and figured by CHATTON are far from being like our species, but Apodinium mycetoides, a parasite upon Appendicularia, shows some features wich call to mind A. Chaetoceratis. A. mycetoides is fixed upon the host by a long stalk. Growing up and dividing it has at first some ressemblance to our species, being two-celled and of about the same form, but it is only partly filled by plasma, a great « lacune aqueuse » taking most of the room in the two cells. Later on the distal cell (« blastocyte ») divides again forming many spores which again divide, and so a lot of small Gymnodinium-like spores are formed. The proximal blastocyte after a rest divides, and the new distal cell forms a new generation of spores, as described above.
Of all this I have found no trace by Apodinium (?) Chaetoceratis. As a whole this species may be called rather dubious ».
J’ai reproduit cette discussion in-extenso parce qu’elle répond exactement à ma manière de voir. Mais quant aux conséquences taxonomiques à en tirer, je serai plus catégorique que PAULSEN : : On ne peut maintenir cette forme dans le genre Apodinium. Encore moins peut-on songer à l’'annexer au genre Oodinium. C’est des Chytriodinium que jusqu’à plus ample informé, elle semblerait devoir être rapprochée. Mais sa sporogénèse ne s'effectue pas, semble-t-il, par production de sporocytes sous une enveloppe commune. Sa membrane d’enveloppe est beaucoup plus épaisse. Son hôte est très différent de celui des Chytriodinium. Pour ces raisons, j en fais un genre autonome.
Genre DUBOSCQUELLA nov. gen.
Embryons de Tintinnides HÂCKEL (1873).
Sporocystes de Tintinnides LAACKMANN (1906, p. 442). Gymnodinium LOHMANN (1908).
Gymnodinium GÉZA ENTZ JUN. (1909, p. 182).
Gymnodinium DuBoSCQ et COLLIN (1910, p. 340).
Espèce type du genre :
Duboscquella tintinnicola (LoHMANx) 1908
Embryons de Codonella quiza HÂCKEL (1873).
Sporocytes de T'intinnopsis Campanula LAACKMANN (1906, p. 442). Gymnodinium tintinnicola LOHMANN (1908).
Gymnodinium GÉZA ENTZ JUN. (1909, p. 182).
Gymnodinium tintinnicola DuBosca et COLLIN (1910, p. 340).
Parasite dans le cytoplasme de divers Tintinnides : Codonella galea HACKEL (HACKEL, 1878), T'intinnopsis Campanula EnrBe. (LAACKMANN
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1906 à Kiel, LOHMANN, 1908), Cyitarocylis Ehrenbergi CL. et LACH. (Gaza Enr. JUN. 1909, à Bergen, DuBoscQ et CoLLIN, 1910, à Cette).
L'attribution générique et spécifique des kystes vus par LAACKMANN (1906), chez T'intinnus subulatus EnxreG. et chez Cyttarocylis (Coxliella) helix CL. et LaCH., à Kiel et par G. ENTz. JUN. (1909) chez Rhabdonella spiralis (FoL.), Tintinnus lusus undæ EnrTz, T'intinnus Fraknoii DADAY, Coxliella helix CL. et LAC. est très douteuse.
Voici, intégralement reproduite, la description de DuBoscQ et COLLIN (1910) à qui l’on doit l’étude la plus complète de ce parasite :
«Des inelusions volumineuses. sans doute déjà entrevues par HÂCKEL (1873), ont été étudiées chez divers Tintinnides par LAACKMANN (1906) sous le nom de sporocystes. Cet auteur les considère comme représentant un mode de reproduction du Tintinnide lui-même par macrospores et microspores d'aspect gymnodinien, qui copuleraient dans des conditions inconnues.
LOHMANN (1903), puis G. ENTZ JUNIOR (1909) ainsi que JORGENSEN, ont retrouvé ces spores et s'accordent à les rapporter sans en avoir d’ailleurs suivi le développement à un Gymnodinien parasite. Nous nous rangerons à leur opinion, en faisant connaître la reproduction sexuée de ce Protiste énigmatique que nous avons pu observer sur un matériel abondant de Cyltarocylis Ehrenbergii Cr. et L., recueilli à Cette.
À l’intérieur du Tintinnide, le parasite se présente comme un corps subsphérique, à cytoplasme granuleux souvent creusé de vacuoles et pourvu d’un gros noyau, du type vésiculaire avec karyosome compact ou filamenteux. D’abord très petit, il grossit de plus en plus en même temps que son noyau et il atteint ainsi jusqu’à 20 y de diamètre sans que l’infusoire paraisse en souffrir. Nous ne sommes pas en mesure de décrire la multiplication nucléaire qui fait suite au stade uninucléé, mais nous pouvons dire qu’au terme de la croissance du parasite des divisions répétées donnent naissance à un amas dense de nombreux éléments toujours situés dans le cytoplasme de l’hôte. Ces éléments arrondis ou ovales, pourvus d’un noyau à réseau chromatique serré, mesurent environ 20». Ce sont bien des gamétocytes. En effet, rejetés du corps de l’infusoire, ils subissent (tantôt en dedans, tantôt en dehors de la coque) deux divisions successives correspondant très probablement à la réduction chromatique. Chaque gamétocyte produit ainsi quatre petites cellules pareilles qui en très peu de temps se transforment en gamètes tous appa-
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remment semblables. Pour cela, elles s’étirent à un pôle en une sorte de rostre pointu, tronqué obliquement, puis développent deux flagelles implantés latéralement.
L'un de ces flagelles est dirigé vers l’avant et l’autre traîne à l’arrière, se rabattant par instants autour du corps, dans le plan transversal.
L'aspect rappelle étrangement, quoique en dimensions beaucoup moindres, celui d’Oxyrrhis marina.
Les gamètes
FIG. oxxxIX bis. D’après des dessins originaux et inédits de O. DuBosca et B, copulent deux à COLLIN, communiqués par ces auteurs (1). A. Cyttarocylis Ehrenbergi : (Cz. et L.) contenant une grosse Duboscquella. A côté de celle-ci le ma- deux sans oriencronucleus et le micronucleus de l’hôte (x 400); B, une autre Cytta- L ; : rocylis parasitée par cinq Duboscquella (x 480); C, spores ou gamètes tation dé finie ; vus de face et de profil; D, l’un de ces gamètes vu par le pôle anté- .: , : rieur ; E, deux de ces gamètes en sporulation. puis $ arrondis-
1. Ce chapitre relatif à Duboscquella tintinnicola était resté, jnsqu’à la correction des épreuves, le seul qui ne fut pas illustré. J'ai demandé à la toute dernière heure à M.O. DUBOSCQ communication de documents originaux concernant ce parasite et l’autorisation de reproduire quelques dessins tirés de ces documents. Je le remercie vivement ici d’avoir bien voulu consentir à déflorer ainsi un travail inédit.
L'examen de ces documents me suggère les brèves remarques suivantes :
1° Les noyaux de Duboscquella sont plutôt du type protokaryon que du type dinokaryon. Mais seule l’étude de la mitose permettra de préciser ce point (v. p. ex. : différences entre la mitose des Syndinium et celle des Atelodinium).
20 Les spores ou gamètes ont une forme à très peu près identique à celle de nos « spores À rostre » issues des Paracalanus (voir p. 358). Les unes et les autres sont aussi très semblables à l’a Oxyrrhis » phaeocysticola de SCHER- FEL (1900). Mais on sait depuis SENN (1911) que ce dernier flagellé est à séparer génériquement de l’Oxyrrhis marina DUuJ. type du genre. 11 est en quelque sorte un Oxyrrhis à pôles inversés,.
Structure des noyaux et morphologie des spores nous inciteraient peut-être à classer maintenant Duboscquelln plutôt en marge des Péridiniens stricts que dans le groupe même. Sa place eût été alors dans les Paradinidæ tout à côté des Atelodinium.
Je saisis l’occasion, que m’offre cet exemple, de faire remarquer combien est justifié le parti que j’ai pris d’annexer dans ce mémoire à l’étude des Péridiniens stricts celle d’un certain nombre. de formes qui paraissent y confiner de très près.
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sent en copula après avoir perdu leurs flagelles. Nous ignorons la suite de l’évolution.
Qu'il s'agisse là de la reproduction sexuée d’un Péridinien parasite, cela semble probable si l’on se préfère au récent mémoire de V. JozLos (1910) décrivant chez une forme libre Gymnodinium fucorum Küsrer, des zoospores flagellées très semblables. JoLLos insiste également sur les rapports étroits qui lui semblent exister entre la Cryptomonadine Oxyrrhis marina et le groupe des Gymnodiniens. »
L'habitat intracellulaire du parasite, sa forme subsphérique à l’état végétatif, son noyau à gros caryosome, sa sporulation multiple et la forme de ses spores, qui, par leur effilure antérieure, rappellent les «spores à rostre » que nous étudierons au chapitre des Paradinidæ, sont autant de caractères qui nécessitent de créer pour ce parasite un genre antonome, J’ai le très vif plaisir de le dédier à O. DuBosceq.
Disons ici que l’observation de DuBosce et CoLLIN, qui établit d’une manière indubitable la nature de gamètes des flagellispores, a probablement une valeur très générale en ce qui concerne les dinospores.
Genre TRYPANODINIUM CHATTON 1912 Fig. 193-194, pl. XVIII.
Trypanodinium CHATTON (1912, p. XCI).
Espèce type du genre : Trypanodinium ovicola.
Trypanodinium ovicola CHATTON 1912
Trypanodinium ovicola CHATTON (1912, p. 91, fig. VIN).
Type de l’espèce parasite dans les œufs des Copépodes pélagiques : Oithona ou Clytemnestra, à Banyuls-sur-Mer. Connu seulement par ses dinospores, fig. 193-194, pl XVII.
Dinospores. — Le 27 août 1911, alors que j’examinais le produit de la pêche, mon attention fut attirée sur un sac ovigère détaché du Copépode qui le portait, par le spectacle singulier qu’offrait lun des œufs. Réduit à sa mince enveloppe chitineuse, cet œuf contenait une vingtaine d'organismes d’une forme étrange, qui s’y livraient à un tournoi désordonné. Ils sillonnaient en tous sens la cavité de l’œuf et tournaient sur eux-mêmes, comme s'ils se vissaient dans le liquide. J’en vis trois s'échapper par un orifice en boutonnière et sortir rapidement du champ du microscope. Ma toute ‘première impression fut qu'il s’?gissait des
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flagellispores de quelque Chytridinée. On sait qu’il est fréquent, surtout en eau douce, de voir des champignons de cette classe (Olpidium; Blastulidium) parasiter les œufs de divers invertébrés aquatiques (Rotateurs, Cladocères). Mais à y regarder de plus près, la forme des spores n’apparut beaucoup plus complexe. Elle était d’ailleurs fort difficile à bien analyser à cause des mouvements très rapides dont ces éléments étaient animés.
L'observation s’étant prolongée durant une demi-heure, entre lame et lamelle, leur activité se ralentit et je pus me rendre compte qu’il s’agissait de petits Péridiniens, de forme très aberrante, mais montrant cependant les attributs caractéristiques du groupe (fig. 193).
Ils avaient la forme d’un segment de vis, d’un tour et demi de spire environ à pas long, à sillon large et très concave. Ce sillon représente le sillon hélicoïdal du Péridinien, démesurément accru, le long duquel ondule le flagelle transversal, tandis que le flagelle axial vibre dan: l’axe de la locomotion. Il m’a été très difficile de voir les insertions flagellaires. Elles sont situées à la partie antérieure du corps, à la face inférieure de cette sorte de bec qui le prolonge en avant. Le bord postérieur du corps est largement échancré au point où lui est tangent le flagelle axial. J’ai essayé sans succès de fixer ces dinospores.
INTERPRÉTATION. PLASMODES DANS LES ŒUFS. — Comment interpréter leur présence dans un œuf vidé de Copépode ? II ne me semble pas douteux qu’elles proviennent de la sporulation dans l’œuf même, d’un Péridinien qui s’y trouvait à l’état de parasite intracellulaire, probablement sous la forme d’un plasmode analogue à ceux des Syndinium.
J’ai cherché à constater de visu la présence de semblables plasmodes dans les œufs des Copépodes de la pêche où s’était montré l’œuf à dinospores. J’ai trouvé deux sacs ovigères dont l’un à été figuré (fig. 194), dans lesquels, à côté d’œufs en voie de développement normal (stades 2 et 4), on en voyait de complètement vidés de leur contenu, et d’autres où l’embryon en segmentation était remplacé par une masse cytoplasmique finement granuleuse, remplissant complètement la coque, et semée d’une quantité de noyaux sphériques rangés sans ordre, entre lesquels il n’y avait aucune cloison cellulaire. Ces noyaux étaient aussi bien délimités du cytoplasme que le sont ceux des Paradinium. Ils présentaient une teinte rose contrastant avec le défaut complet de coloration du cytoplasme.