‹ Les Péridiniens parasites: Morphologie, reproduction, éthologieChapitre 82 sur 119 · PR CP · texte numérisé non relu

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propose l’interprétation suivante qui me procure provisoirement quelque satisfaction :

La «tête » de l’ « appareil rhabdoïde » représenterait le corps du parasie, venu se fixer sur la coque externe de l’œuf, l'équivalent du jeune kyste d’Apodinium mycetoides. L’ « anneau » assurerait la solidité du contact ; il serait comparable à la cupule d'A. rhizophorum. Le « corps » et la « plaquette » qui ne forment d’ailleurs qu’une seule et même pièce, représenteraient le pédoncule des Apodinium, pédoncule nu, au moyen duquel le parasite épuise à distance la cellule hôte. Ce pédoncule, formé de cytoplasme, est lentement rétracté et entraîne la coque interne. Il se fond en définitive dans le corps du parasite (« tête » de l’auteur), qui n’est autre que le kyste A. Celui-ci s’accroît progressivement et sporule.

Ici encore, l’analogie avec les Apodinium serait des plus nettes. Mais dans la discussion des affinités, nous nous garderons de faire état de tout ceci, et nous nous en tiendrons aux documents plus sérieux que nous avons tirés des observations de DoGïEL sur les deux premiers parasites.

Ce qui est en question, c’est d’ailleurs bien moins les homologies étroites que présentent dans leur structure et leur évolution, les Apodinium et les Chytriodinium, homologies qui nous paraissent dès maintenant suffisamment établies, que la question de savoir si elles traduisent des liens réels de parenté, ou simplement l'effet d’adaptations convergentes. Mais c’est là un problème dont la solution est étroitement liée à l’importance et à la signification que nous accordons au phénomène de la sporogénèse üérative et que nous examinerons au chapitre général où nous traiterons de ce phénomène.

Conditions d’existence et parasitisme des Chytriodinium

Que le germe du Péridinien pénètre d’abord dans l’œuf, ou qu’ils’accole simplement à lui, le parasite se comporte dans la suite du développement comme un Oodinium ou un Apodinium. Son corps est extérieur au cytoplasme de l'hôte, mais cependant en contact plus intime avec lui puisqu'il est sessile, sauf chez C!. parasiticum, où il se nourrit aussi par l’intermédiaire d’un pédoncule. Dans tous les cas l’axe de fixation paraît cuincider avec l’axe de symétrie du parasite, de sorte que sa scission est normale à cet axe. Cette orientation, et la polarité trophique qui résulte du mode de nutrition du parasite, ont pour conséquence l’existence d’une polarité génétique qui se traduit par une palisporogénèse ébauchée.

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Celle-ci, très vraisemblablement, se poursuivrait si l’œuf, d’ailleurs incapable de croissance, n’était épuisé par une première ou au plus une deuxième poussée.

Les Chytriodinium sont complètement dépourvus de pigment assimilateur. Leur nutrition est donc aux stades végétatifs entièrement parasitaire. Mais la réapparition du pigment chez la forme libre (Ch. prrasiticum), la dinospore, prouve que les Chytriodinium ont eu pour souche immédiate des formes colorées. Les Blastodinium nous ont montré sur le vif le mécanisme de la dépigmentation parasitaire.

Genre PAULSENELLA n. gen.

Apodinium PAULSEN (1911, p. 316, fig. XVII).

Espèce type du genre :

Paulsenella chœtoceratis (PAULSEN) 1911

Apodinium chaetoceratis PAULSEN (1911, p. 316, fig. XVII).

Sur des diatomées pélagiques du genre Chœtoceras, Ch. decipiens et Ch. boreale, récoltées sur la côte orientale du Groenland, par la Danemark- Expedition, OSTENFELD remarqua des parasites qu’en raison de la nature exclusivement cellulosique de leur membrane il considéra comme des Péridiniens. Il en confia l’étude à PAULSEN.

Ce sont des sphères de 13 à 25 de diamètre fixées sur les soies des diatomées, sessiles ou développant au point de contact tout au plus un petit mucron (fig. cxxxix, Cet D). Ces sphères ont une membrane à double contour, un cytoplasme granuleux et un gros noyau massif, quelquefois double. Elles se divisent en deux ou en quatre avec leur enveloppe. On en trouve aussi associées par deux dans une masse gélifiée.

Qu'il s’agisse de parasites, cela n’est point douteux. Ils perforent la membrane et vident toujours la cellule à laquelle ils sont fixés, probablement par l’intermédiaire de rhizcïdes, détruits par la fixation. Ils se comportent à ce point de vue comme des Chytridinées. Mais leur structure ne permet guère de les rapprocher de ces champignons, dont les noyaux se multiplient d’une manière précoce et parallèlement à la croissance.

La masse de leur noyau, leur mode de multiplication, et particulièrement leur division sous une atmosphère gélatineuse, et en plus la nature cellulosique de leur membrane décelée par OSTENFELD, font une somme de caractères telle qu’on ne peut guère les rapprocher que des Péridi-

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miens, Je suis donc d'accord

sur Ce point avec les auteurs danois. Quant

à leur annexion au genre À podinium, laissons PAULSEN exprimer lui-même

FIG. CXXXIX. im. PAULSEN (1911). Paulsenella chœtoceratis (PAULSEN). Divers individus, les uns végétatifs, les autres en reproduction, fixés à des soies de Chaetoceras. 4, ©, &, X 375, b, X 125; e, f, gr, X 57 h, i, x 500.

ses hésitations : « The systematic position of this species, imperfectly known as it is, must of course be uncertain. I refer it with some doubt to the genus Apodinium CHATroN (Comptes rendus Ac. se. Paris 144. 1907,

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