‹ Les Périgystites PilegmoneusesChapitre 22 sur 31 · DE · texte numérisé non relu

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Quant aux ulcérations simples de la vessie décrites par Le Fur, si dans leur type perforant d'emblée elles sont capables de faire un trou dans la vessie, du fait qu’elles siègent sur la face supérieure de celle-ci, c’est une péritonite qu’elles déclanchent.

A la rareté des péricystites diffuses d’origine vésicale, il faut opposer la fréquence des péricystites issues des organes voisins : prostate, vésicule, et surtout urètre.

Le rétrécissement blennorragique ou traumatique de l’urètre est particulièrement en cause (1/2 des cas totaux). C’est de la poche rétro-stricturale que part l’infection, soit par propagation lymphangitique, soit par lésion perforante de l’urètre membraneux ou prostatique dilaté (Obs. Verliac et Charrier, obs. Solmon, obs. Legueu, n° 5), soit par l'intermédiaire d’un foyer de périurétrite qui dissèque l’urètre membraneux,le détache de laponévrose périnéale moyenne et envahit en même temps les loges périnéales superficielle et profonde (Obs. Legueu n° 3). Cette association de péri-urétrite et de péricystite phlegmoneuses se rencontre plusieurs fois mais souvent les deux collections restent sans communication et c’est un abcès de la prostate qui leur sert de trait d'union (Obs. Legueu n° 1, Obs. Lepoutre, oué Verliac et Fruchaud).

Le rôle de la prostate est, pour certains, capital. C’est elle qui en dehors de toute périurétrite aiguë ou de toute inoculation directe (perforation instrumentale, par exemple) serait la première étape de l'infection périvésicale. Escat insiste sur ce point et dit n'avoir jamais

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vu de cellulite pelvienne qui ne soit consécutive à une lésion prostatique ; on sait du reste le rôle du rétrécissement de l’urètre dans la genèse des abcès de la prostate. Pour le Prof. Legueu, l'intermédiaire prostatique est loin d’être nécessaire : dans son obs. n° 2, l’infection partie manifestement de l’urètre antérieur a sauté l'étape prostatique pour déterminer une infiltration d'urine de la loge supérieure.

Bien entendu les abcès prostatiques et les prostatites d'autre origine qu’urétrale, peuvent se compliquer de péri-cystite phlegmoneuse. (Obs. Aversenqg, Lohmann, Duplay) parfois c'est après s’êtreouverte dans le rectum que la périprostatite détermine une péricystite diffuse ; enfin (obs. Boeckel) l’abcès de la prostate se propageant à la fois vers le haut et vers le bas, à travers l’aponévrose moyenne a pu être l’origine d’un phlegmon périurétral et périvésical.

Ce qu'il faut souligner en tous cas, c’est le rôle très important que joue le traumatisme dans le développement des phénomènes infectieux au cours de ces rétrécissements et de ces prostatites. Nombre de péricystites phlegmoneuses se déclarent à la suite d'essais pénibles de cathétéris me, d’une fausse route, de la pré. sence d’une sonde à demeure. Nous verrons qu’il y a là une notion de thérapeutique préventive à retenir.

Les traumatismes qui se compliquent d'infection péri-vésicale grave sont d’ordre accidentel ou opéra-

toire.

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HE L'infiltration d'urine de la loge périnéale supérieure Dr peut-être causée par un projectile ou une contusion abdominale ayant déterminé un éclatement de la vessie; mais surtout par la rupture de l’urètre membraneux lors d’une fracture du bassin ou d’une disjonction de la x symphyse. Ce n’est pas tant l'infiltration mécanique d'urine qu'il faut craindre, puisque l'intervention vient. «ESS réparer et drainer les lésions, qu'une infection secon- 8 daire des tissus imbibés d’urine et de sang surtout pro- 1e 4 voquée par le sondage transformant l’épanchement uri- S neux en un phlegmon diffus.

A côté des traumatismes accidentels, il faut ranger l'action des corps étrangers de la vessie quiagissent non seulement en déterminant une cystite sévère, maïs parfois aussi en perlorant la vessie et en inoculant le tissu cellulaire péri-vésical.

Rs C'est surtout le P' Legueu qui a attiré l'attention

sur les cellülites péri-vésicales ou pelviennes consécu- 2 tives à une opération chirurgicale : : elles peuvent appa- . 5 raître après une cystostomie chez les vieux urinaires # infectés, tantôt précocement, tantôt tardivement. Prés coce, le foyer a pour point de départ un clapier uri-

È naire rétro-pubien formé à la suite d’un décollement e de l’espace pré-vésical ou bien ie tube de drainage s’est * déplacé et on l’a mis en place d’une façon défectueuse Æ | (Gayet). Tardive, la péricystite se développe soit autour =: de l’orifice de cystostomie, soit à distance dans le petit É

bassin par rupture de petits abcès vésicaux intra-parié- Ê taux ou par Iymphangite septique. Exceptionnellement, CAË la cellulite complique une prostatectomie soit par

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mécanisme de l'infiltration hypogasirique rétro-pubienne ({), soit par l’intermédiaire d’une ostéite du pubis quand l’incision a été trop prolongée vers le bas, soit encore par infection de la loge opératoire mal drainée.

La lithotritie par les lésions qu’elle détermine au niveau de la muqueuse vésicale pincée entre les mors de l'instrument ou par rupture de la vessie au moment d’un lavage ou d’une aspiration trop brusque est capable de produire une infiltration d'urine de la loge supérieure et, du temps de Guyon où les indications de lithotritie étaient autrement étendues qu'’aujourd’hui,une telle éventualité ne devait pas être rare. Du reste, toutes les interventions sur la vessie : ponction, cystectomie, résection de diverticule, peuvent être suivies de péricystite phlegmoneuse. Marion signale un cas de phlegmon diffus péri-Vésical du à une escarrification profonde de la paroi après un étincelage pour polype.

Le troisième groupe des péricystites : péricystites de cause non urinaire, est beaucoup moins caractéristique. Il s’agit des propagations à la vessie d'infections graves d'organes ‘voisins ; appendicite à type gangréneux, abcès pelviens d’origine appendiculaire ou génitale chez la femme, ouverts ou non dans la vessie. Nous n'’insis-

/1} Pasteau fait remarquer que ce mécanisme ne joue pas lorsque la prostatectomie est faite en deux temps, puisque la cystostomie étant ancienne, la vessie adhère intimement à la paroi abdominale.

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