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ne - tion périnéale. | #4 Le pronostic d’une telle infection doit toujours être À extrêmement réservé ; ordinairement le malade suc- | combe au milieu des phénomènes de septicémie plus ou
moins vite, selon l’élat de résistance de son organisme. Le salut est dans l’application d’un traitement chirur-
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gical précoce et largement conduit.
; À côté de ces formes qui évoluent brièvement avec un cortège de symptômes nets — qui sont anatomi-
quement les formes gangreneuses — il en est d’autres sur lesquelles insiste Aversenq, de type subaigu se développant à bas bruit et mettant parfois plusieurs
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semaines à s’extérioriser. C’est dans ces cas que l’on voit ces énormes collections purulentes qui finissent par apparaître loin de leur foyer d’origine, qui, envahissant la fosse lombaire, ont pu être d’abord prises pour un phlegmon périnéphrétique, emplissent la cavité de Retzius et la gaine des droits pour toucher la peau sous les fausses côtes, peuvent s'ouvrir dans la vessie ou l'intestin. À
Il semble qu'une intervention faite à temps sauverait assez facilement ces malades ; mais malheureusement l'aspect clinique est peu évident et dans la plupart des
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cas on est intervenu à la période des grands décollements purulents, difficiles à drainer, au moment où le sujet n’a plus grande résistance: et la mort survient encore fréquemment dans la cachexie ou l’urémie, quand
ce n’esl pas une complication qui vient emporter le - malade : péritonite généralisée, hémorragie foudroyante
par ulcération d’un gros vaisseau.
Ainsi, chez un individu qui présente des troubles urinaipes et des phénomènes d'intoxication souvent assez lente, dont on s'explique mal la eause, il faut toujours craindre «ne infection des espaces pelviens et la recherchercher avec soin.
Nous n’insisterons pas sur les symptômes qui révèlent l'apparition d’une complication suppurée péri-cystique survenant après une intervention qui a porté sur la vessie ou sur la prostate. Toute élévation anormale de
- température devra y faire penser, inciter à rechercher la
présence des clapiers purulents et à placer rapidement un drainage convenable.
Diagnostiquer une péricystite phlegmoneuse, c’est rechercher quelles peuvent être les causes d’une infection grave chez un urinaire d’ancienne date.
Ordinairement, l’urémie était rapidement éliminée, à cause de l'intensité de la fièvre, on fait d’abord le diagnostic habituel de pyélonéphrite qui, selon l’expression de Legueu, fait partie presque intégrante du domaine du
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prostatique — et aussi du rétréci en rétention. Si le phlegmon diffus n’est pas encore évolué vers l'extérieur l'esprit est suffisamment satisfait de cette hypothèse. II ne faut cependant pas s’y arrêter, quand il s’agit d’une infection aussi sévère, mais penser à la suppuration profonde ; faire ‘un toucher rectal, apprécier en face d’un globe sus-pubien ce qui revient à la vessie distendue ou à l’inflammation péri-vésicale. | ds
Si après sondage la tuméfaction n’a pas complètement | disparu, c’est une péricystite ouun phlegmon de la cavité de Retzius : même douleur hypogastrique dans les deux
cas, mais elle est plus violente dans l’abcès de Retzius, le pus étant étroitement bridé. (Jean Louis Petit : «le ma-
lade, meurt de douleur » — même atteinte important de l'état général mais plus marquée dans la péricystite — même tuméfaction hypogastrique, nous venons de le voir, mais plus limitée, de forme pyramidale dans l’abcès pré-vésical. Dans celui-ci la réaction péritonéale est. plus fréquente, les symptômes vésicaux sont inconstants. le toucher rectal, s’il parvient à déceler les prolongements latéraux de ce phlegmon, montre que la
face postérieure de la vessie et la prostate sont libres.
La distinction est difficile entre les deux affections : l’extra-cystite antérieure (Aversenq) peut se présenter comme une cellulite diffuse et nous savons qu’elle peut
être le prolongement d’un phlegmon péri-vésical. La
conclusion clinique est que, en présence d’une péricys- -
tiste qui se manifesteou d’une extra-cystite qui apparaît, il faut toujours se méfier de la complication de l’autre ; du reste, la discussion n'a guère qu’un intérêt théo-
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rique, puisque, de toute façon, il faudra évacuer la collection par une incision sus-pubienne.
Nous avons vu que si le malade présente une nltree tion d’ urine de la loge périnéale inférieure, on ne doit pas se borner à constater qu’elle est capable de produire à elle seule, une altération alarmante de l’état général. On envisagera toujours la possibilité d’une extension de l'infection à la loge périnéale supérieure.
Par la localisation des symptômes physiques, la moindre atteinte de l'organisme, l'absence de tuméfaction sus-pubiénne après cathétérisme, un abcès de la prostate, une péri-prostatite, ne ressemblent pas à la péri-cystile. Mais un abcès de la prostate, peut s'accompagner d’une suppuration diffuse des fosses ischio-rectales,comme on en voit dans les péricystite gangreneuses. Il lui arrive aussi, bien que son évolution soit avant tout de scendante, d’être la première phase d'un phlegmon périvésical ; done, comme pour la périurétrite, on cherchera
pour la prostatite si le pus n’a pas gagné le petit
bassin.
Si le malade à un passé urinaire on songe à la péricystite phlegmoneuse en présence de troubles de la miction et de fièvre. On y songe tout de suite, quand on est intervenu récemment sur l’urètre ou sur la vessie, mais la péricystite phlegmonense au décours d’une maladie infectieuse ou sans cause apparente est un diagnostic d'exclusion. On pense en présence d’une tuméfaction sus-pubienne à un phlegmon de la gaine des droits, à un phlegmon rétro-musculaire sus-pubien mais
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ils ne s’accompagnent pas de dysurie, surtout à un abcès de la cavitéde Retzius de cause intestinale — en présence d’un phlegmon diffus du périnée postérieur à une détermination d’origine rectale. Et quand un malade ou une malade qui n’ont pas d’antécédents urinaires font. quelque chose du côtéde la vessie avec des urines claires, on porte le diagnostic de péritonite enkystée appendi- » culaire, sigmoïdienne où salpingienne. e