Les périls de la souveraineté des provinces [microforme]
Lorsque je commençai à étudier les résolutions de la Conférence de 1887, je crus que ce serait l’affaire de quelques colonnes de journal. En consultant sur certains points l’histoire constitutionnelle des Etats- Unis, jai été amené à élargir un peu le cadre de mon travail. Certes, ce travail est bien sans prétention, puisqu'il consiste en des articles publiés au jour le jour dans le Canadien, et dont la matière ‘ gardée debout” — comme l’on dit en typographie — a été mise en pages. Ils m'ont été inspirés, leurs dates respectives l’indiquent, par diverses circonstances.
Avec beaucoup d’autres, j'étais sous l'impression que dans la République voisine les Etats étaient souverains, qu’ils jouissaient d’une autorité absolument indépendante du pouvoir central. Je n'ai pas tardé à constater que cette opinion, accréditée ici, est fausse. Les gens de bonne foi le constateront comme moi. Les auteurs que j'ai cités sont à la portée de tous. J'en consrille l’étude à ceux qui croient que les phases à travers lesquelles a passé le peuple américain peuvent servir d'enseignements utiles.
L'école de la souveraineté des Etats a vécu chez nos voisins. Avant de disparaître, elle a fait affreusement de mal. La guerre de gécession fut son œuvre.
Nous avons en ce moment des disciples de Calhoun. Leurs doctrines sont, dans mon humble opinion, un danger pour l’avenir de ce pays.
Québec, 21 janvier 1889.
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jet d'une longue et soigneuse attention,
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