‹ Les périls de la souveraineté des provinces [microforme]Chapitre 28 sur 47 · T \TS · texte numérisé non relu

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par ues- ‘ette ‘ime, aux ituent l ct ver lité etit

beaucoup de gens superficiels le point priucipal, la démarche dangereuse, subversive de lordre, faite par messieurs Mercier, Mowat, Fielding, Norquay, Blair et leurs collèvues.

Nous l'avons établi déjà: ces hommes politiques n'avaient pas le droit et n’avaicnt aucune raison de se réunir en conclave interprovincial dans le but de proposer des amendements à la constitution fédérale, aux rapports créés par a charte

de 1867 entre l'autorité centrale et les | La constitution des Etats-Unis, el nos adversaires invoquent si souvent la | libéralité à l'égard des institutions des

pouvoirs locaux.

Etats, a pourva au maintien et à la suprématie du pouvoir central avec une précision et une force qu’il importe de | rappeler dans les circonstances.

“Arricie V,-Le congrès, quand les deux | ‘‘tiers des deux chambres le jugeront

‘* nécessaire, proposera des amendements |

‘* à cette constitution, ou, sur application ‘* des Iégislatures des deux-tiers des dif- ‘ férents Etats, convoquera une conven-

‘“ tion pour proposer des amendements |

‘‘ qui, dans chacun de ces cas, seront va-

des conséquences heursuses, que la province du Manitoba en a obtenu le redressement de ses griefs, que notre influence est décuplée, ete. Ce dernier allégué ne vaut pas la peine d’être relevé, 11 démontre la légèreté avec laquelle on écrit sur les questions les plus graves.

Quant à Manitoba, tous ceux qui con-

| naissent la situation politique savent dans

quelles circonstances la renonciation au droit de désaveu de ses lois de chemins

| de fer, par le gouvernement fédéral, a eu

lieu. Et s’il est vrai que la cunféronce a contribué à ce résultat, c’est un argument de plus contre ceux qui en ont la responsabilité.

Lo Canada ,les vieilles provinces avaient

| bät:, à une dépense de cent millions de

piastres, un route transcontinentale des-

tinée à relier entre elles les diverses par-

ties de ses territoires, à porter l’immi-

| gration, l’activité dans les plaines fertiles

de l’ouest. Cet énorme sacrifice était à peine accompli, cette gigantesque entreprise touchait à peine à son parachèvement que la province qui en avait profité le plus jusque là, et devait en profiter le

‘‘lides à toutes fins et à tous objets, | plus à l'avenir, se mettait, par quelques

‘‘ comme partie de cette constitution, ‘* quand ils seront ratifiés par les législa- ‘‘tures des trois-quarts des ditférents ‘* Etats, ou par des conventions dans les ‘ftrous-quarts d’iceux, attendu que l’un ‘ou l’autre mode de ratification peut ** être proposé par le consres, ete. ”?

Ainsi, hors la volonté du congrès, les états ne peuvent rien relativeinent à la constitution, Ilen est le suiprème gardien. Toute tentative d'agir sans son consentement serait traitée comime rébellion.

Nous appelons l'attention des ‘ conférenciers ” du Canada et de leurs partisans sur ces enseignements que coinporte la constitution de la république voisine. Ils ue sont pas les seuls qu’ils cn tireront.

Nous lisions récemment dans un jour-

agitateurs et ses politiciens locaux, au service de compagnies américaines, pour priver laPuissance d’une partie des avantages du Pacifique et ruiner, si possible, son crédit, On parla de révolte, de prise d’armes, d’'insurrection, de sécession. Ces menaces, ridicules si vous le voulez, étaient imprimées dans la presse du monde entier,

Le souvernement central se trouva daus un dilemne sérieux. Il lui fallait ou s'attendre à une équipée et la réprimer par la force, ou exposer le Pacifique et les capitalistes qui y ont placé leur argent à de graves diflicultés, en permettant une concurrence prématurée là ce projet national. Cent mercenaires, payés par des fauteurs de désordre, ou | des compagnies rivales : cela était sufli-

nal que la conférence de 1887 à produit

sant pour répandre à travers l’Europe la

nada. On voit les conséquences d’un pa-

reil événement. Notre crédit recevait due soupçonneuse déjà par l'affaire Riel, prenait, pour un temps, la voie des

Ouest subissuit des retards désastreux.

Le cabinet McDonald adopta un moyen terme qui enleva tout prétex£e aux tapageurs ét maintint intacte la position financière du Pacifique et du pays. Il renonça au droit certain, légitimement exercé, du désaveu., et vint, sous forme de ga-

la mettre en état de soutenir, à l'avantage des intérêts canadiens, la compétition qui Jui était imposée.

Le règlement de cette difliculté, jugé indispeusable—à cause des circonstances particulières que nous venons d’énumérer --par l'homme le plus éminent qui soit sur la scène politique et par ses collègues

&es phases par lesquelles à passé cette

pernicieuses de certains groupes de meneurs provinciaux, le mal qu'ils peuvent faire, leur absence de scrupule et de patriotisme.

Nous soumes sortis sans trop d'encombres de cette crise, mais la cause du dé-

rence à adoptées comme son programme,

AU-DESSUS DES LEGISLA- TURES.

ne Faut pas être surpris des tendan ces provinciales à l'empiètement., Les appétits qui su zuisent, les ambitions qui se développent dans les législatures et les gouvernements, n'y trouvent pas

sastre que l1 sagesse et l'expérience de |

vivace dans le courant d'idées de fausse |

un choc déplorable ; l'immigration, ren- |

Etats-Unis ; le développement du Nord- |

rantie,au secours de la compagnie, afin de |

dans le Couseil Privé : l'étude mpartiale |

question ; les complications qui ont me-| nacé de surgir, font voir les tendances |

nouvelle que la guerre civile était au Ca- | toujours un aliment suflisant.

Les res- | sources de leurs budgets ne parviennent | pas à satisfaire les exigences nombreuses qui surgissent et qui, à défaut de ques- | tions sérieuses capables d’intéresser et de fixer l'opinion, deviennent de plus en plus le fond de la politique ‘* locale. ” De là des écarts déplorables de la voie droite, des mouvements dangereux, des tentatives immorales de lésislation, des

menaces de désordre, des assauts contre la constitution, des appels aux préjugés, aux passions, etc., par des démagogues irréfléchis ou mal inteutionnés, ou ignorants et indiwnes de présider au gouver- | nement d’une société humaine.

Madison, commentant les défauts de la constitution originaire des Etats-Unis, écrivait ces paroles qui out une applica-

tion complète dans notre pays, en ce moment :

‘* L'influence de chefs factieux peut allumer un incendie dans leurs Etats respectifs, mais il leur sera impossible de répandre une conflagration générale dans les autres Etats : une secte religieuse peut dégénérer en une faction politique dans une partie de la confération ; mais la variété des sectes dispersées sur son territoire entier protégera nécessairement les conseils nationaux contre tout danger de cette source: une rage pour l’émission de lu mouvaie de papier, pour une répudia-

nos hommes d'Etat ont su éviter, demeure |

autonomie, d'empiétement que li confé-!

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