DE LA NECESSITE D'UN CIRERN
tion de dettes, pour une égale division de la propriété, ou pour tout autre projet méchant où inmoral, envahira moins facilement le corps entier de l'Union que Fun de ses membres parti culiers, pour li même raison que telle ou telle maladie atteindra plus facile ment un comté ou un district qu'un Etat entier. ””--{The Federalist, )
rave” de la sécession à pu exer-
La cer de l'influence das la Nouvelle-Ecosse, créer du tualuise dans cette province un instant trompée, mais elle ne s'est pas
répandue cuis les autres parties de la
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esprits dans le Bas-Canada, déchaîner les préjugés, amener une expiosion de doctrines dangereuses, mais elle n'a pas trouvé d’écho dans le reste du Canada.
Inutile de multiplier les exemples pour démontrer les périls auxquels sont expo-
sés les gouvernements provinciaux quand |
ils sortent de leur señtier naturel et légal ; pour éblir la nécessité d'une autorité souveraine qui les tienne dans leur sphère et les empêche de tomber dans l'anarchie.
ses craintes ef ses opinions avant ladop-
Washington exprimait ainsi
tion de ia charte de 1767
‘# La guerre, comme vous l'avez obscr- | vé avec vérité, s'est terminée avanta- |
geusement pour l'Amérique, et un beau champ nous est ouvert : mais je vous confesse, mon cher monsieur, que Je ne ‘ pense pas que nous possédions assez de sagesse et de justice pour le cultiver ‘ convenablement, Le manque de libé- ‘ralité, la jalousie et la politique locale ‘interviennent trop dans nos conseils publics pour le bon gouvernement de “PUnion. En un mot, la confédération me paraît un peu plus que l'ombre sans la substance, et le congrès un corps illusoire, ses ordres étant très s peu obéis. Pour moi, c’est un solécisme en politique ; en effet, c'est l’une des choses les plus entraordinaires que nous nous confédérions comme nation et que cependant nous ayions peur de donner aux chefs de cette nation (qui sont notre création, notre œuvre, qui sont nomnmés par nous, pour un temps limité et court, qui nous sont justiciables pou chacune de leurs actions et qui peuvent être rappelés à chaque instant, qui sont sujets à tous les maux Q ‘ils peuvent contribuer à produire) les | ouvoirs suftisants pour diriger les affaires de cette nation, Par une politique co nme celleci, les rouages du gouvernement sont entravés, et nos apparences les plus brillantes, les grandes choses que le monde émerveillé attendait de nous— tout cela tourne en étonnement : de la position élevée que nous occupions nous descendons dans la vallée de la confusion et des ténèbres... ... ’
‘* Notre devoir est donc d'établir des ‘ principes justes ; et ceci ne peut être
fait— pas plus qu'autre chose d’un ‘intérêt nationalpar treize têtes difré- “remment organisées,
‘ La nécessité d'un pouvoir contrôlant s‘unpose, en Cconsépuence, et pourquoi il serait arrêté dans son essor, c’est ce que je ue puis comprendre.” (Lettre de Washington à James Warren, 1785.)
On dirait ces appréhensions adressées
| par l’un de nos hommes d'état aux esprits
inquiets et imprévoyants qui, oublieux des leçons de l'histoire, exposeraient d'un cœur léger li Confédération canadienne à tomber dans le chaos, en faisant disparaître le pouvoir régulateur destiné à maintenir dans l'harmonie, dans l'ordre les éléments qui la constituent.
Les sociétés restreintes deviennent facilement la proie des passions, quand il n'y à pas au-dessus d'elles un frein.
Qui ne connaît les périls auxquels la Ré-
| publique voisine fut en butte, parce que,
comme l'observe Washington dans la
lettre que nous venons de citer, le congrès n'était pas obéi ? L'un des états, le Massachusetts, alla jusqu’à priver par un statut, les créanciers qui avaient des réclamations contre ses habitants, du droit de faire exécuter les jugements en la forine ordinaire, et à déclarer que certains objets seraient acceptés en paiement, après une évaluation.
Catte loi, dit Curtis, fut fixée à un an dans son opération ; mais dans le cours de cette année elle dévoila aux débiteurs leur force et fut le premier signal d'une attaque contre la propriété.
‘ Un esprit de nivellement, de licence, un violent désir de changement, et une disposition à renverser les barrières des droits privés, se manifestèrent enfin duns des conventions qui se proclamèrent d'«bord le peuple, puis déclarèrent leurs procédés constitutionnels, A ces assemblées, on soutint ouvertement la doctrine que la propriété de- ‘‘ vait être commune, parce que tous avaient contribué à la sauver de la confiscation par l'Angleterre, On vota que les taxes étaient des fardeaux inutiles
et que la profession légale était une
“€ nuisance. Une révision de la constitu- “tion fut demandée dans le but d’abolir ‘le sénat, de réformer la représentation “ dans la chambre et de rendre tous les ‘“ofliciers civils du gouvernement éli- ‘ gibles par le peuple.”
Une rébellion à main armée suivit ces actes révolutionnaires,
dus aussi loin, mais quiconque à vu de près notre politique provinciale est forcé
d'admettre que les législatures, la plu- |
part d’entre elles au moins, peuvent tres facilement devenir des instruments danvereux entre les mains d'hommes résolus et sans scrupule. L'esprit de parti cultivé
à outrance chez les uns, l'ignorance des |
autres exploitée avec habileté, l'exercice du patronage : en voilà assez pour permettre à une administration imprudente,
à un chef de gouvernement corrompu, de | . DA | mettre en danger les intérêts les plus |
graves.