AN AL
l’origine de ces cholépéritoines. Il pensait que la bile filtrait des canaux de Luschka distendus par la tension vésiculaire, mais ces canaux ne sont que des témoins des modifications pariétales survenant surtout au cours de la lithiase. Cette hypothèse serait-elle vraie qu’elle n’expliquerait que les cholépéritoines chez les lithiasiques, ce ne sont pas les plus fréquents, aussi peut-on la rejeter.
JOHANSSON pensait que la bile passait de la cavité vésiculaire dans la cavité péritonéale par l’intermédiaire des lymphatiques et basait cette opinion sur la constatation qu’il avait fait d’une augmentation du calibre de ces lymphatiques. Cette opinion séduisante n’a pu être confirmée ; d’autres auteurs qui ont recherché cette dilatation lymphatique, n’ont jamais pu la retrouver.
Dans l’état actuel des choses, trois théories qui toutes admettent la filtration de la bile à travers les voies biliaires extra-hépatiques qu'il y ait modification des parois biliaires ou du liquide vésiculaire tentent d'expliquer la pathogénie des cholépéritoines.
Une théorie mécanique qui explique la genèse des accidents par une hypertension dans les voies biliaires et l'issue de la bile à travers une paroi distendue.
Deux théories qui tendent à prouver que les parois des voies biliaires sont attaquées par la bile mélangée de suc pancréatique ou d'éléments microbiens et deviennent ainsi perméables.
L'hypothèse mécanique est la première qui fut soulevée. Elle suppose une dilatation marquée des voies