‹ Les péritonites biliaires sans perforation apparente des voies biliairesChapitre 9 sur 22 · LEE · texte numérisé non relu

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duodénale minime ait pu passer inaperçue encore estil difficile de montrer comment le malade a guéri, à moins que la perforation duodénale ne se soit spontanément cicatrisée. Ces hypothèses écartées, trois autres peuvent encore se présenter à l’esprit.

Dans certains cas, il pourrait s’agir d’un liquide d’ascite colorée de bile chez un ictérique, mais, si l’on excepte le cas de CLAIRMONT et VON HABERER l’ictère ne préexistait pas à la péritonite biliaire.

Certains ont pensé par ailleurs que le transsudat .biliaire ne venait pas des voies biliaires, mais du foie et des canaux biliaires hépatiques. Cette opinion fut soutenue en 1912 par GRYNFELDT à l’occasion de la communication de SALAGER et de ROQUESs. Cet auteur pensait que le passage de la bile se faisait par l’intermédiaire des vasa-aberrentia distendus lorsque les voies biliaires sont oblitérées. Ces canalicules siègent au niveau de la face inférieure du foie, du ligament triangulaire, dans le lit hépatique de la vésicule.

En 1913, VoGEL réalisa une filtration de la bile par une hyperpression dans les voies biliaires, mais trouva une perforation minuscule, s’élevant ainsi contre l’opinion de GRYNFELDT qui croyait à une transsudation. D'ailleurs cette dilatation des vasa-aberrentia avait déjà été signalée, en particulier en 1905 par DÉVÉ qui la remarqua sur un foie où les voies biliaires avaient été obstruées par des vésicules hydatides. Maïs ces varices canaliculaires n’ont jamais été retrouvées dans les nombreuses observations rapportées. Lors de nos expériences, nous l’avons recher-

ché sur un chien chez lequel nous avions obtenu une péritonite biliaire, notre examen resta négatif ainsi que l’examen histologique du tissu hépatique.

Cependant OBERTHÜR, dans l’observation qu’il rapporte d’un cholépéritoine traumatique avait constaté la rupture du ligament suspenseur du foie et expliqué ainsi cet épanchement biliaire mais cette hypothèse pathogénique n’est admissible que dans ce cas.

Aussi faut-il bien admettre l’existence de ces cholépéritoines et la possibilité d’une transsudation à travers les parois des voies biliaires. Les physiologistes avaient d’ailleurs déjà constaté ces phénomènes, notre maître, le Professeur Léon BINET nous a dit avoir constaté des cholépéritoines après ligature du cholédoque, alors qu’il cherchait à réaliser un ictère par rétention. CHABROL et BÉNARD, en 1911, pratiquant une ligature du cholédoque sans exclusion de la vésicule, observent au 20° jour, une exsudation abondante de bile dans le péritoine sans lésion des voies biliaires, la vésicule anormalement distendue laissait sourdre des gouttelettes jaunâtres qui donnaient à cet organe un aspect perlé. Cette rosée biliaire les chirurgiens l’ont retrouvée qui réapparaissait après assèchement. :

La genèse et l’origine de cette filtration transvésiculaire et transcanaliculaire a donné naissance à de nombreuses hypothèses. Deux d’entre elles semblent pouvoir être écartées, ce sont celles de SCHIEVELBEIN et de JOHANNSON.

SCHIEVELBEIN attribuait à une anomalie pariétale

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