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nue par notre maître MOULONGUET qui admet d’ailleurs très difficilement ces cholépéritoines sans perforation des voies biliaires. Elle s’appuie sur des faits cliniques et anatomiques. On peut lui faire ce reproche capital que l'infection vésiculaire est fréquente le cholépéritoine rare. |
Ce phénomène ne se produirait donc que favorisé par des lésions associées. Certains, tels SABADINI et CURTILLET ont pensé à la thrombose de l’artère cystique qui, créant une nécrose des parois vésiculaires, favoriserait l’infection. Mais cette thrombose est difficile à admettre, car les anastomoses sont nombreuses, car les autopsies ne l’ont jamais révélée.
Les auteurs, nous-mêmes avons tenté de vérifier expérimentalement cette hypothèse. Les résultats ont été négatifs. Les injections de streptocoque, de colibacille, de bacille d’Eberth, d’associations microbiennes n’ont pas donné de péritonite biliaire, mais dans un cas, nous avons constaté histologiquement des foyers de nécrose pariétale.
Ces hypothèses pathogéniques restent donc toutes plausibles, elles ont toutes été confirmées par les données de la clinique et de l’expérimentation. Il faut donc admettre, puisque le cholépéritoine ne peut être discuté que les causes son diverses et que dans certaines conditions malheureusement imprécises, un obstacle, un reflux pancréatico-biliaire, une infection biliaire, souvent l’association de ces trois phénomènes
sont à l’origine des cholépéritoines.