CONCLUSIONS
I — On ne peut nier l’existence des cholépéritoines sans perforation des voies biliaires, car, encore que les examens histologiques et chimiques aient été trop rarement pratiqués, la nature biliaire de l’épanchement, l'intégrité des voies biliaires ont pu être affirmées à diverses reprises.
IT. — Les lésions des voies biliaires sont très variables surtout en intensité. Tous les degrés anatomopathologiques, depuis la simple dilatation des tissus jusqu’à un état pré-gangréneux de la paroi vésiculaire, ont été retrouvés dans les différents examens microscopiques.
III. — La pathogénie de ces épanchements est encore loin d’être affirmée. L’hypothèse mécanique semble peu soutenable, encore que des expériences aient montré qu’elle devait être prise en considération. Les théories qui veulent que le reflux pancréatico-biliaire ou linfection en introduisant dans la vésicule des ferments protéolitiques entrainent des modifications des parois et de la bile qui devient ainsi dyalisable, sont à l’heure actuelle les plus défendables.
HA. Ve
IV. — Le tableau clinique est celui d’un syndrome péritonéal de diagnostic impossible.
V. — La cholécystectomie est l’opération la plus rationnelle et doit être faite chaque fois que l’état du malade le permet, mais l’état du malade oblige souvent à des opérations palliatives.
VI. — Le pronostic dépend essentiellement de la précocité de l'intervention. Il est relativement bénin dans les cholépéritoines aseptiques, plus graves dans
les formes microbiennes.
Vu : Vu :
Le Doyen, LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE ROUSSY. CUNÉO.
Vu et permis d'imprimer.
Le RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE PaRIs,
S. CHARLETY.